Vague de froid : pas de blackout cette fois-ci, mais quid des prochaines années ?

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Le réseau électrique devrait passer l'hiver 2018 sans encombre.
Le réseau électrique devrait passer l'hiver 2018 sans encombre. (Crédits : Macleg – Fotolia.com)
En dépit de températures polaires, il ne devrait pas y avoir de coupure due à un déséquilibre entre la production et la consommation d’électricité de ces prochains jours. Mais avec une disponibilité du parc nucléaire aléatoire et certainement plus faible à partir de l’an prochain, qu’en sera-t-il du passage de l’hiver dans les prochaines années ?

Malgré des températures de -9°C à -10°C en dessous des normales de saison ces trois prochains jours, le gestionnaire de réseau RTE  s'est montré rassurant : pas de risque de coupure électrique pour surmonter la vague de froid. Certes, le pic de consommation s'élèvera à 93.000 mégawatts (MW) mardi à 19h et 94.000 MW mercredi matin, alors que la production s'établit à quelque 90.000 MW. Mais les capacités d'interconnexion de 9.000 MW avec les pays voisins, associées aux 2.000 MW d'effacement électrique - des industriels acceptant de décaler ou stopper leur production et donc leur consommation -, seront suffisantes pour surmonter ce déficit. Il ne sera même pas nécessaire de mobiliser les quelque 2.000 MW « interruptibles » de 22 sites électro-intensifs capables de couper leur alimentation en moins de 5 secondes, ni de recourir à une baisse de tension sur le réseau, qui permet de réduire la consommation de 5%.

Consommation modérée et bonne disponibilité du parc nucléaire

Si la situation est moins tendue que certaines années précédentes, notamment l'hiver 2012, c'est que la consommation n'est pas si élevée. Elle avait dépassé 102 GW en février 2012 et 94 GW en janvier 2017. Cela serait en partie dû, observe Nicolas Goldberg, du cabinet Colombus Consulting, à une baisse tendancielle, qui se retrouve d'ailleurs dans tous les scénarios élaborés par RTE.

Par ailleurs, la production est également plus abondante, essentiellement grâce à une meilleure disponibilité du parc nucléaire. EDF indique avoir "décidé de reporter les opérations de maintenance programmée et de rechargement du combustible de deux unités de production" nucléaire en prévision du froid, et seule une dizaine de réacteurs sont actuellement à l'arrêt, contre les deux-tiers du parc en novembre dernier, par exemple.

La contribution des énergies renouvelables, notamment l'éolien, est également exceptionnellement élevée en situation anticyclonique, puisqu'on relève une production de près 9.000 MW en milieu de journée et de 6.000 MW en début de soirée, c'est-à-dire lors de la fameuse pointe de 19h. Celle-ci est une spécificité française, liée à la forte proportion de chauffage électrique, qui rend le pays particulièrement thermosensible : une baisse de la température de 1°C entraîne une hausse de la consommation électrique de 2.400 MW.

Moindre disponibilité du parc nucléaire dans les prochaines années

C'est pourquoi la crainte d'un éventuel blackout se pose chaque année au creux de l'hiver. Et rien ne dit que l'exemple de cette année laisse présager de  situations aussi rassurantes à l'avenir.

En effet, la disponibilité du parc nucléaire est difficilement prévisible. Et RTE lui-même a souligné dans ses scénarios présentés en novembre dernier qu'il était aujourd'hui impossible de prévoir avec certitude si les visites décennales des centrales ayant atteint les 40 ans, qui vont se multiplier à compter de 2019, dureraient plutôt six mois ou douze. Dans cette dernière hypothèse, elles interviendraient en période hivernale, aggravant le risque d'une baisse de production.

Sur quelles pistes miser pour éviter le blackout dans les prochaines années ? « D'ici à 2020, nous aurons une augmentation des puissances interconnectées avec l'Italie et l'Angleterre, pour un total d'environ 1.000 MW » rappelle Nicolas Goldberg. Certes, les importations des pays voisins risquent de devenir d'autant plus incertaines que certains pays traditionnellement exportateurs d'électricité - très carbonée puisque produite à partir de charbon, voire de lignite -, tels que l'Allemagne, disent craindre pour leur propre équilibre électrique d'ici quelques années. « Mais les pointes allemande et française ne correspondent pas », souligne Nicolas Goldberg. En Allemagne, c'est plutôt en milieu de journée que le pic de consommation est atteint.

Efficacité énergétique, biogaz et éolien offshore

Le consultant préconise surtout une accélération des efforts d'efficacité énergétique, notamment dans le bâtiment. « On anticipe que l'électricité continuera de représenter la majorité des moyens de chauffage, observe-t-il, mais elle sera de plus en plus efficace, par exemple grâce à des pompes à chaleur. » Des efforts ont été entrepris depuis 2012, mais le rythme demeure insuffisant.

D'importantes marges de progrès quant à la flexibilité du réseau sont également à trouver dans l'organisation du mix électrique. L'utilisation des batteries de véhicules électriques est d'ailleurs l'un des leviers évoqués par RTE dans son scénario Ampère, qui n'a de sens qu'à partir d'un volume de véhicules en circulation de plusieurs millions, et dont l'équation économique demande à être détaillée.

Pour Nicolas Goldberg, le biogaz, qui présente en France un potentiel de développement important, mais n'en est encore qu'à ses balbutiements, pourra également jouer un rôle dans l'équilibre du réseau. À condition d'opérer une bascule partielle, il deviendra intéressant de se chauffer au gaz, y compris sur un plan environnemental. Et le biogaz pourra également être utilisé pour la mobilité ainsi que pour la production d'électricité.

