GazProm rejette les accusations de pratiques anti-concurrentielles de la Commission

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La Commission européenne avait reproché à Gazprom d'avoir entravé la concurrence en érigeant notamment des obstacles artificiels empêchant l'acheminement du gaz de certains pays...
La Commission européenne avait reproché à Gazprom d'avoir entravé la concurrence en érigeant notamment "des obstacles artificiels empêchant l'acheminement du gaz de certains pays..." (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
Le géant gazier russe a renvoyé la Commission européenne à sa méthodologie d'enquête dans le cadre des accusations d'abus de position dominante lancées à son encontre en avril dernier. Gazprom est le premier producteur et exportateur de gaz au monde.

Les accusations de pratiques anti-concurrentielles de l'Union européenne sont "infondées", s'est défendu le géant gazier russe Gazprom mercredi, à Bruxelles. Lors d'une audition que les responsables du groupe avaient eux-mêmes sollicitée, mardi, le numéro deux du groupe, Alexandre Medvedev, est venu en personne présenter ses arguments.

La Commission a engagé, en avril dernier, un véritable bras de fer avec Gazprom qu'elle a accusé d'abus de position dominante, notamment dans ses politiques contractuelles et tarifaires, qui varient beaucoup d'un pays à l'autre.

En avril, la Commission européenne avait reproché à Gazprom d'avoir entravé la concurrence en érigeant notamment "des obstacles artificiels empêchant l'acheminement du gaz de certains pays d'Europe centrale et orientale vers d'autres" et d'avoir cloisonné les marchés afin de facturer à la hausse.

La segmentation du marché en cause selon Gazprom

 "Les accusations de la Commission européenne sont sans fondements et basées sur des erreurs méthodologiques significatives, écrit le groupe dans un communiqué. Nous ne sommes pas d'accord avec les conclusions de la Commission européenne en particulier sur la 'tarification excessive' présumée de Gazprom", a indiqué le géant du gaz.

Le groupe gazier reproche notamment à la Commission de n'avoir pas assez pris en compte le cadre légal "international" pour réaliser son enquête, et la segmentation du marché. Gazprom affirme que les accords inter-gouvernementaux dans le cadre desquels ont été signés ses contrats doivent être pris en compte.

En avril, la Commission européenne avait reproché à Gazprom d'avoir entravé la concurrence en érigeant notamment "des obstacles artificiels empêchant l'acheminement du gaz de certains pays d'Europe centrale et orientale vers d'autres" et d'avoir cloisonné les marchés afin de facturer à la hausse.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 16/12/2015 à 14:59 :
Concrètement si un état décide de prendre 5% pour que le pipe traverse son territoire, ou qu'il doit en traverser plusieurs dans les mêmes conditions, le prix ne peut être le même à la livraison. C'est en effet le fournisseur qui effectue ce décompte et verse les sommes à des états qui souvent ne se parlent pas.
a écrit le 16/12/2015 à 14:25 :
La Commission ferait bien de se taire pour ne pas inciter les russes à appliquer le vrai prix général augmenté des frais techniques et de transport, ce qui pénaliserait nombre de pays à commencer par l'Allemagne. Ils sont bien gentils les russes de répondre aimablement à toutes ces âneries haineuses produites par des amateurs propulsés "députés". Evitons ces stupidités qui nous font honte.

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