Lithium, cobalt, aluminium, nickel... Parmi la longue liste des métaux qui seront nécessaires à la transition énergétique, il n'en existe pas un seul dont la France maîtrise pleinement la chaîne d'approvisionnement. De fait, malgré les exigences de souveraineté, l'Hexagone et plus largement l'Europe ne produisent quasiment aucun de ces métaux critiques. Et peinent même à gagner du terrain pour ce qui est de leur transformation ou leur raffinage, encore très largement dominés par la Chine. De quoi menacer les approvisionnements, à l'heure où les besoins explosent pour mettre au point les batteries électriques et autres éoliennes, et que les tensions géopolitiques se multiplient.
Pour y remédier, le gouvernement vient de dégainer un nouvel outil : l'observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles (Ofremi). Initié à l'issue du rapport Varin sur la sécurisation des approvisionnements en métaux critiques, celui-ci a été lancé en grandes pompes ce mardi au ministère de l'Ecologie, en présence des ministres de la Transition énergétique et de lIindustrie, Agnès Pannier-Runacher et Roland Lescure. Le but : fournir aux pouvoirs publics et aux entreprises des analyses permanentes sur les chaînes mondiales de fourniture de matières premières, ainsi que sur les besoins actuels et futurs du secteur industriel, afin que chacun puisse sécuriser sa stratégie d'approvisionnement.