Autre piste prometteuse : l'éolien offshore. Avec des facteurs de charge et une prévisibilité nettement supérieurs à ceux du solaire ou de l'éolien terrestre, cette énergie pourrait jouer un rôle significatif dans le passage des pointes de consommation. À condition que le retard français finisse par être rattrapé, et que l'on puisse enfin capitaliser sur des coûts d'entrée consentis lors de l'attribution des premiers parcs il y a six ans, qui semblent aujourd'hui démesurés au regard des coûts nettement inférieurs affichés par les projets ayant remporté de récents appels d'offres en Mer du Nord.

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a écrit le 28/02/2018 à 20:50 :
J'aimerai que l'on fasse des comparaisons nombre d'éoliennes/centrales nucléaires pour une même puissance fournie.
a écrit le 27/02/2018 à 21:05 :
Heureux de contribuer un peu chaque mois à faire reculer le risque de black-out en installant des panneaux solaires chez mes clients, y compris avec batterie pour 50% d'entre eux. Apres tout, une batterie coute 1/3 du prix d'un portail electrique.
Réponse de le 28/02/2018 à 10:24 :
Ces panneaux ne contribuent en rien à maintenir l'équilibre offre-demande sur le réseau, même associés à une petite batterie qui permet d'étaler un peu la production sur une journée.

Au contraire, en plus de devoir gérer l'intermittence de la consommation, ces panneaux imposent aux gestionnaires de périmètres d'équilibre de devoir gérer l'intermittence d'une partie de la production. Ils sont un surcroit de contrainte plutôt qu'une partie de la solution.

Penser que ces équipements font reculer le risque de black-out relève donc de l'illusion la plus complète.
a écrit le 27/02/2018 à 20:46 :
@ Luc : Puisque vous prenez la base Kyoto 1990 : Plus forte baisse des émissions en Allemagne (- 23,9%) qu’en France (- 16,3%) de 1990 à 2014.

En France, les émissions nationales ont baissé de 15% depuis l’année de Rio (92) mais avec nos importations, le mode de vie du pays émet en réalité 25% de plus qu’en 1992.

On est donc quasiment au même niveau par habitant que les allemands en termes d'émissions "totales".

L'Allemagne a fermé 8 réacteurs nucléaires et a pu malgré tout compenser cette fermeture avec une baisse modérée des émissions depuis cette date.

Les énergies renouvelables n'ont aucun rapport avec le charbon qui est employé de manière opportuniste en fonction de son prix bas et de l'importante ressource locale, comme le font la Pologne et bien d'autres.

Ainsi la France a importé + 38% de charbon ces dernières années pour bénéficier des prix bas (l'Allemagne + 5%)

La France est importateur nette d'énergie de l'Allemagne pour profiter des prix de l'énergie inférieurs comme en ce moment.

Malgré une augmentation de l'utilisation des énergies renouvelables, l'approvisionnement énergétique de l'Allemagne est devenu plus stable. L'indice de durée d'interruption moyenne du système (SAIDI) montre que le nombre moyen d'interruptions de l'offre client au cours d'une année civile a diminué. Le réseau est nettement plus sûr qu'en France.

L'Allemagne est numéro 1 mondial en efficacité énergétique.

L'Allemagne a une histoire basée sur le charbon comme l'Angleterre sur le gaz, la France n'avait plus rien donc a opté pour le nucléaire non pour réduire ses émissions. C'est donc un argument employé de manière fallacieuse car la France aurait pu mieux faire et importe environ 50% d'énergies depuis plus de 2 décennies sans progrès.

L'Allemagne a investi dans sa transition mais çà lui coûte moins que d'importer autant qu'avant, elle a de nombreuses entreprises leader dans ce domaine comme Siemens n° 1 mondial de l'éolien et un chiffre d'affaire à l'export dans les secteurs concernés bien plus bénéfique que nous.
Réponse de le 28/02/2018 à 10:42 :
En Allemagne, la baisse des émissions de gaz à effet de serre n'a pas eu lieu dans le secteur production d'électrique mais les autres secteurs

Il suffit de faire la comparaison.
Emission de gaz à effet de serre en Allemagne liés à la consommation d'énergie.

En 1990
Total : 1036 millions de tonnes d'équivalent CO2
dont secteur production d'électricité : 341 millions de tonnes d'équivalent CO2

En 2015
Total : 762 millions de tonnes d'équivalent CO2
dont secteur production d'électricité : 307 millions de tonnes d'équivalent CO2

Entre 1990 et 2015, les émissions de gaz à effet de serre ont donc baissé de 274 millions de tonnes d'équivalent CO2 dont seulement 34 millions de tonnes pour le secteur production d'électricité.

En réalité, la baisse a eu lieu dans l'industrie, dans le secteur commercial, dans le secteur résidentiel et dans le secteur production de charbon.

Depuis 1990, la production de charbon a diminue au profit des importations.
Réponse de le 28/02/2018 à 10:43 :
Les nouveaux éléments de discours à la mode chez les écolos : Parler en % d'évolution sur un indicateur pas très clair et surtout pas en valeur absolue histoire de cacher la sale réalité.

De 1991 à 2014, les émissions de CO2 par habitant sont passées en France de 6,7t à 4,6t (soit -31%). Celles des allemands sont passées de 11,6t à 8,9t par habitant (soit -23%).

