Le solaire des particuliers menacé au Parlement européen

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La production d'énergie à petite échelle sera peut-être bientôt rendue très difficile.
La production d'énergie à petite échelle sera peut-être bientôt rendue très difficile. (Crédits : Tom Jutte / Flickr)
[ EXCLUSIF ] Selon les nouvelles règles préparées par le Parlement européen, les écoles, hôpitaux ou particuliers qui décident de se doter de panneaux solaires pourraient être soumis aux mêmes règles que les grands fournisseurs d’énergie. Après bien des promesses, de nouveaux obstacles surgissent qui risquent de tuer dans l'oeuf l'avènement de l'électricité "citoyenne" soit la production d’électricité locale et domestique, décentralisée... Un article de notre partenaire Euractiv.

Le dernier affrontement en date au Parlement européen concerne les renouvelables : les petites installations devraient-elles bénéficier d'une priorité sur les grands fournisseurs et être exemptés de certaines de leurs responsabilités ?

Dans une série de propositions dévoilée il y a un an, la Commission promettait de donner aux consommateurs les commandes de la révolution énergétique, assurant que « les consommateurs et les communautés seront amenés à participer activement au marché de l'électricité et à produire leur propre électricité, la consommer ou la vendre sur le marché ».

Une proposition à rebours de la philosophie de la Commission

La proposition de Krišjānis Kariņš, l'eurodéputé (PPE) letton, chargé du projet de directive sur la conception des marchés d'électricité, contredit la philosophie de la Commission, appliquant aux petites installations les mêmes règles qu'aux grands fournisseurs, selon les informations obtenues par Euractiv. Il se retrouve donc confronté à une pression croissance de la part de petits producteurs d'énergies renouvelables passablement énervés.

« Il y a une grande différence entre les renouvelables à échelle réduite ou les communautés énergétiques locales et les grandes exploitations électriques », souligne Sebastian Mang conseiller énergie chez Greenpeace UE.

Ne pas faire la distinction entre ces deux catégories irait « à l'encontre de l'objectif annoncé par l'UE de donner le contrôle au consommateur », prévient-il.

Absence d'équité entre grands et petits producteurs

Un avertissement repris par l'association professionnelle SolarPower Europe.

« Aujourd'hui, il n'existe pas d'équité entre un fournisseur étatique disposant d'un très grand parc solaire et un agriculteur ayant installé des panneaux sur son toit », fait remarquer Aurélie Beauvais, directrice des politiques de l'association.

Pour les producteurs de renouvelables à petite échelle, comme les hôpitaux, les agriculteurs et les écoles, dont l'activité principale n'est pas liée à la production d'électricité, « les fardeaux administratifs et financiers [prévus par la proposition du rapporteur] seront fortement dissuasifs », regrette-t-elle.

Contactée, l'équipe de Krišjānis Kariņš n'a pas souhaité faire de commentaire, se limitant à indiquer que la directive et les règles sur les marchés énergétiques étaient encore en cours de négociation.

Suppressions des exemptions réservées aux producteurs à petite échelle

Une version de sa proposition de rapport, obtenue par Euractiv, confirme cependant les craintes de Greenpeace et SolarPower Europe. La plupart des articles liés aux exemptions pour les producteurs d'énergie renouvelable à petite échelle en ont été simplement supprimés.

« Fournir des exemptions à certains acteurs du marché implique une discrimination envers les autres, ce qui nuit fondamentalement à la structure du marché, augmente les coûts pour les consommateurs et crée de l'incertitude pour les investisseurs », lit-on dans un paragraphe justificatif du brouillon de rapport.

Des représentants des groupes politiques du Parlement se rencontrent le 7 février pour tenter de trouver un compromis sur le texte avant sa présentation à la commission de l'industrie, le 21 février. Un vote en séance plénière devrait avoir lieu dans le mois suivant, avant les négociations finales avec le Conseil et la Commission.

Le désintérêt des ministres de l'Energie européens

Les petits producteurs d'énergies n'attendent toutefois pas grand-chose du Conseil, qui représente les 28 États de l'UE. Lors d'une réunion houleuse en décembre, les ministres de l'Énergie ont en effet montré peu d'intérêt pour la question, passant la plus grande partie de leur temps à se quereller sur l'élimination des subventions aux centrales au charbon et au gaz.

Les ministres ont donc évité de se pencher sur la question des producteurs d'énergie et décidé de laisser chaque capitale décider d'appliquer ou non des exemptions aux petits producteurs. Un minimum absolu pour SolarPOwer Europe, qui s'attendait à ce que le Parlement adopte une position plus favorable aux petits producteurs.

Petits producteurs exposés "aux forces disproportionnées du marché"

Or, le projet de texte actuellement discuté au Parlement est encore pire que celui que proposent les États membres de l'UE, déplore Aurélie Beauvais.

« Nous avions la conviction que le Parlement européen s'opposerait à la position du Conseil, mais la dernière proposition du rapporteur, Krišjānis Kariņš, risque d'abaisser encore plus la barre et menace d'exposer les petites installations aux forces disproportionnées du marché »,  craint-elle.

