Sûreté nucléaire : les salariés de l’IRSN en grève rejettent la réforme « brutale » de leur institut et demandent un « vrai diagnostic »
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Une centaine de salariés, selon l'intersyndicale (CGT, CFDT et CFE-CGC), de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a manifesté ce matin sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) contre le projet de réforme de l'institut, annoncé le 8 février dernier par le gouvernement. « En temps normal, quelque 300 personnes travaillent sur le site, mais nous sommes en plein pendant les vacances scolaires », pointe Philippe Bourachot, délégué syndical central CGT.
Une manifestation est également prévue cet après-midi à Paris, près du ministère de la Transition énergétique. Plusieurs centaines de personnes sont attendues par l'intersyndicale. Si les syndicats reconnaissent que le système actuel est « perfectible », ils s'opposent à ce projet de réforme jugé trop « brutal ».
Dans une lettre ouverte, l'intersyndicale demande ainsi à la ministre de la Transition énergétique Agnès-Pannier Runacher « de renoncer à l'intégration d'un amendement visant le démantèlement de l'IRSN, dans le projet de loi d'accélération du nucléaire qui a déjà été examiné par le Sénat, par le Conseil d'Etat et a fait l'objet d'une étude d'impact ».
À lire également
« Nous ne comprenons pas la précipitation avec laquelle cette réforme est engagée à travers un amendement au projet de loi d'accélération du nucléaire qui serait déposé d'ici la fin du mois. Ce calendrier ne permet pas de prendre en compte la complexité d'un système de gouvernance des risques nucléaires et radiologiques qui concerne les installations nucléaires civiles et de défense, les usages médicaux des rayonnements, la gestion de crise, les impacts des rayonnements sur la santé et sur l'environnement, etc, », écrit l'intersyndicale.
Juliette Raynal