Donc nous avons baissé plus qu'eux, en partant de deux fois plus bas.

Et on peut voir sur nos chiffres l'énorme baisse due à la mise en service du parc nucléaire français :

De 1977 à 1999, nos émissions par habitant ont baissé d'un tiers, le gros de la baisse ayant lieu entre 1979 et 1995 (période sur laquelle nous avons mis en service 48 tranches).

Tandis que l'Energiewende allemande, qui a commencé en 2000 avec l'installation des premières éoliennes, n'a eu aucun impact quantifiable :

De 2000 à 2014, leurs émissions sont passées de 10.1t par hab à 8.9t (soit -12%), tandis que les nôtres sont passées de 5.9t à 4.6t (soit -22%).

Nous avons baissé de deux fois plus en partant là encore de deux fois plus bas !

https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/EN.ATM.CO2E.PC?locations=FR-DE

Quant aux % de variations de conso sur le charbon, alors que les allemands ont autour de 50GW de tranches au charbon/lignite, contre 3 GW en France...
a écrit le 27/02/2018 à 16:23 :
Le bilan de la transition énergétique allemande dans le secteur de l'electricité est peu glorieux.

- L'Allemagne a dépensé des centaines de milliards d'euros dans le solaire photovoltaïque et l'éolien.

- L'Allemagne a aussi massivement augmenté le rendement de ses centrales thermiques depuis 1990.

Selon le rapport Ecofys 2017, en Allemagne, le rendement moyen des centrales au charbon est passé de 34,4% en 1990 à 39,6% en 2015. Le rendement moyen des centrales au gaz est passé de 32,6% en 1990 à 47,1% en 2015.

Ce qui signifie qu'à pleine puissance, par rapport à 1990, les centrales au charbon allemandes émettent13% de CO2 en moins et celles au gaz 30% de CO2 en moins pour produire 1 kWh.

- L'Allemagne a aussi gardé une production nucléaire importante (80 TWh en 2016) soit l'équivalent la production de 6 à 7 EPR.

Malgré tout cela, les émissions de gaz à effet de serre du secteur electricite en Allemagne, ont à peine baissé depuis 1990.

Elles sont passées de 341 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 1990 à 307 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2015

Et encore, ces chiffres qui ne prennent en compte les émissions de gaz à effet de serre liées à l'extration et au transport du charbon et du gaz utilisés dans les centrales allemandes.

En France, elles sont passées de 50 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 1990 à 31 millions de tonnes d'équivalent CO2.
Réponse de le 27/02/2018 à 20:53 :
Cé bian, vous dites tout ce que votre gourou Jancovici vous dit de penser, bon gracon. Au moins cette fois, ne mentez-vous pas en affirmant que l'Allemagne a augmenté ses émissions de GES à cause de EnR.
Vous commettez simplement la forfaiture d'éviter de voire l'évolution : si les Allemands ont pu dépenser des 'milliards' (on attendra de savoir combien), il ne dépensent plus guere puisque le niveau de tarif est quasi-egal au prix de marché, quant au charbon vous feignez de ne pas voire qu'apres le nuke, les Allemands vont s'y attaquer, vous n'avez pas osé lire les articles qui traitent du sujet.
Réponse de le 28/02/2018 à 10:49 :
@ Stéphane :

Les allemands n'ont pas augmenté leurs émissions de CO2 avec les ENR (encore heureux !) mais ils ne les ont pas vraiment diminué non plus. Et c'est ça le problème.

Quant au fait de sortir un jour du charbon après être sortis du nucléaire :

1) C'est des promesses dont on se demande bien comment et quand ils pourront les respecter, sachant qu'en absence de technologie de stockage ils en auront toujours besoin en backup de leurs énergies intermittentes.

2) Le climat de la planète n'attend pas.
a écrit le 27/02/2018 à 11:25 :
"Elle avait dépassé 102 GW en février 2012 et 94 GW en janvier 2017. Cela serait en partie dû, observe Nicolas Goldberg, du cabinet Colombus Consulting, à une baisse tendancielle, qui se retrouve d'ailleurs dans tous les scénarios élaborés par RTE."

On constate une baisse tendancielle de la consommation annuelle (et non pas de la puissance consommée en pointe), et ce depuis un maximum en 2010 à 490TWh (conso corrigée de l'effet climat). Cette baisse est continue mais très faible, puisqu'en 7 ans elle n'a baissé que de 15TWh soit 3% (soit encore -0.4%/an).

Cette baisse est en partie due à la baisse de la consommation électrique industrielle, qui a atteint son pic en 2000. Elle est aussi en partie due à la baisse de conso électrique spécifique pour le secteur résidentiel et tertiaire.
Réponse de le 27/02/2018 à 12:50 :
Il se trouve que depuis 2000 la France subit une désindustrialisation importante dont les 35 heures, établies justement en 2000, ne sont pas innocentes. Que se passerait-il si le mouvement venait à s'inverser ?
Réponse de le 27/02/2018 à 13:23 :
@ bruno_bd :

Oui, la conso d'électricité française est resté à peu près stable sur les 7 dernières années, avec un PIB lui aussi à peu près stable, et dans un contexte de désindustrialisation.