La France et la Grèce sont les pays qui nous ont le plus soutenus, selon SolarPower Europe. Et si l'Allemagne aurait pu être un fervent partisan des énergies renouvelables à petite échelle, le gouvernement est en ce moment trop absorbé par ses négociations de coalition et s'est concentré sur d'autres questions, telles que les mécanismes de capacité pour les centrales au gaz et au charbon, ainsi que la délimitation des appels d'offres pour l'électricité.

Dépendance des petits producteurs aux fournisseurs de services

Les petits producteurs d'énergies renouvelables dépendent fortement des fournisseurs de services, qui prennent en charge les obligations d'équilibrage du réseau et gèrent l'afflux variable d'électricité propre entrant sur les réseaux électriques.

Toutefois, « dans de nombreux pays, il n'y a pas ou peu de fournisseurs de services d'équilibrage », explique Aurélie Beauvais, qui précise que le réseau de distribution - en particulier dans les pays de l'Est de l'UE - doit être modernisé afin de mieux gérer la production décentralisée d'énergie.

Cela peut entraîner des coûts élevés pour les consommateurs qui produisent leur propre électricité. En Bulgarie, par exemple, les coûts d'équilibrage pour les petits producteurs d'énergies renouvelables ont atteint jusqu' à 12 % du tarif de rachat lorsque le pays a décidé de supprimer brusquement les exemptions sur les responsabilités en matière d'équilibrage.

Effet dissuasif sur les petits producteurs

La question de la « taille critique » est également essentielle pour l'acheminement prioritaire de l'électricité verte vers le réseau, souligne la spécialiste, ajoutant que « des exigences administratives coûteuses et lourdes demeurent une condition préalable au commerce de l'électricité sur le marché », ce qui a un effet dissuasif pour les petits producteurs.

En fin de compte, SolarPower Europe prévient que cela aura également un impact négatif sur les communautés locales, les privant d'électricité bon marché et d'emplois qualifiés.

Les conséquences très néfastes de l'inertie des groupes PPE et ADLE

« Les groupes PPE et ADLE ont été très silencieux sur les petites installations », fait remarquer Aurélie Beauvais en évoquant les discussions au Parlement européen avec le Parti populaire européen (PPE) de centre droit et l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE).

« Cela risque de tuer un modèle d'entreprise qui sera extrêmement bénéfique pour une transition énergétique efficace et rentable en Europe, l'autonomisation des consommateurs d'énergie, ainsi que le dynamisme social et économique des communautés locales », conclut-elle, se référant à une étude démontrant que les installations photovoltaïques sur les toits avaient le potentiel de fournir trois fois plus d'emplois que les centrales solaires au sol.

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Par Frédéric Simon, Euractiv.com (traduit par Manon Flausch)

(Article publié le lundi 5 février 2018, mis à jour le 6.2.2018)

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a écrit le 10/02/2018 à 12:42 :
@ Bachoubouzouc : le solaire "hybride" (souvent de marque française, exemple panneaux Dualsun ou allemande tuiles/adoises Nelskamp) pour 12 à 20 m2 selon le type de maison (plus de 39 millions en France) fournit environ 70% de l'eau chaude et plus de 50% du chauffage + l'électricité. Le complément peut se faire par pompe à chaleur (Cop 5,4 par exemple pour Daikin Altherma 3 de toutes gammes de puissance) ou poêle/chaudière granulés à cogénération de toutes gammes de puissances également (rendement proche ou de plus de 100%) mais qui sont les plus petits quand on dispose du solaire hybride qui dure plusieurs décennies quasiment sans entretien

On peut dans les climats les plus critiques opter en partie pour le solaire thermique à tubes sous vide ou les panneaux les plus performants.

Il y a bien substitution au gaz en majeure partie mais aussi en majeure partie à l'électricité. Il y a également couverture d'environ 14.000 km de mobilité électrique par an. Il est alors plus intéressant d'avoir un stockage "local" par la mise en commun des sources de production "locales" (plutôt qu'un stockage individuel de chaleur via PCM et électrique via batterie Li-ion auto recyclée peu coûteuse) donc "territoires à énergie positive" (biogaz, éolien, solaire, biomasse, géothermie etc). On diminue les important coûts de transport et réseaux électriques longue distance (2/3 des factures)

Pour les immeubles ou entreprises/commerces il existe de nombreuses solutions mais le solaire PV en toiture, façade, et à présent vitrages apporte une majeure partie de l'énergie d'un immeuble ou d'un commerce voire le cas échéant la totalité de jour (bureaux etc) et bien plus (stockage électrique). Des solutions de stockage hydrogène comme Sylfen sont rapidement compétitives dans beaucoup de cas et le seront de plus en plus.

C'est aussi une très large substitution à l'électrique.

Concernant les coûts du nucléaire, ils sont systématiquement sous-estimés par EDF (comme on peut le constater comparativement aux autres pays), opérateur qui demande leur révision à la hausse régulièrement. Le démantèlement de Brennilis a par exemple dépassé de plus de 20 fois son estimation initiale. La Cour des comptes a bien souligné dans ses rapports des inconnues dans le démantèlement, le stockage et a souligné les coûts très élevés des risques "majeurs" (500 à 1000 milliards d'euros par réacteur, on en a 58).

Les modes de calcul d'EDF sont également remis en cause et vont nécessiter de provisionner encore plus de 6 milliards d'euros comme annoncé récemment.

Les importantes et régulières augmentations de capital, ainsi que les demandes de hausse des prix de l'électricité (plus de 50 euros le MWh et plus ensuite) confirment aussi ces dérapages permanents.

