... rni autant de courant qu’escompté cette année. Explications.
C'est un nouvel événement qui pourrait tendre un peu plus encore la situation sur le marché de l'énergie, déjà frappé par une crise sans précédent. Car l'offre d'électricité promet de se rétracter dans les prochains jours, tandis que la demande, elle, va bondir à l'approche de l'hiver. De quoi faire grimper les prix en flèche, même si ceux-ci atteignent déjà des niveaux historiques. Et peut-être même menacer la sécurité d'approvisionnement de l'Hexagone, pourtant longtemps exportateur net du fait d'une surcapacité de production.
Et pour cause, EDF a annoncé mercredi soir l'arrêt provisoire de deux centrales nucléaires, celles de Chooz, dans les Ardennes, et celle de Civaux (Vienne), à cause d'un défaut de soudure identifié dans cette dernière dans le circuit de refroidissement.
« Lors de la visite décennale du réacteur Civaux 1, nous avons détecté une fine fissuration du métal à proximité des tuyauteries du circuit d'injection de sécurité. Alors que le même défaut a été repéré à Civaux 2, nous avons décidé de fermer tous les réacteurs de même génération et puissance [la plus récente, et de 1.450 MW, Ndlr], soit deux autres qui se trouvent à Chooz », explique-t-on chez l'électricien.
Si l'opération reste « préventive » et que, selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), la décision s'avère « satisfaisante du point de vue de la sûreté », il n'empêche que près de 4,5 GW sur les 61 GW de capacité nucléaire installée(*) en France seront ainsi coupées du réseau jusqu'à la fin de l'année. Ce qui entraînera une perte « d'environ 1 TWh » sur cette période, selon EDF. Pour rappel, le pays dépend à environ 70% de l'atome pour produire son électricité.
L'événement est d'autant plus significatif qu'il intervient alors qu'une vague de contrôles s'abat sur le parc installé, après de nombreux reports des inspections du fait de la crise sanitaire l'année dernière.