Obsolescence programmée : un "indice de réparabilité" verra le jour en 2020

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S'il ne fonctionne pas, nous passerons aux sanctions et aux mesures contraignantes, a prévenu la secrétaire d'Etat, en suivant ainsi une approche déjà appliquée aux metteurs sur le marché de plastique.
"S'il ne fonctionne pas, nous passerons aux sanctions et aux mesures contraignantes", a prévenu la secrétaire d'Etat, en suivant ainsi une approche déjà appliquée aux metteurs sur le marché de plastique. (Crédits : Reuters)
Calculé selon dix critères, il doit apporter au consommateur une information "utile et pragmatique". Un groupe de travail a commencé à l'élaborer il y a deux semaines.

Encore un pas dans la lutte contre l'obsolescence programmée. Les produits électroniques et électroménagers seront dotés au 1er janvier 2020 d'un "indice de réparabilité", calculé selon dix critères, afin de lutter contre l'obsolescence programmée, a annoncé mardi Brune Poirson.

Afin d'élaborer cet indice, qui donnera lieu à une note sur dix, un "groupe de travail", dont fait partie Fnac Darty, a débuté ses travaux "la semaine dernière", a expliqué la secrétaire d'Etat lors d'une visite du LaboFnac à Massy (Essonne), en saluant le travail "précurseur et visionnaire" de l'enseigne. Il rendra ses conclusions "d'ici la fin de l'année" pour une mise en place de l'indice au 1er janvier 2020, a précisé Brune Poirson, en rappelant que l'obsolescence programmée constitue un délit passible de sanctions depuis 2015.

Une incitation pour les fabricants

L'objectif de cet indice est d'apporter au consommateur une information "utile et pragmatique", tout en étant incitatif pour les fabricants et sans créer une énième "norme absurde", a-t-elle ajouté.

"S'il ne fonctionne pas, nous passerons aux sanctions et aux mesures contraignantes", a prévenu la secrétaire d'Etat, en suivant ainsi une approche déjà appliquée aux metteurs sur le marché de plastique.

Brune Poirson a également souligné la "nécessité de formations dans le domaine de la réparabilité", en rappelant que le secteur de l'économie circulaire, qui s'appuie aussi sur des pratiques telles que le réemploi et le recyclage, correspond à "300.000 emplois potentiels, locaux et non délocalisables".

La Fnac, "premier réparateur de France"

Le LaboFnac, qui existe depuis 40 ans, teste les produits (appareils photos, électroménager, ordinateurs, téléphones portables, téléviseurs, accessoires audio, etc) vendus par l'enseigne, à qui il attribue des étoiles.

"Nous sommes le premier réparateur de France, avec 2,5 millions de produits réparés par an", a souligné le directeur général de Fnac Darty, Enrique Martinez.

L'enseigne a présenté, elle, son "indice LaboFnac de réparabilité" sur 100 points, désormais disponible pour les ordinateurs portables et conçu en collaboration avec le ministère de la Transition écologique, dans le cadre de la Feuille de route pour une économie circulaire présentée le 23 avril"Cet indice, on le soutient et on y croit, on pousse vers plus de transparence, notamment nos partenaires industriels", a ajouté Enrique Martinez, dont la société s'est récemment engagée à prendre quatre engagements "pour allonger la durée de vie des produits".

(Avec AFP)

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a écrit le 05/07/2018 à 19:53 :
C'est vrai que beaucoup de materiel est indemontable donc non reparables, donc étendre d'office à 8 ans a neuf, pas de vétusté (durée de vie normale des condensateurs )
Sinon imposer des normes de marquage, des schemas dispo et gratuits, des vis et ecrous aux normes iso et pas d'antidemontages sur les vis, 50% de taxes sur tout produit à la norme cee iso.
a écrit le 04/07/2018 à 11:13 :
Sachant que beaucoup de produits sont rendus obsolètes par leur mise à jour, je ne vois pas l'utilité de cette loi que se focalise uniquement sur l'aspect matériel. Encore une perte de temps pour le parlement qui aurait d'autres problèmes beaucoup plus importants à régler.
Réponse de le 05/07/2018 à 14:32 :
Il ne faut pas non plus oublier que l'obsolescence est programmée par les nouvelles normes imposées par les états.
a écrit le 04/07/2018 à 9:31 :
L'obsolescence vraiment "programmée" ?