Ce monopole a tout intérêt à faire durer car il n'est plus compétitif. Tout comme il mentait lors du passage du nuage de Tchernobyl qui ne s'est évidemment pas arrêté aux frontières.

Les besoins de stockage sont en fait peu importants quand on optimise l'approche énergétique "locale". Au plan national les scénarios donnent souvent au maximum 22% de stockage par exemple pour la France pour des situations climatiques extrêmes pourtant jamais connues.

Les derniers scénarios de Stanford, Berkeley et autres universités (scandinavie etc) par exemple (qui permettent de faire varier les mix avec plus ou moins de telle ou telle énergie renouvelable et stockage selon ce que l'on souhaite) et qui sont très précis, sur tous types de climats et donnent des analyses sur plus de 6 ans à la minute près confirment.

Tout comme ceux d'Engie, très précis également pour le Sud (5 millions d'habitants) et Ouest notamment.

RTE confirme également dans ces scénarios avec 46 % de nucléaire en 2035 et 50 % de renouvelables, choix plus économique que le nucléaire et avec baisse des émissions comme il le précise dans son rapport de fin 2017 (Ampère etc)

Pour le stockage l'hydrogène/méthanation devrait être compétitif désormais sous environ 5 ans compte tenu des améliorations techniques de ces dernières années, des volumes, du prix en hausse du C02 et du gaz en cours, comme le démontre également le nombre élevé d'unités lancées en France, Allemagne et plusieurs autres pays européens.

Les écarts de prix sont beaucoup plus importants au cours de l'année que ceux que vous citez (exemple : arrêts de centrales thermiques gaz en GB, nucléaires en France etc). Et le stockage se fait pendant la saison d'été notamment.

Pour des durées en semaines, les batteries de flux permettent des prix de moins de 30 euros le MWh solaire inclus par exemple aux Etats-Unis, Australie etc et c'est quasiment pareil en Europe où les prix suivent.

Il est évident qu'à 130 euros le MWh EPR (tous frais non inclus), ce dernier n'est plus compétitif alors que les renouvelables ont encore un important potentiel de baisse. On approche les 45 euros le MWh dans l'offshore en Europe, moins de 40 euros le MWh éolien onshore, on approche les 30 euros le MWh solaire, en Espagne le solaire CSP dont le pays dispose d'un potentiel très important (également export) suit cette tendance avec stockage à très bas coût: on peut désormais augmenter les températures de fonctionnement et baisser les prix de plus de 30% donc le solaire CSP ouvre de larges marchés : production d'ammoniac (3 atomes d'hydrogène sans carbone) et d'hydrogène (2 atomes) à bas coût ce qui rend plusieurs pays exportateurs d'énergie à bas coûts (Australie, Espagne, Afrique du Nord, Amérique latine etc)

De plus l'amélioration en cours du réseau Entso-e permet des gains très élevés (plus de 500 TWh par an) supérieurs à la consommation électrique française. C'est donc plus rentable d'optimiser le réseau que d'ajouter d'importantes surcapacités de nucléaire EPR trop coûteux pour être compétitif face au charbon et aux fossiles comme le sont les renouvelables et comme le confirment les appels d'offres qu'elles remportent face aux énergies fossiles partout dans le monde.

Enfin la transition allemande n'est pas du tout un échec puisque poursuivre dans le nucléaire leur aurait coûté évidemment bien plus cher qu'actuellement, le charbon n'ayant pas vocation à durer mais c'était leur ressource la moins chère ce qui explique que leur baisse d'émissions en remplacement du nucléaire ces dernières années est assez faible puisque 8 centrales nucléaires ont fermé mais que les renouvelables ont fait plus qu'absorber l'écart.

La France a augmenté ses importations de charbon beaucoup plus que l'Allemagne (+ 37% contre + 5%), le prix du CO2 va donc remonter pour faire face à cet opportunisme qui n'est évidemment pas le fait du secteur renouvelables.

La transition allemande (en plus de très importantes retombées de marchés) leur fait économiser des dizaines de milliards d'euros par an par rapport au mix initial d'importation de fossiles dont le niveau est historiquement plus élevé que chez nous (environ 67% contre 50%)

@ Yvan : le ERoEI du solaire est très bon (ERoEI) — "1 to 4 years, according to the US National Renewable Energy Lab, or 1 to 2.5 years in Europe, according to the Fraunhofer Institute in Germany"

Et le solaire est de moins en moins fabriqué par du charbon mais des renouvelables, parfois 100% pour plusieurs marques. Les panneaux chinois classés par le norvégien DNV GL place Panasonic (Japon) en tête, les suivants sont principalement des chinois, durée de vie de la plupart des panneaux en pratique au delà de 30 ans et taux garantis quasi sans pertes dans l'ensemble. Les panneau conçus en 1954 produisent toujours avec 70% de leur puissance initiale. Ce n'est pas très différent des panneaux récents s'ils sont correctement posés, ce qui est une autre affaire nécessitant des entreprises qualifiées.
Réponse de le 12/02/2018 à 13:14 :
Une chose après l'autre :

1) Le transport et la distribution de l'électricité ne représente pas 2/3 de la facture d'un particulier (comment pouvez-vous y croire sérieusement ?) mais plutôt un tiers.

