En tant que "garants de l'accès de tous, à des conditions abordables, à ces services essentiels", ces élus estiment avoir le devoir de d'assurer qu'une telle opération "ne se fasse pas au détriment des usagers et contribuables, des collectivités locales et de l'emploi", expliquent-ils. Et l'Etat, en tant qu'actionnaire principal d'Engie, qui est à son tour l'actionnaire majoritaire de Suez et dont Veolia veut acheter la quasi-totalité des actions, doit au moins donner "aux acteurs le temps de la réflexion et du débat", estiment les élus.
Initiée par cinq sénateurs et sénatrices d'appartenances politiques différentes (PS, EELV, LR, Générations et UDI), cette tribune compte parmi les premiers signataires de nombreux maires, adjoints aux maires, conseillers municipaux, mais aussi des conseillers régionaux, des présidents d'agglomérations, de communautés de communes, de conseil départementaux, des parlementaires etc., de diverses formations politiques. Ils mettent en avant deux principales inquiétudes face à la perspective d'une fusion entre Suez et Veolia: la concurrence et l'emploi.