Avec l'actionnaire qui demande de tirer toujours plus les prix de production afin d'augmenter toujours plus sa marge imposant des matériaux de moins en moins chers et donc de moins en moins de bonne qualité et une obsolescence programmée imposant donc de payer des gens à cela, difficile de déceler la vérité alors certainement que sur les appareils électroniques cela doit être facile donc tentant mais je pense que la grande majorité des cas est touchée d'abord par la médiocrité imposée par l'économie financière générant massivement de la pollution soit dit en passanttoyen blasé
a écrit le 04/07/2018 à 7:57 :
300000 emplois non delocalisables.
Tres bien, mais les competences ?
Reparer un mixer, un frigo, c'est assez simple, mais un televiseur Oled, un casque virtuel, un telephone....
La France n'est plus au niveau.
a écrit le 04/07/2018 à 7:48 :
C'est beaucoup de bruit pour peu d'effet: la plupart des appareils électroménagers ne sont pas réparables par le quidam moyen (il y a une problématique de sécurité non négligeable) et le tarif d'un pro n'est pas payable. Solutions: faire travailler des ESAT...ou obliger les fabricants à fournir une garantie de 10 ans, là ils trouveront des solutions pour faire durer
a écrit le 04/07/2018 à 6:55 :
A combien est le taux horaire actuel pour réparer un produit !Aux alentours de 40 € de l'heure sans compter le cout du déplacement du professionnel 50 € de l'heure dans un rayon de 20 km . De plus les fabricants ont la maitrise absolue du prix des pieces détachées qu'ils feront flamber à coup sur si on leur impose des contraintes .Une premiere visite du professionnel c'est deja 90 € .La seconde visite c'est aussi 90 € plus le prix des pieces détachées,on est deja à 180 € sans les pieces ou on peut en moyenne compter 100€ de plus suivant les pannes .Au total ,c'est 280 € à debourser pour un électro ménager dont le prix neuf se situe aux environs de 350/400 € .On repart donc avec une machine usée ou seules quelques pieces ont étés changées .Un emprunt de 350 € à 6% sur 6 ans c'est 6.13€/mois ,une misere d'autant qu'on trouve à longueur d'année des promos trés interressantes jusqu'à 30 % voire plus !On vous propose aussi une extension de garantie de 3 ans pour en général 60 € de plus!La FNAC fait trés peu de promos et est une des enseignes les plus cheres du marché et elle ose se mettre en avant là dessus !Les emplois actuels sont tous batis sur la ventes de produits ou services .Si ces produits durent de plus en plus ,les commandes vont s'effondrer partout le chomage mangera toute l'économie .Si c'est ce que certains veulent ils ferraient bien d'y regarder à deux fois pour voir si ils serront pas touchés directement ou indirectement .....
a écrit le 04/07/2018 à 1:14 :
Un bouzin inutile tant que réparer coûte plus cher que le neuf. Pourquoi ne pas imposer aux industriels de fournir le process de recyclage intégral de leurs productions et de payer aux collectivités locales le coût correspondant à chaque produit vendu? Trop coûteux à répercuter dans le prix de vente des consommables? Alors à combien estimez vous le coût écologique de l'obsolescence - programmée ou non (cf les centres de "recyclages" en Afrique et en Inde)? Recycler sera de toute façon indispensable pour espérer que notre civilisation survive au 21e siècle.
Réponse de le 04/07/2018 à 6:33 :
Recycler !Mais ça se fait deja depuis longtemps .Quand vous achetez un produit il est marqué (en petit ) '''''ce prix comprend une éco-contribution de .....'''''Donc au rebut ,ce produit arrivera dans des centres de recyclages ou il sera entierement démonté et tout ce qui pourra etre récupéré sera récupéré .....

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