Donc si la croissance repart (rêvons un peu), si l'industrie revient en France, ou si les véhicules électriques deviennent rentables (ce qui est prévu sous 10-15 ans) et que tout le monde se met à en acheter, la conso électrique repartira à la hausse, contrairement aux plans prévisionnels de RTE.
a écrit le 27/02/2018 à 10:36 :
Une éolienne terrestre c'est 1500 tonnes de béton, environ 40 tonnes d'acier sans parler du mat et du transport.
1 tonne de béton c'est 800 Kg de CO2 produit (hors transport), donc 1200 tonnes de CO2 pour une éolienne terrestre et 2 400 tonnes de CO2 pour une éolienne maritime!!!
Cela fait quoi en voiture qui roulent???

De tels blocs de béton sont quasi impossible à détruire ensuite car ils sont trop massifs (cf. les bunker, l'aérotrain etc..); de plus c'est généralement à la charge du propriétaire du terrain.

Ecologique l'éolien...?????
Réponse de le 27/02/2018 à 16:48 :
L'éolien offshore flottant c'est 80% de l'éolien offshore, lui même le plus important à terme, donc pas de béton et entièrement recyclable y compris les pales (Akerma). Un socle béton d'éolienne terrestre va servir au delà de 100 ans. Par contre le nucléaire se sont des millions de tonnes de béton contaminés non recyclables au bout de 60 ans maxi dont on ne sait toujours pas quoi faire. En prix de décharge c'est ruineux et on n'y a pas la place et elles ne seraient pas faîtes pour çà. Les renouvelables sont moins émissives que le nucléaire sur tout leurs cycles respectifs. Oui ils sont plus écologiques que le nucléaire l'éolien et le solaire car recyclables, non radioactifs et fonctionnant parfaitement avec du stockage hydrogène, méthanation avec réduction de C02 et remplaçant du gaz donc de la chaleur et pouvant être injecté à bas coût dans les ex cavités de gaz et l'immense réseau de gaz européen n remplacement du gaz importé. De plus le solaire on peut en mettre sur son toit, les tuiles ou ardoises sont plus solides et moins chères que les tuiles ou ardoises classiques (voir Tesla solar roof). idem on peut avoir des vitrages solaires. On peut stocker, être autonome au plan local ou territorial donc éviter des câbles, des coûts de distribution élevés etc.
Réponse de le 27/02/2018 à 17:33 :
@ La réalité :

« L’éolien offshore flottant c’est 80% de l’éolien offshore »

Cette affirmation est mensongère, le flottant n’étant encore qu’à un stade expérimental. Et l’offshore est relativement limité par rapport à l’onshore, pour lequel le problème reste entier.
Réponse de le 27/02/2018 à 20:04 :
C'est évidemment "en potentiel" puisque la majorité des fonds marins sont de profondeur. Il existe déjà un parc flottant en Ecosse depuis plus d'un an qui produit plus que prévu et une dizaine de modèles largement testés dans le monde dont plusieurs proches d'être installés. La production étant très élevée elle suffit potentiellement largement à compléter nos besoins et au delà en particulier en Europe. Le secteur offshore ne date pas d'hier.
Réponse de le 28/02/2018 à 13:54 :
@ La réalité :

L’éolien offshore flottant doit encore résoudre des problèmes technologiques de stabilité face au vent et de vieillissement mécanique dû aux contraintes supplémentaires liées à la houle.

Peut-être que cette filière parviendra à les résoudre, mais peut-être pas.

Ça devient agaçant que chaque réponse des écolos face à un problème concret soit toujours de l’ordre du « potentiellement », « à terme », « bientôt ».

On croirait entendre F. Hollande parler de l’inversion de la courbe du chômage. Décidément vous portez très mal votre pseudo.
a écrit le 27/02/2018 à 10:20 :
Pour les couts de l'électricité il serait souhaitable, peut être, d'augmenter le cout de la consommation et de réduire les rentes. Exemple pour une petite maison dont la facture annuelle est de 180€ : Conso 30€, abonnement 100€, Taxes diverse et opaques 30€ et le reste en TVA.
a écrit le 27/02/2018 à 10:12 :
2 études nous montrent le coté obscure des énergies vertes.

1 - Le bilan des énergies renouvelables est très loin d'être vert.
La Fondation pour la recherche sur la biodiversité vient de publier les conclusions d'un colloque intitulé Biodiversité et transition énergétique: enquêtes sur des liaisons dangereuses.
Ainsi, on apprend que les éoliennes tuent chaque année des centaines de milliers
d’oiseaux, que l'énergie hydraulique est responsable de la disparition d’écosystèmes et que les bioénergies (biogaz et la biomasse) ont des effets négatifs sur la biodiversité.

2 - L'utilisation intermittante des centrales au gaz, pour répondre à l'intermittance des énergies renouvelables, augmente leurs émissions de CO2 comme le montre une étude de l'université de Loughborough, en Grande Bretagne.
Démarrer une centrale à cycles combinés, modifier sa puissance augmente les émissions de CO2 par kwh, parfois de façon importante.
Réponse de le 27/02/2018 à 12:25 :
Les énergies renouvelables se développent bien plus vite en production d'énergie comme en réduction des émissions de C02. En conséquence elles sauvent beaucoup plus de vies et de biodiversité que le nucléaire dont il faudra assumer la charge plus de 100.000 ans et qu'aucun moyen ne permet de trouver un langage de communication pour alerter sur une telle durée nos descendants de ses dangers.
Réponse de le 27/02/2018 à 12:55 :
@ La réalité :

Vous prenez le problème complètement dans le mauvais sens :

Les ENR se développent dans le monde grâce à des subventions gigantesques, tandis que le nucléaire est pénalisé voire interdit pour des raisons politiques.