Et tant qu'un client n'est pas parfaitement autonome, tant qu'il a besoin ne serait-ce qu'une seconde dans l'année des moyens de production et de distributions centralisés pour palier aux limites de son installation, alors il ne peut pas économiser un seul centime de la partie transport/distribution de sa facture : Les lignes et les centrales devront toujours être là, même s'il les utilise moins.

C'est un peu comme se payer une barque pour traverser une rivière 60% du temps, et utiliser le pont les 40% du temps restant. Votre barque ne vous permet pas d'économiser un centime de la construction et de l'entretien du pont. Avec votre barque, vous ne faites que désoptimiser le modèle économique du pont, vous ne faites que gâcher de l'argent.

2) Concernant les coûts du nucléaire, je maintiens : Vous racontez des mensonges. C'était d'ailleurs la conclusion à laquelle est parvenu Didier Migaud, le patron de la Cours des Comptes :

Il y a des incertitudes, bien compréhensibles dans la mesure où des coûts ne sont jamais parfaitement connus tant qu'on ne les a pas réalisé, mais suffisamment faibles pour sécuriser la facture totale.

3) Rappelons que les augmentations de capital d'EDF, réalisées après une décennie de dividendes massifs (20 milliards d'euros sur 10 ans), ne représentent que 3 ans des subventions au seul PV, pour une production d'EDF fortement supérieure, et sur lesquelles l'Etat peut légitimement espérer dividendes et plus-values.

4) "Ce monopole a tout intérêt à faire durer car il n'est plus compétitif."

Mais justement, EDF n'est pas en monopole. La concurrence peut librement investir sans subventions dans des solutions plus compétitives que le nucléaire, mais elle ne le fait pas. Ce qui est signe que votre propos ne tient pas la route.

5) Sur le stockage, les scénarios à 22% de stockage font généralement appel à une baisse de la conso de 30% et un tiers de l'approvisionnement en biomasse pour faire tenir debout leur modèle. Et la réalité actuelle montre que cela n'est pas le moins du monde possible :

Ces dernières années, avec une économie stagnante, la conso d'électricité a été tout aussi stagnante malgré d'importants efforts d'économie d'énergie, à cause des nouveaux usages.

Alors croire que la conso va baisser d'un tiers, surtout avec une croissance économique, et alors qu'on doit reporter vers l'électricité l'usage du pétrole et en partie du gaz, est du délire.

Ensuite, on n'arrive déjà pas à exploiter la biomasse sans concurrence d'usage. Alors croire qu'on va utiliser cette ressource à hauteur de plusieurs centaines de TWh par an, en plus du bois de construction appelé à se développer, et en plus de l'alimentation, est tout autant illusoire.

Enfin, vous dites que l'hydrogène/méthanation sera compétitif sous 5 ans. Chiche, donnez-moi une source pour cette affirmation délirante.

6) Le mix électrique allemand est deux fois plus cher que le nôtre pour les particuliers et 30 fois plus polluant. Essayer de jouer sur les pourcentages ou autre pour masquer cette réalité est juste malhonnête.
Réponse de le 12/02/2018 à 13:16 :
"Concernant les coûts du nucléaire, ils sont systématiquement sous-estimés par EDF (comme on peut le constater comparativement aux autres pays)"

Comparaisons qui n'ont aucun sens tant les parcs, les réglementations et les acteurs industriels sont différents.
Réponse de le 12/02/2018 à 13:21 :
"Pour des durées en semaines, les batteries de flux permettent des prix de moins de 30 euros le MWh solaire inclus par exemple aux Etats-Unis, Australie etc et c'est quasiment pareil en Europe où les prix suivent."

Vous nous citez des coûts d'énergie solaire à des endroits où l'ensoleillement est deux à trois fois supérieur à ce qu'on trouve dans le sud de la France.

Par ailleurs, le coût d'une batterie actuellement se compte en centaine d'euros du MWh stocké. Donc sur vos MWh solaires sortis de panneaux au Nevada ou en Arizona, il ne doit pas y avoir beaucoup de stockés.
Réponse de le 12/02/2018 à 13:23 :
" On approche les 45 euros le MWh dans l'offshore en Europe"

Oui, pour des endroits peu profonds et à gros productible comme la mer du Nord. Expliquez-moi comment en France on atteindra de tels chiffres avec des conditions nettement moins favorables ?

Sérieux, vous n'avez pas légèrement honte de faire des comparaisons aussi malhonnêtes ?
Réponse de le 12/02/2018 à 13:25 :
"Les écarts de prix sont beaucoup plus importants au cours de l'année que ceux que vous citez"

Ah bon ? Citez donc des exemples alors...
Réponse de le 12/02/2018 à 13:33 :
"Il est évident qu'à 130 euros le MWh EPR (tous frais non inclus), ce dernier n'est plus compétitif"

Pourtant les britanniques ont décidé d'investir dedans. Peut-être n'ont-ils pas envie de se retrouver dans le noir aux moments sans vent et sans soleil ?

Car je vous rappelle qu'en absence de solution massive de stockage (et on n'en voit aucune venir), solaire et éolien se construisent en plus et non en remplacement de nucléaire et de fossiles.

