Emmanuelle Wargon, nouvelle capitaine controversée de la Commission de régulation de l'énergie
Juliette raynal
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Emmanuelle Wargon.
Reuters
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Emmanuelle Wargon.
Reuters
C'était le grand oral ce matin pour Emmanuelle Wargon. Pendant près de trois heures, l'ancienne ministre déléguée au Logement a été auditionnée par les Commissions des affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée nationale. Objectif : défendre sa candidature à la présidence de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) afin de succéder à Jean-François Carenco, qui a quitté il y a quelques semaines la présidence de cette institution indépendante pour rejoindre l'actuel gouvernement en tant que ministre délégué à l'Outre-mer.
Créée en 2000, la CRE a pour mission de veiller au bon fonctionnement des marchés de l'électricité et du gaz en France, au bénéfice des consommateurs, et ce, en cohérence avec les objectifs de la politique énergétique du gouvernement.
En pleine crise énergétique, avec des prix au plus haut sur les marchés de l'électricité et du gaz et une menace sur la sécurité d'approvisionnement l'hiver prochain, le rôle de cette institution est crucial. Dans ce contexte, l'Elysée a donc rapidement sélectionné un nouveau capitaine pour la CRE en proposant, le 21 juillet dernier, la nomination d'Emmanuelle Wargon. Une nomination qui, selon l'alinéa 5 de l'article 13 de la constitution, doit toutefois être validée par les parlementaires. Or, les convaincre n'a pas été chose facile, loin de là.
En effet, le Sénat a donné un avis défavorable (avec 20 voix contre et 12 pour), tandis que l'Assemblée nationale a donné, de justesse, un avis favorable (30 voix pour et 28 voix contre). Le critère des ⅗ n'a toutefois pas été atteint pour faire barrage à cette proposition de nomination, faite par Emmanuel Macron.
Devant les sénateurs et les députés, l'ex-ministre a dû motiver sa candidature pour un secteur qu'elle a peu côtoyé. Surtout, elle a dû persuader de son impartialité et de son indépendance vis-à-vis de l'exécutif.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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Passée, entre autres, par la Cour des comptes, le ministère de la Santé, le Haut-commissariat aux Solidarités actives et l'Agence du médicament, cette énarque a réalisé l'essentiel de sa carrière dans le service public, avec toutefois un passage dans la sphère privée en tant que directrice générale des affaires publiques et de la communication chez Danone de 2015 à 2018. Emmanuelle Wargon ne fait son entrée en politique qu'en 2018, en rejoignant le gouvernement d'Edouard Philippe comme secrétaire d'Etat à la transition écologique. Elle devient ensuite ministre du Logement dans le gouvernement de Jean Castex.
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