Il est donc normal dans ces conditions que l’un se développe plus vite que l’autre.

Mais l’un est beaucoup moins efficace que l’autre :

Les allemands ont par exemple investi environ 300 milliards d’euros en subventions dans les ENR pour au final ne quasiment pas faire baisser les émissions de CO2.

Tandis que les français ont investi 118 milliards d’euros 30 ans plus tôt dans la construction de leur parc nucléaire et ont quasi totalement décarboné leur électricité.
Réponse de le 27/02/2018 à 13:16 :
@ La réalité :

Sur les déchets, supposons que dans 1000 ans l’humanité soit revenue à l’âge de pierre et ait complètement oublié l’existence de Cigéo.

Supposons qu’ils trouvent néanmoins le moyen de creuser à 500 mètres sous terre, sous une couche d’argile.

Supposons qu’ils decident de creuser précisément dans ce petit coin du département de la Meuse.

Supposons qu’ils ne se rendent pas compte en creusant de la dangerosité du truc (genre ils ont la technologie pour creuser à 500m sous terre mais ils n’ont pas de compteur geiger).

Supposons que la densité de population en surface soit équivalente à celle de Paris, soit 21000 hab/km2 (ce qui est impossible s’ils n’ont pas des technologies agricoles développées, mais supposons qu’ils les aient sans pour autant se rendre compte de ce qu’est Cigeo).

Supposons que ces humains soient un peu concons et décident tous dans un périmètre de 10 km à la ronde (soit environ 6,6 millions d’habitants) de se régaler avec une bonne blanquette de déchets.

Supposons qu’ils en meurent tous.

Supposons que ces humains soient vraiment très concons, et qu’un tel accident se produisent tous les 1000 ans, comme une horloge. Et pour ça il faut supposer que la dangerosité de ces déchets ne décline pas sur 100000 ans, ce qui est physiquement faux, et supposer qu’il y ait assez de déchets pour faire autant de blanquettes.

Vous arrivez alors à 660 millions de morts en 100000 ans.

Maintenant comparons cela avec un mix énergétique à l’allemande, où rien que le charbon provoque 4000 morts par an, rien que sur leur territoire.

Au bout de 100000 ans (car oui, si les humains sont assez stupides pour manger une blanquette de déchets nucléaires, ils le sont assez pour ne pas faire trop attention à la dangerosité de l’énergie qu’ils consomment), vous arrivez à 400 millions de morts.

Ce qu’il faut en déduire, c’est que ces scénarios produisent à peu près autant de morts l’un que l’autre. Mais l’un est ridiculement improbable, tandis que l’autre n’est que la prolongation de la situation actuelle constatée en Allemagne.
Réponse de le 27/02/2018 à 16:07 :
Les énergies fossiles depuis plus de 100 ans et le nucléaire depuis environ 70 ans ont reçu beaucoup plus de subventions, financements et soutiens divers au plan mondial que les renouvelables qui ont principalement pris leur essor global que depuis le début des années 2000, soit moins de 20 ans.

Voir : https://cleantechnica.com/2018/01/26/renewable-energy-doesnt-get-subsidies-fossil-nuclear-sources-gotten-continue-get/

Les renouvelables font désormais majoritairement l'objet d'appels d'offres sans subventions et les remportent. Quand il reste des subventions c'est entre autres pour soutenir les filières encore en retard sur la concurrence pour éviter de perdre les emplois et marchés mais leur réduction sont généralement programmées.

Le nucléaire continue d'être amplement soutenu pas les Etats au bout de près de 70 ans, quand les aides aux renouvelables commencent à être arrêtées et sinon très réduites dans la majorité des pays après seulement moins de 20 ans.

Il était préférable pour l'Allemagne de subventionner les renouvelables et d'avoir de nombreuses entreprises leader comme Siemens dans l'éolien, dans les secteurs du biogaz, du stockage etc donc de produire sur place et d'exporter que d'importer à la place des énergies fossiles qui sont au final plus coûteuses ou de déployer du nucléaire avec toutes les installations connexes.

Le nucléaire a vu son développement en effet se réduire fortement par manque de compétitivité, des Etats-Unis en passant par la France, la Corée, le Japon. La Chine et la Russie ont des difficultés et les contrats d'Etats signés sont des plus opaques mais allant souvent de pair avec beaucoup d'autres choses dont des ventes d'armements donc bien au delà des contrats les plus courants.

La France a installé un parc nucléaire de façon massive qui n'a longtemps pas été compétitif vu son prix total avec les énergies d'alors. Les prix remontent inexorablement et le prix actuel d'un EPR comme on le voit en Grande Bretagne ou en France n'arrive plus à être compétitif avec les renouvelables ni même stockage inclus dont les prix baissent rapidement également.

Les allemands on fermé plusieurs réacteurs nucléaires, il est donc normal que leur émissions n'aient que peu baissé dans le même temps alors que les renouvelables montaient en puissance mais les renouvelables font bien baisser les émissions et fermer de nombreuses centrales thermiques qui ne sont comparativement plus compétitives dans le monde.
Réponse de le 27/02/2018 à 16:29 :
Il y a de beaucoup de sites de stockage de déchets à très longue durée de vie nucléaire dont la plupart non satisfaisants, à problèmes et non aboutis. Et beaucoup d'autres endroits d'entreposages etc. Les risques de fuites ont très souvent été sous estimées comme plusieurs pays en ont eu à faire les frais des Etats-Unis à la Suède en passant par l'Allemagne etc

Il n'y a aucune garantie de sécurité sur des durées du plus de 100.000 ans. Des centrales sont installées en Iran, Arabie Saoudite, Emirats, Jordanie, Israel, Egypte, Soudan, Irak etc zone géographique instable. Il est évident que les risques augmentent et les centrales nucléaires sont à la fois un facteur de risque très élevé en cas de guerre et terrorisme mais aussi de dissémination nucléaire. L'Arabie Saoudite parmi d'autres prévoit de faire son propre enrichissement d'uranium comme l'Iran etc.

