Nucléaire : Ségolène Royal promet sa feuille de route pour le 1er juillet

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Selon Le Monde, la ministre de l'Environnement laisserait filer le temps pour ne pas avoir à trancher l'épineuse question de la fermeture de centrales avant la fin du quinquennat.
Selon Le Monde, la ministre de l'Environnement laisserait "filer le temps" pour ne pas avoir à trancher l'épineuse question de la fermeture de centrales avant la fin du quinquennat. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le gouvernement veut prouver sa bonne foi. Ségolène Royal a déclaré jeudi qu'elle publiera sa feuille de route sur le nucléaire "au plus tard le 1er juillet" pour concrétiser la baisse de la part de l'atome dans la production d'électricité, prévue depuis 2015 par la loi.

Non, le gouvernement ne se défile pas sur la question du nucléaire. C'est en substance le message de Ségolène Royal ce jeudi. Sa détermination à "réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% à l'horizon 2025", objectif inscrit dans la loi de transition énergétique, était questionnée mercredi par Le Monde.

Selon le quotidien, la ministre de l'Environnement et de l'Energie laisserait "filer le temps" pour ne pas avoir à trancher l'épineuse question de la fermeture de centrales avant la fin du quinquennat. Car pour atteindre le cap fixé, il serait nécessaire d'arrêter "17 à 20 réacteurs" sur les 58 que compte la France, a estimé la Cour des comptes dans son dernier rapport annuel.

Sauf que pour s'engager sur cette voie, la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) qui doit l'orchestrer, se fait toujours attendre.

"La PPE était attendue fin 2015. Repoussée de mois en mois, elle devait être présentée, début mars, à un comité de suivi, lequel a été ajourné. Après beaucoup d'hésitations, Mme Royal vient finalement d'annoncer que le décret créant la première PPE « sera mis en consultation formelle avant l'été »." rapporte Le Monde.

Le nombre de réacteurs à préciser

Effectivement, la "feuille de route" du gouvernement sera publiée "au plus tard le 1er juillet" a promis ce jeudi la ministre. Ce document donnera "une fourchette du nombre de réacteurs à fermer", en "fonction de différents scénarios", a précisé Ségolène Royal, voulant répondre aux craintes des anti-nucléaires.

"Nous avons donné notre stratégie pour la montée en puissance des renouvelables. Pour le nucléaire, c'est plus compliqué mais nous avançons aussi sur ce volet", a assuré Ségolène Royal depuis Washington, où elle est en déplacement avant la signature de l'accord de Paris sur le climat, le 22 avril à New-York.

"Je veux concilier protection de l'emploi, application de la loi sur la transition énergétique et sécurité de l'approvisionnement", a-t-elle expliqué.

"Il y aura un scénario de baisse de la consommation d'électricité", à l'horizon 2025 et "un scénario de maintien de la consommation", a-t-elle détaillé. Le niveau de développement des énergies renouvelables et l'offre d'électricité sur le marché européen seront également pris en compte.

Une légère inflexion de méthode donc pour Ségolène Royal, qui expliquait mercredi au Monde vouloir d'abord avancer sur les renouvelables pour "sécuriser leur développement, en le rendant indépendant du volet nucléaire, plus compliqué à traiter et conflictuel".

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Commentaires
a écrit le 16/04/2016 à 10:37 :
Non merci, AVant toute chose , ils nous faut un débat et un référendum sur la sortie ou non de nucléaire ( civil) de la France.... Après seulement nous pourrons envisager une feuille de route...halte à la centralisation des décisions à des éluts qui ne représente personne... L'avenir énergétique du pays nous regarde tous, car ses nous qui payons les factures ( bien trops importante pour l'électricité) et s'est nous qui vivons prêt des centrale nucléaire.... L'epauque stalinienne s'est terminée, quant déplaise au socialiste.
a écrit le 15/04/2016 à 13:15 :
Royal peut bien décider ce qu'elle veut, de toutes façons les décisions d'un exécutif totalement démonétisé seront toutes remises en cause en 2017. La seule légitimité restant à ce gouvernement est d'expédier les affaires courantes jusque mai 2017, il n'en a plus aucune à prendre la moindre décision qui engagerait quoi que ce soit au delà. Qu'il s'agisse de l'impôt à la source ou de nucléaire. S'ils veulent vraiment fermer Fessenheim, qu'ils la laissent en état de redémarrer à tout moment.
a écrit le 14/04/2016 à 20:04 :
À partir du moment où on inscrit dans la loi un objectif complètement irréaliste, il ne faut pas s'étonner que cela bloque au moment du passage à la pratique :

Passer en moins de 10 ans la part du nucléaire de 75% à 50% alors que, pour se faire une idée, c'est le temps qu'il faut pour construire un seul réacteur !

Ici la faute en revient lourdement aux médias, qui ont laissé le pouvoir politique raconter n'importe quoi sans réagir.
a écrit le 14/04/2016 à 18:54 :
dans le même temps elle devra expliquer aux français qu'ils devront payer beaucoup plus cher leur énergie pour financer les renouvelables ; à contrario nos réacteurs sont rentables et pour la plupart amortis
a écrit le 14/04/2016 à 18:28 :
elle gere edf comme elle a gere sa region
on sait ou ca va................................................
a écrit le 14/04/2016 à 17:37 :
Effectivement on peut penser que le gouvernement fait de l'attentisme sur la question du nucleaire en France mais il faut etre certain que la politique est bien de reduire a 50 pourcent le fonctionnement des reacteurs nucleaires en France et dans le mix energetique pour la prevision des annees 2020-2025. Oui c'est un risque pour le gouvernement qui menager la chevre et le choux et prendre une sacre decision : comment faire pour reduire la part du nucleaire a 50 poucent et pour autant assurer la securite et la surete du parc nucleaire francais . faut-il relancer le nucleaire en France ? doit-on construire d'autres centrales de type EPR comme a Flamanville III ? peut-on vraiment reduire la part energetique a 50 pourcent ou est-ce un reve irrealisable pour les socialistes et les ecologistes. cela montre que le choix du nucleaire est un choix qui n'est pqs seulement un choix politique , une incentation politque avec un slogan de parti progressiste comme une promesse de campagne . non c'est un debat de societe plus complique qui se fait sur le long terme . non on ne sort pas du nucleaire par le petite porte en le laissant "se degrader en rase campagne avec les dechets nucleaires en prime" oui il est necessaire de developper des solutions nucleaires plus proches de l'environnment , plus sur dans la duree et qui font que la creation d'energie electriaue d'origine nucleaire est mieux pour l'avenir!!!! Donc il faut des decisions sures et un plus long debat qu'une simple promesse electorale de 2012 qui semble irrealisable ! Vive lenucleaire sur et producteur de moins de dechets nucleaires !

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