Ensuite, ils vont acheter cette électricité 92.50£/MWh (soit 103€/MWh au taux de change actuel) si Sizewell B n'est pas construite, et 89.50£/MWh (soit 100€/MWh) si elle l'est. Chiffres qui ne sont valables pour comparaison que dans le contexte britannique. D'où sortez-vous 130€/MWh ?

En France, Framatome travaille sur un EPR NM à 60€/MWh pour remplacer le parc actuel.
a écrit le 09/02/2018 à 0:03 :
Sinon, très bien vu : un pannal solaire fabriqué avec du charbon a un bilan carbone défavorable. Soit,... Mais bon, l'écologie, c'est surtout de l'argent. Le reste...
a écrit le 09/02/2018 à 0:00 :
Bonjour. Je viens de lire ceci dans les commentaires : "la transition en France a démarrée mollement il y a environ 7 ans seulement". Certes, ce n'est pas encore 10 ans. Soit, ma simple question : au bout de 10 ans, quel pourcentage de la puissance initiale vous est encore garanti..?? Et quelqu'un a-t'il mesuré cette puissance au bout de 7 ans..??
a écrit le 08/02/2018 à 15:11 :
Toute l'histoire des EnR depuis le debut : une administration - y compris francaise - schyzophrene, qui tantot promeut (mollement) les EnR, tantot sabote leur développement quand la seule logique economique prevaud.
Les EnR remplacent progressivement le charbon-gaz-fioul et le nuke, donc je propose qu'à la prochaine catastrophe climatique, à la prochaine fuite de substance radioactive ou accident nucléaire, nous allions demander des comptes aux membre de cette commission, ils reflechiraient à deux fois avant de céder aux pressions du lobby des energeticiens classiques.
Réponse de le 08/02/2018 à 23:30 :
Et vous dites quoi aux allemands qui, parce qu’ils ont investi dans des ENR au lieu d’investir dans des solutions de décarbonation qui marchent, continuent de nous polluer avec leur charbon ?

Petit rappel : Le WWF a chiffré l’impact sanitaire du charbon allemand comme équivalent à celui d’un Tchernobyl tous les ans...
Réponse de le 09/02/2018 à 8:26 :
Quelle horrible horreur !
Vous vous rendez-compte ? des gens voudraient laisser les gueux produire leur énergie ? pourquoi pas les laisser produire leur nourriture tant qu'on y est ? Et puis faire leurs lessive et leur travaux d'entretien eux même par dessus...
Non , non et non ! Tout doit venir des bons grands magasins d'Etat, depuis le pain sous plastique jusqu'à l’électricité atomisée par notre brave et grande administration centrale.
Vive l'EURSS :-)
a écrit le 08/02/2018 à 14:16 :
Le problème, c'est que ces installations de particuliers ont un coût. Pour les financer, les fournisseurs , taxent les autres clients ne bénéficiant pas de ces installations. CQFD, la facture augmente pour les consommateurs .
a écrit le 08/02/2018 à 9:30 :
Le consortium financier européen moyenâgeux et rétrograde prend une nouvelle fois une mesure contre la liberté économique individuelle.

Vite un frexit, on étouffe au sein de cette UE des riches.
Réponse de le 09/02/2018 à 20:33 :
En l'occurence, l'UE lutte ici contre des subventions inutiles. Donc en matière de liberté économique individuelle ça va plutôt dans le bon sens.
a écrit le 08/02/2018 à 9:30 :
Le consortium financier européen moyenâgeux et rétrograde prend une nouvelle fois une mesure contre la liberté économique individuelle.

Vite un frexit, on étouffe au sein de cette UE des riches.
a écrit le 07/02/2018 à 19:04 :
Ils veulent probablement laisser du temps aux producteurs et fournisseurs de s'organiser et d'adapter leurs infrastructures.

N’oublions pas le contexte de montée en puissance des ENR et de la difficulté rencontrée par les producteurs dans cette phase de réorganisation et de contraintes liées aux émissions de CO2. Ils ont des difficultés à trouver l’équilibre financier et à investir dans de coûteuses infrastructures sans un minimum de visibilité.

C'est aussi une question d’échelle et de temps, puisque étrangement cela va beaucoup plus vite dans le sens fournisseur consommateur. Qui se demande si la construction d'un quartier ou d'un immeuble va coûter le prix d'un simple raccordent et d'un compteur, ou doit être facturée en y incluant le transformateur, la ligne HT et pourquoi pas facturer la centrale de production ? Cela parait d’autant plus absurde sur un marché ouvert à la concurrence.

Réflexe de freiner l’autoconsommation ou seulement la distorsion de concurrence ?
puisque des aides trop importantes peuvent aussi fausser les lois du marché, tout autant qu’un excès d’offre.
Ce ne sont probablement pas les particuliers qui vont à ce point déséquilibrer le marché. L’impact des ENR sur les tarifs du marché de gros APEX Spot sont déjà impressionnants et on peut passer de 25€/MWh à 50 €/MWh en 2 mois, voir basculer dans des tarifs négatifs.

Pour le moment ce ne sont pas les 3.5 % de production en solaire qui vont perturber le réseau, ou alors il faut changer d’operateurs et de toute manière on verra quel pays s’adapte le plus rapidement (http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/Renewable_energy_statistics/fr)
L’interconnexion des réseaux au niveau Européen permettra de répartir les charges et les moyens de productions, mais cela devrait aussi entrainer une plus forte concurrence et éliminer du marché les plus chers, ou les moins adaptatifs.