Ces pays n'ont en plus nul besoin de nucléaire vu leur potentiel renouvelables il y a donc derrière cela des aspect militaires. La France ne serait pas en mesure de défendre ses centrales en cas d'attaque militaire ou de terrorisme prononcé avec les conséquences que l'on imagine. Au plan mondial ce n'est donc pas la meilleure option, ni économiquement, ni en terme de baisse rapide des émissions et encore moins en terme de radioactivité et de risques.

Les renouvelables avec le stockage comme l'hydrogène et méthanation que l'on sait faire depuis longtemps dont la compétitivité arrive et autres vecteurs les plus propres ont bien plus d'impact positifs et de possibilités d'usages, de même que les autres secteurs comme la chaleur, l'efficacité énergétique etc. pas assez exploités et beaucoup d'autres. Elles sont de plus recyclables désormais le plus souvent à 100% et sont loin d'avoir épuisé leur potentiels d'innovations ni de baisse des prix.
Réponse de le 27/02/2018 à 18:02 :
@ La réalité :

Mon commentaire était une des nombreuses manières de montrer que le modèle de transition énergétique « à l’allemande » prôné par le militant écologiste de base est une imposture totale :

Le risque chiffré, quantifié, est des dizaines, des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de fois plus important en ne sortant pas en priorité des énergies fossiles.

Or les énergies solaires et éoliennes sont relativement inefficaces pour cela :

Les pays qui se lancent dans ces énergies (Allemagne, Espagne, Italie, etc) mettront éventuellement des siècles pour arriver au résultat que nous avons obtenu en 20 ans avec le nucléaire pour largement moins cher.

Et encore, à compter qu’ils y arrivent, avec des plans basés sur des technologies de stockage dont rien aujourd’hui ne permet de dire si elles dépasseront un jour le stade du démonstrateur, et sur une réduction de la consommation d’une ampleur qui n’est même pas souhaitable si on compte décarboner les secteurs du transport et du chauffage.

Dans la réalité, en l’absence de technologie de stockage massif, solaire et éolien sont incapables techniquement de remplacer massivement des énergies pilotables telles que le nucléaire ou les fossiles. Les comparer n’a donc aucun sens. Fonder sur elles nos espoirs de lutte contre le réchauffement climatique n’a aucun sens et conduit déjà systématiquement à l’échec.
Réponse de le 27/02/2018 à 21:01 :
Encore et toujours le troll Bachou vient pourrir un fil de discussion en esperant sottement qu'il arrivera a s'opposer à la marée des EnR.
L'Allemagne est passée de 5 à 36% d'EnR en 20 ans et ce alors que la pays est dense, froid et industrialisé, nous ferons mieux et à moindre frais et en bien moins qu'un siecle.
Le PV aujourd'hui en France c'est 5,5 c€ / kWh contre 32 c€ il y a 8 ans, que le nuke fasse pareil (plus au sud, c'est 3-4 c€/kWh) ! C'est plutot l'inverse avec l'EPR qui pour 24 Milliards € d'investissement demande un tarif de 10 c€ / kWh pendant 35 ans pour etre rentable.
Réponse de le 27/02/2018 à 21:07 :
Les renouvelables font bien baisser les émissions sinon celles en Allemagne auraient dû augmenter lors de la fermeture de 8 réacteurs dès les années 2010. Or elles ont malgré tout baissé légèrement depuis. Et plus encore dans les pays qui font des renouvelables de manière marquée. Le problème ne vient pas des renouvelables mais simplement des fossiles à disposition sur place et donc du prix pas assez élevé du C02 mais qui remonte est prévu plus élevé dans les années qui viennent et des énergies fossiles en général dont le prix est temporairement encore bas mais çà ne saurait durer en permanence et ils se reprennent depuis quelques temps. Les méthodes de stockage existent pour la plupart, c'est également juste une question de compétitivité suffisante mais çà approche et les choses évidemment progressent. Avoir 58 réacteurs fragilise plus que fortement la pays au plan militaire et terrorisme et si un accident majeur survenait nous ferions durablement la une des journaux comme pour le Titanic et notre situation serait peu enviable. De plus les prix d'un EPR n'arrivent plus à baisser alors que l'avantage va nettement aux renouvelables même les plus souvent stockages inclus. La GB le constate dans son mix. .
Réponse de le 28/02/2018 à 10:52 :
@ Steph et La réalité :

Super, pleins d'éoliennes et de PV ont été installés ! C'est les gens qui les fabriquent qui sont contents.

Mais de combien les fossiles ont baissés dans ces pays ? Et les émissions de CO2, elles ont baissé de combien à combien ?

Le climat se fout des éoliennes qu'on construit pour se donner bonne conscience, lui ce qui l'intéresse c'est les émissions polluantes.
a écrit le 27/02/2018 à 9:26 :
Quand je vois sur les routes ces magnifiques éoliennes qui tournent sans arrêt produisant de l’électricité en permanence je me dis que ça c'est le progrès. Ça ne coute rien, ça ne pollue pas et en plus c'est beau.

