Relance du nucléaire en France : EDF presse l'Etat de lancer des actions concrètes
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Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF
Charles Platiau
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Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF
Charles Platiau
Jean-Bernard Lévy, veut du concret. Le PDG d'EDF espère que le gouvernement prendra bientôt des décisions en matière de programmation industrielle et de financement afin de concrétiser ses projets de construction de réacteurs nucléaires en France. Alors que le chef de l'Etat a annoncé le 9 novembre une relance du nucléaire en France sans sans toutefois préciser le nombre ou le type d'unités envisagées, ni leur financement, il est "urgent", selon lui, de lancer "des actions concrètes" pour la construction de nouveaux réacteurs nucléaires dans l'Hexagone.
EDF propose la construction de six nouveaux réacteurs de type EPR en France sur trois sites, un projet que le groupe évalue autour de 50 milliards d'euros en tenant compte d'une intervention de l'Etat - selon des modalités qui restent à préciser - permettant d'améliorer les conditions de financement des projets.
"Il n'est évidemment pas question que (les nouvelles centrales) soient financées selon des mécanismes privés, ça n'est le cas nulle part dans le monde et ça ne fait pas partie des solutions qu'on étudie avec l'administration de l'Etat."
Pour Jean-Bernard Lévy, "le plus urgent est de lancer la dynamique autour de la construction notamment des réacteurs de Penly", le site de Seine-Maritime où devrait être construite la première paire de nouveaux EPR, a-t-il ajouté. Plusieurs élus normands sont d'ailleurs dans les starting-blocks.
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Le pays ne construit actuellement qu'un seul réacteur EPR de nouvelle génération sur son sol, celui de Flamanville (Manche). Accusant déjà un décalage de dix ans, il doit être mis en service fin 2022.
Jean-Bernard Lévy a également jugé que le classement par l'Union européenne de certains projets nucléaires dans la catégorie des investissements "verts" devrait se traduire par une plus grande "profondeur" des financements disponibles et par une baisse de leurs coûts.
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Après que le gouvernement a suspendu en juillet ses projets de nouvelle régulation du nucléaire français et de réforme d'EDF, censés donner à l'entreprise les moyens d'investir, le PDG a en outre estimé que la construction de nouveaux réacteurs et la volonté de stabiliser les prix de l'électricité entraîneraient nécessairement "un réexamen des principes d'organisation et de fonctionnement du groupe".
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