Le paradoxe étant qu’en produisant au plus près du consommateur, on réduit les besoins d’acheminement et on peut théoriquement plus facilement adapter l’offre à la demande et en plus on sécurise mieux le réseau. Les solutions de stockage devraient rapidement résoudre le problème et l’augmentation des véhicules électriques créer un « fond de commerce » permettant à tous d’être satisfaits.
Il faut miser sur du gagnant-gagnant et non sur le protectionnisme, sinon dans 10 ans on sera tous cuits comme des grenouilles.
Réponse de le 09/02/2018 à 20:10 :
Le modèle économique du stockage est de se rémunérer avec le différentiel de prix entre heures creuses et heures de pointe : On achète et stocke en heure creuse et on revent en heure de pointe.

Or ce différentiel de prix est en Europe de l'ordre de 20€/MWh (voir par exemple aujourd'hui avec un mini à 4h du matin à 37€/MWh et un maxi à 19h à 56€/MWh).

Or aucune technologie de stockage (hors STEP) n'est assez peu chère pour rentrer dans ce cadre. D'après quelques estimations actuelles, les batteries Li-ion seront par exemple autour de 100€/MWh stocké en 2030.

Pire : Plus vous installez de moyens de stockage, plus vous détendez l'équilibre offre-demande en heure de pointe et donc dégradez les revenus de votre moyen de stockage.

Il ne faut donc pas trop compter là-dessus. Avec un peu de pilotage de la demande, on pourra décaler quelques GW de consommation de quelques heures pour passer la pointe, et c'est à peu près tout.
Réponse de le 09/02/2018 à 20:25 :
Ensuite il faut bien voir qu'en l'absence de solution massive de stockage, les ENR intermittentes type solaire et éolien sont construites en plus et non en remplacement de moyens de production pilotables classiques :

Parce que vous n'avez aucune garantie que votre solaire et votre éolien produiront au moment où vous en avez besoin, vous devez impérativement avoir un outil de production pilotable (nucléaire, hydraulique de barrage, gaz, charbon) capable de répondre à 100% de la demande.

Si vous construisez en plus du solaire et de l'éolien, vous paierez en plus la totalité des coûts de ces moyens supplémentaires. Et ce qu'ils vous permettront d'économiser, c'est seulement les coûts variables de production de votre outil pilotable pour toute la production qui aura été prise en charge par votre solaire et éolien.

Donc pour que ces ENR soient rentables, il faut que leurs coûts complets soient inférieur aux coûts variables de vos moyens de production pilotables.

Or en France, le mix pilotable hydraulique+nucléaire est essentiellement composé de coûts fixes : Les coûts d'infrastructure, les salaires du personnel, bref les coûts que vous devez payer même si ces moyens ne produisent pas.

Ainsi le coût marginal du nucléaire (qui couvre les coûts de combustible + consommables + usure) est de l'ordre de 10€/MWh. Pour l'hydraulique c'est encore moins.

Donc le PV et l'éolien ne seront intéressant financièrement que le jour où leurs coûts complets seront inférieurs à ces 10€/MWh, càd jamais.

Et vu qu'ils ne permettent pas de baisser les émissions de CO2 d'un mix nucléaire+hydraulique déjà moins polluant, ces ENR vont nous coûter plus cher, pour absolument rien apporter en échange :
- Pas de gain financier
- Pas de gain environnemental (au contraire, de l'énergie grise dépensée en plus)
- Pas de sécurité d'approvisionnement en plus (puisqu'en l'absence de stockage elles sont incapables seules de faire fonctionner le système électrique)
- Et elles ne permettent même pas de fermer une seule centrale nucléaire vu qu'on a besoin de chacune d'entre elles pour la sécurité d'approvisionnement.
Réponse de le 09/02/2018 à 20:31 :
Et c'est la raison pour laquelle la transition énergétique allemande est un échec complet :

Ils ferment des centrales nucléaires mais ne touchent pas à leur parc charbon et gaz, ils émettent donc toujours à peu près autant de CO2 pour produire leur électricité qu'il y a vingt ans, tout en ayant payé de 3 à 400 milliards d'euros de subventions au solaire et à l'éolien.

Et ils ne se sont évidemment pas encore attaqué à leur conso de pétrole et de gaz, qui devrait être le premier objectif de toute transition énergétique menée avec deux sous de bon sens.
a écrit le 07/02/2018 à 18:34 :
La progression rapide du solaire en particulier hybride (thermique + PV) a énormément d'avantages (c'est un apport énergétique majeur dans l'habitat etc) et ne peut se faire qu'avec l'ensemble des entreprises, commerces, agriculteurs, particuliers etc. on le voit dan les modèles type Tesla/Solarcity, Sunrun etc et l'essor du solaire aux Etats-Unis, en Australie etc où cà avance vite de même que l'essor des vitrages solaires dont les seuls façades bien exposées aux Etats-Unis sont en mesure de fournir 40% de l'électricité du pays et le marché des vitrages dans le monde est très important chaque année. En bref çà permet le développement des technologies, la baisse des coûts l'essor du stockage et ce rapidement tout comme l'autonomie de beaucoup en plus de la recharge de véhicules électriques donc la mobilité plus propre. Il est donc parfaitement idiot de vouloir tuer ce marché par une taxation trop élevée alors qu'il faut au contraire l'encourager dès lors qu'il est encore modeste dans le monde entier. On voit donc la clairement le lobbying des grands opérateurs d'énergie nucléaire et fossiles qui n'ont rien fait pour faire progresser l'efficacité énergétique mais tentent de sauvegarder leurs rentes et système de dépendance.
Réponse de le 07/02/2018 à 18:56 :
Comme toute chose, on peut évaluer les qualités et les défauts du solaire, et sa pertinence au global, par une analyse technico-économique.