LE problème des activités liées à l'énergie c'est que le renouvelable n'est pas acceptable étant donné que l'actionnaire ne pourra pas se gaver de marge bénéficiaire dessus, du coup les vieux lobbys que sont ceux du pétrole et du nucléaire empêchent toute évolution dans ce domaine.

C'est le problème de l’accaparement des capitaux et outils de production dans quelques mains seulement, la concurrence y est totalement anéantie même quand pourtant cette concurrence nous propose des produits 1000 fois mieux.

Échec total du capitalisme.
Réponse de le 27/02/2018 à 10:14 :
Hélas, les chiffres des ingénieurs ne sont ni ceux des financiers ni ceux des politiques. Le site RTE-France indique la production électrique de l'instant, pour aujourd'hui: éolien 7%, Bio énergie 1%, solaire 0, gaz 10%, Hydraulique (barrage) 15% et 64% pour le nucléaire. Notons sauf avis contraire qu'une éolienne produit entre 50 et 90km/h de vent et que son rendement énergétique est voisin de 20% (ratio entre la puissance installée et produite), actuellement quelque 4000 éoliennes sont installées, que c'est laid, le pire est que ca ne produit que dalle.
Réponse de le 27/02/2018 à 10:26 :
Une éolienne ne produit de l'énergie que 24% du temps en moyenne, pour qu'une éolienne produise de l'énergie, elle doit atteindre une certaine vitesse.

C'est beau, si elle se trouve proche de votre habitation, se sera peut-être plus le même constant. Avec une perte de la valeur de votre bien au passage.
"oui aux éoliennes mais pas chez moi" génial.

Comme à votre habitude, votre raisonnement envoi du lourd, jamais de chiffre et toujours la même réflexion bateau.

Si on parlait de l'Allemagne et de leur échec en terme de transition, avec des rejets de CO2 très élevé,sans compter un surcoût d'environ 30 milliard par an ?

Vous parlez de capitalisme avec des outils de production appartenant à une entreprise publique en quasi monopole...

Quand on sait que le parti pirate en suède (parti ecolo) vient de signer pour des centrales nucléaires(canadien et chinois).

Encore des études bidons, qui sorte d'organisme avec un énorme parti pris, et surtout avec le fric des autres.

Je vous laisse chercher les chiffres concernant les coutsde production, les subventions et prix de rachat de l'électricité par edf d'une éolienne en mer, ça fais rêver...
Réponse de le 27/02/2018 à 10:48 :
"Le site RTE-France indique la production électrique de l'instant, pour aujourd'hui: éolien 7%"

Scandaleux en effet, ah le poids des lobbys hein... -_-

" jamais de chiffre"

Parce que ce sont ceux fournis par EDF dans lesquels je n'ai absolument aucune confiance et c'est en connaissance de cause que je parle là hein.

"Quand on sait que le parti pirate en suède (parti ecolo) vient de signer pour des centrales nucléaires(canadien et chinois)."

NOn le parti pirate n'est pas écolo, il vante internet énorme consommateur d'énergie donc il voit seulement midi à sa porte, vous désinformez mais ça on y est habitué hein... -_-

"Encore des études bidons, qui sorte d'organisme avec un énorme parti pris, et surtout avec le fric des autres."

Vosu dites dans le vide que les chiffres des autres sont bidons et venez nous abreuver de chiffres dont la seule source est un bénéficiaire du nucléaire.

Crédibilité zéro. Vous ne devriez vraiment pas venir troller ceux qui savent comment fonctionne le truc, vous ne faites qu'exposer un peu plus votre obscurantisme.

C'est vraiment moche ce que vous faites là et seulement guidé par votre seul intérêt et celui de votre réseau.

On ne peut pas discuter avec des fanatiques qui feraient mieux de ne pas trop m'énerver j'ai balancé déjà quelques vérités que la modération par sagesse a rattrapé mais peut-être qu'elle ne pourra pas vous sauver tout le temps hein.

Adieu.
Réponse de le 27/02/2018 à 12:21 :
Le parc nucléaire en France n'a qu'un rendement de 33%, sont taux de disponibilité tombe de plus en plus en plus souvent à moins de 62% et l''énergie de l'uranium n'est utilisée qu'à moins de 4%. Bref il ne sert principalement qu'à réchauffer l'atmosphère et son rendement global est bien inférieur à celui d'une éolienne ou du solaire.
Réponse de le 27/02/2018 à 12:59 :
les éoliennes sont loin de tourner et de produire tout le temps, le fait sans doute de quelque obscur complot oligarco-capitaliste qui arrive même à corrompre la météo e à empêcher le vent de souffler . Elles sont loin aussi de ne pas polluer, cf au dessus le post d'i-Citoyen. Quant à dire qu'elles sont belles... les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas.
Réponse de le 27/02/2018 à 16:35 :
"les éoliennes sont loin de tourner et de produire tout le temps, le fait sans doute de quelque obscur complot oligarco-capitaliste qui arrive même à corrompre la météo e à empêcher le vent de souffler"

Faites gaffe, vous êtes en train d'écrire comme churchill...

"Elles sont loin aussi de ne pas polluer, cf au dessus le post d'i-Citoyen."

