Métaux stratégiques : les restrictions commerciales risquent de freiner la transition énergétique
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Une voiture électrique requiert en moyenne six fois plus de métaux qu'un modèle thermique.
Reuters
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Une voiture électrique requiert en moyenne six fois plus de métaux qu'un modèle thermique.
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La transition énergétique va-t-elle déclencher une guerre commerciale internationale dans les prochaines années? Le risque, même limité, existe. Le besoin de sécuriser l'approvisionnement en ressources minérales et métaux stratégiques (comme le lithium, le nickel, les terres rares, le cobalt, le manganèse, le graphite) va devenir de plus en plus pressant, en raison d'une demande qui va être multipliée par six pour certains métaux. Pour les pays producteurs, il est tentant de jouir d'une position dominante pour faire valoir leurs intérêts.
C'est ce qu'ont fait la Chine, l'Inde, le Vietnam, la Russie, l'Argentine et le Kazakhstan entre janvier 2009 et décembre 2020, période durant laquelle le nombre de restrictions de leurs ventes internationales, majoritairement sous forme de taxes, a quintuplé, passant de 3.337 à 18.263, pointe un rapport de l'OCDE.
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Toutefois, ces interventions ne portent que sur 10% des exportations de ces minérais critiques, notamment le lithium, les borates, le cobalt, les métaux précieux, le manganèse et le magnésium, où existe des positions dominantes. Ainsi, la Chine concentre la production de magnésium et de manganèse, le Vietnam et l'Argentine celle des terres rares et du lithium, la République démocratique du Congo (RDC) celle du cobalt. De telles interventions, susceptibles d'entraîner des hausses de prix des métaux et des minerais mais aussi réduire leur disponibilité, pourraient se multiplier à l'avenir.
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