Or ce qu'on constate aujourd'hui, c'est qu'à coup de 2,5 milliards d'euros par an au titre de la CSPE, avec des contrats d'achat sur 20 ans, la France s'est déjà engagée à des montants de subventions de l'ordre de 50 milliards d'euros.

Soit à peu près autant que l'ensemble des subventions (essentiellement de recherche) accordée à la filière nucléaire en 60 ans (voir le rapport de la Cours des Comptes de 2012 p291).

Or l'énergie nucléaire a une production électrique 45 fois supérieure à celle du PV, un bilan carbone et un impact sur la balance du commerce extérieur largement meilleurs. Et je ne parle même pas du problème de l'intermittence du PV.

À un moment donné, il faut savoir évaluer un résultat, et dire stop quand quelque chose mène à l'échec.
Réponse de le 07/02/2018 à 20:00 :
@ Bachoubouzouc : je parle de solaire "hybride" et d'implantation directe dans les bâtiments (dès le départ ou en rénovation, toiture et même vitrages). Cà fournit la chaleur et l'électricité en plus de la mobilité (voire du froid et amélioration de Cop) et ce à un coût au final bien plus bas que le nucléaire en quelques années seulement et on peut même éviter les coûts de transport élevés de l'électricité avec du stockage local voire sur place selon. C'est bien plus pertinent que le modèle centralisé ancien responsable de gabegies énergétiques. Certaines techniques ont encore besoin de se diffuser type stockage PCM etc et certains coûts d'être encore réduits mais c'est en cours. Le coût de production actuel du nucléaire est insuffisant comme le souligne régulièrement EDF et il va encore augmenter alors qu'il reste beaucoup d'inconnues sur le démantèlement, le stockage et les risques et les tarifs des autres pays démontrent qu'EDF sous estime toujours ses prix. L'EPR est déjà à plus de 130 euros le MWh avec tous ses retards. Le modèle économique du nucléaire ne tient plus la route et après 70 ans demande encore des subventions alors qu'on les retire de plus en plus pour les renouvelables qui n'auront eu des subventions que très peu de temps (la transition en France a démarrée mollement il y a environ 7 ans seulement) et les aides concernent surtout des filières, entreprises et emplois car les technologies renouvelables en appels d'offres sur les marchés seraient sinon bien moins chères. On paie donc les blocages du lobbies nucléaire entre autres car le solaire thermique en France existait déjà dans les années 80 et aurait pu être intégré au bâti plus tôt avec une politique adéquate mais le nucléaire a tout pris y compris tué l'hydraulique à l'origine. La part thermique (1,4%) est minimale malgré ses apports élevés (la chaleur est un poste important dans les bâtiments) et l'hybride est souvent plus pertinent encore en rajoutant l'électrique et la mobilité. Le solaire en plus çà se recycle. On ne sait toujours pas où l'on va mettre les millions de tonnes de béton contaminés du nucléaire et prétendre que Bure est sécurisé pour plus de 100.000 ans n'est garanti pas personne on laisse les déchets au génération à venir. .
Réponse de le 07/02/2018 à 23:51 :
Le PV intégré au bâti (= sur la toiture des particuliers) est en ce moment achetée à un tarif d'environ 200€/MWh, contre 50€/MWh tout compris pour le nucléaire historisque (voir le rapport de la Cours des Comptes).

Cela explique les montants faramineux de subventions que je vous ai indiqué : En 10-15 ans, le PV a absorbé autant de subventions que le nucléaire en 60 ans, tout en produisant 45 fois moins d'électricité.

Et comme les panneaux solaires sont généralement fabriqués en Chine, le bilan carbone de l'électricité qu'ils produisent est 3 fois plus mauvais que celui de l'électricité qu'ils sont censés remplacer...

Pour le reste, le nucléaire n'a jamais "tué" l'hydraulique puisque ces deux énergies sont gérées par la même entreprise, et que les installations nucléaires sont venues s'ajouter à un parc hydraulique saturé.

Et le "blocage" du nucléaire face aux ENR est assez amusant dans la mesure où la filière nucléaire est aux ordres de gouvernements qui ont donné à ces énergies des facilités et des subventions jamais vues.

