Nucléaire : Ségolène Royal promet sa feuille de route pour le 1er juillet

Tiphaine Honoré

Tiphaine Honoré
Non, le gouvernement ne se défile pas sur la question du nucléaire. C'est en substance le message de Ségolène Royal ce jeudi. Sa détermination à "réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% à l'horizon 2025", objectif inscrit dans la loi de transition énergétique, était questionnée mercredi par Le Monde.
Selon le quotidien, la ministre de l'Environnement et de l'Energie laisserait "filer le temps" pour ne pas avoir à trancher l'épineuse question de la fermeture de centrales avant la fin du quinquennat. Car pour atteindre le cap fixé, il serait nécessaire d'arrêter "17 à 20 réacteurs" sur les 58 que compte la France, a estimé la Cour des comptes dans son dernier rapport annuel.
Sauf que pour s'engager sur cette voie, la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) qui doit l'orchestrer, se fait toujours attendre.
Effectivement, la "feuille de route" du gouvernement sera publiée "au plus tard le 1er juillet" a promis ce jeudi la ministre. Ce document donnera "une fourchette du nombre de réacteurs à fermer", en "fonction de différents scénarios", a précisé Ségolène Royal, voulant répondre aux craintes des anti-nucléaires.
"Je veux concilier protection de l'emploi, application de la loi sur la transition énergétique et sécurité de l'approvisionnement", a-t-elle expliqué.
"Il y aura un scénario de baisse de la consommation d'électricité", à l'horizon 2025 et "un scénario de maintien de la consommation", a-t-elle détaillé. Le niveau de développement des énergies renouvelables et l'offre d'électricité sur le marché européen seront également pris en compte.
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Une légère inflexion de méthode donc pour Ségolène Royal, qui expliquait mercredi au Monde vouloir d'abord avancer sur les renouvelables pour "sécuriser leur développement, en le rendant indépendant du volet nucléaire, plus compliqué à traiter et conflictuel".
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