Enfin la gestion des déchets ne doit pas être un problème si important que ça puisque les antinucléaires se paient le luxe de bloquer toute initiative les concernant.
Réponse de le 08/02/2018 à 18:13 :
Encore une fois je parle d'hybride (thermique + PV) ce dernier remplace durablement des importations de fossiles qui sont en France de quelques 70 milliards d'euros par an en créant des emplois en France. Donc reprenez le calcul avec le potentiel solaire thrermique et PV en toiture en France emplois et retombées inclus et vous verrez qu'il est plus profitable d'y investir que d'importer des fossiles. Pour l'hydraulique il s'agissait du secteur avant l'arrivée du nucléaire. Il constituait un apport électrique très important dans lequel il faut de nouveau investir pour le remettre à niveau et c'est très coûteux. Vos chiffres sur le nucléaire datent d'une mise en place centralisée dans les années 50 puis 70 et sans intégrer tous les coûts. Le MWh EPR est autour de 130 euros sans intégrer tous les coûts le solaire en toiture voit ses aides diminuer tous les trimestres donc baisse très rapide mais emplois locaux. Il est pertinent de mettre du solaire HYBRIDE (voir Dualsun etc)
Réponse de le 09/02/2018 à 21:20 :
@ Energéticien :

Si votre panneau est fabriqué en France, et installé par un français, et qu'il est posé sur une maison chauffée au gaz, alors je suis d'accord avec vous.

Mais vous reconnaitrez que ce cas est très loin de représenter l'ensemble de votre secteur...

Par ailleurs, les écolos ont réclamé et obtenu assez d'études de la Cours des Comptes et de rapports parlementaires cherchant sans succès les fameux "coûts cachés du nucléaire" pour que vous puissiez oublier ce genre de mythe.

Enfin, peu importe combien coûte un EPR neuf. En l'absence de solution massive de stockage d'électricité et de chaleur, il faudra toujours construire ce réacteur pour les moments sans soleil. Votre panneau solaire est installé en plus et non en remplacement d'une centrale nucléaire.
a écrit le 07/02/2018 à 17:54 :
Et ce Letton, il dépense son énergie pour qui?
a écrit le 07/02/2018 à 17:40 :
L'électricité "citoyenne", c'est du pipo. Injecter dans un réseau électrique de la puissance solaire intermittente ferait de vous un meilleur citoyen ? C'est le contraire qui se passe; à coup de subventions, financées par des taxes genre CSPE, le prix de l'électricité augmentr conséquemment à la plus haute pénétration des ENRi et la gestion de l'instabilité.

A la rigueur, le "bon" citoyen serait celui qui ne serait plus relié au réseau, grâce aux ENRi + batteries + stockage à son domicile. Ca n'est pas celui qui marche sur les autres ...
a écrit le 07/02/2018 à 17:08 :
Comme quoi le marché de l'électricité est un marché particulier sur lequel la concurrence n'apporte rien surtout au niveau du petit consommateur mais bénéficie uniquement aux petits malins
a écrit le 07/02/2018 à 15:46 :
Pour compléter mon précédant propos :

Le métier d'agrégateur consiste à prévoir la production de vos installations clientes en fonction de la météo, mixer l'énergie solaire, éolienne, hydraulique et autre pour pouvoir proposer l'électricité sur le marché sous une forme standardisée : Des blocs de x mégawatts pendant y heures.

C'est un métier, assurant des fonctions indispensables pour le bon fonctionnement du réseau. La question est : Qui paye pour ce service ?
Réponse de le 07/02/2018 à 18:20 :
@bachoubouzouc
+1000. Mais pour une réaction sensée, combien de lecteurs crient au loup en n'ayant absolument rien compris au fonctionnement du système.
Réponse de le 07/02/2018 à 18:48 :
Tout à fait d'accord, ce n'est pas aussi simple comme on voudrait nous le faire croire !
a écrit le 07/02/2018 à 15:24 :
Le problème d'un business qui, quoi qu'il en dise, ne peut pas vivre sans subventions.

De quoi on parle :

Les énergies solaires et éoliennes produisent non pas quand on en a besoin, en fonction de la consommation, mais quand il y a du vent et du soleil.

Jusqu'à présent, pour faciliter le développement de ces énergies, on obligeait quelqu'un d'autre (le gestionnaire de réseau ou l'opérateur historique, en fonction des pays), à acheter quoi qu'il arrive l'énergie produite, à la caser comme il le peut sur le réseau, et donc à se charger du problème de l'intermittence à la place du producteur.

La réforme en cours vise à obliger les producteurs d'ENR à assurer cette charge dont jusqu'à présent ils se débarrassaient sur les autres. Cela veut dire passer contrat avec un agrégateur (qui collecte la production de tas de petits producteurs intermittents) et de la vendre en blocs un peu plus homogènes sur les marchés.

Ça veut dire supporter le coût du service que fournit cet agrégateur, et être un peu moins bien payé sur le marché.

La réforme vise à faire assumer par les producteurs solaires et éoliens leurs coûts.
a écrit le 07/02/2018 à 14:55 :
Il faut «  réformer » l’Europe actuelle.
Les Britanniques ont bien compri le problème
De cette administration lourde et trop de pays adhérents , la gestion devient trop lourde
D’ou Un Frexit serait une solution ou une réforme de l’Europe.
a écrit le 07/02/2018 à 13:46 :
l'UE... ou comment les intérêts des puissants lobbies sont défendus au nom du soit disant intérêt du consommateur.
a écrit le 07/02/2018 à 13:16 :
Où l'on voit une fois encore que cette Europe est plus le problème que la solution...
a écrit le 07/02/2018 à 13:14 :
Une mission pour Mosco, qui, plutôt que de dire n'importe quoi le dimanche après midi aux journaux dominicaux, ferait mieux de jouer des coudes sur de tels sujets. Merci de la part d'un contribuable français.

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