Ah ouais !? Et c'est son commentaire le lien !? :D

"Quant à dire qu'elles sont belles... les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. "

Vous êtes tellement obnubilé par la contradiction que vous contredisez tout et n'importe quoi ce qui rend vos propos non crédibles.
Réponse de le 28/02/2018 à 11:11 :
NOn le parti pirate n'est pas écolo, il vante internet énorme consommateur d'énergie donc il voit seulement midi à sa porte, vous désinformez mais ça on y est habitué hein... -_-

Vous aimez dénigrez les autres, vous y prenez du plaisir on dirait.
Le parti pirate est classifié dans ce sens par de nombreux articles, il vante internet car il prône la liberté, et sur la toile elle est maximum.(après il faut vivre avec son temps).

Vous dites dans le vide que les chiffres des autres sont bidons et venez nous abreuver de chiffres dont la seule source est un bénéficiaire du nucléaire.

Non, je prend des chiffres officiels, et oui même en Allemagne où la capacité des éoliennes correspond à plusieurs réacteurs N, la production reste très variable pouvant fleureter avec les 1-2%, obligeant à produire avec des C thermique qui polluent.

Une énergie qu'on ne peut pas contrôler, qui produit trop quand on en a pas besoin et pas assez quand cela est nécessaire.


"Crédibilité zéro. Vous ne devriez vraiment pas venir troller ceux qui savent comment fonctionne le truc, vous ne faites qu'exposer un peu plus votre obscurantisme.

C'est vraiment moche ce que vous faites là et seulement guidé par votre seul intérêt et celui de votre réseau."

Troller, ce que vous faites sur tout vos postes... ca me fait bien rire, vous avez ce mérite.
Commencez par argumenter un minimum avec des chiffres et des exemples, pas avec du blabla.

Ne parlez pas de fanatisme, je ne suis pas contre le renouvelable mais en l'erat des choses sans stockage abordable, cela reste compliquer à mettre en œuvre avec des coûts élevés.
Je sais pertinemment que l'inconvénient du N sont les déchets.

Il ne faut pas oublier que dernièrement les grands fabricants allemand licencient (siemens -5000 emplois) dans l'éolien et que les chinois arrivent, et vont faire comme avec les panneaux solaire.
On va donc subventionner des entreprise étrangères (subventions à l'importation). Alors que le coût du N est intégralement sur le territoire sauf pour l'uranium.

Investir actuellement dans les ER n'est pas viable.
a écrit le 27/02/2018 à 8:45 :
Pour moi, il n'y a qu'une solution, appliquer la note n°6 du CAE qui consiste à augmenter le prix de l'énergie pour financer les charges sociales. Qui le comprendra?
a écrit le 26/02/2018 à 22:49 :
Selon une étude demandée par Gas for Climate : "les gaz renouvelables pourraient permettre d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris en faisant des économies"

C'est une approche partielle du secteur biogaz et biométhane donc non "globale" mais qui compte car concerne aussi des énergies importées coûteuses.

Les stockages en cavités naturelles sont les moins chers, les plus sûr, les moins coûteux et le potentiel est élevé tant en France qu'en Allemagne (plus de 500 TWh en Allemagne soit 6 mois de consommation, 172 sites en activité aux Etats-Unis)

Il faut y ajouter le très important potentiel "solaire thermique, hybride et en partie Csp" très sous exploités et entre autres "l'efficacité énergétique dans le secteur chaleur" : exemple Heat Roadmap Europe estime « qu’il y a plus de chaleur perdue pendant la production d’électricité en Europe que pour chauffer tous les bâtiments du continent ».

Le consortium Gas for Climate, créé en 2017 dans le but d’analyser et de sensibiliser le public au rôle des gaz renouvelables dans un système énergétique neutre en carbone est composé de 7 entreprises européennes dans la gestion des infrastructures gazières (Enagás, Fluxys Belgium, Gasunie, GRTgaz, OGE, Snam et TIGF) et de 2 associations industrielles de biométhane (European Biogas Association et Consorzio Italiano Biogas)

Engagé à atteindre un objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre dans l’Union européenne d’ici 2050, ce consortium a demandé au Cabinet Ecofys (filiale du groupe Navigant) d’étudier le rôle des gaz renouvelables dans un système énergétique neutre en carbone au plan européen (« modéliser la conception la plus économique du système énergétique de l’UE d’ici 2050 en conformité avec l’objectif des accords de Paris »).

Le rapport d’Ecofys conclue qu’il est possible d’augmenter la production de gaz renouvelables (biométhane et hydrogène renouvelable) d’ici 2050 de plus de 120 milliards de m3 par an. Le potentiel du biométhane est fondé sur un scénario conservateur d’utilisation durable de la biomasse en Europe.

L’Union européenne économiserait 140 milliards d’euros chaque année. Les objectifs de l’accord de Paris pourraient donc être atteints en faisant des économies.

Les gaz renouvelables correspondent à tout gaz produit au moyen de sources renouvelables :

– biométhane produit par méthanisation de biomasses agricoles ou d’autres déchets organiques
– biométhane produit par pyrogazéification de résidus forestiers
– hydrogène produit par l’électricité renouvelable
– méthane de synthèse issu de la méthanation

Le scénario suppose une forte augmentation de l’offre de gaz renouvelable en combinaison avec l’électricité renouvelable.

Sur la base d’hypothèses prudentes, il est possible de produire 122 milliards de m3 de gaz renouvelable dans l’UE d’ici 2050. Ce gaz consiste en 98 milliards de m3 de biométhane, produit de manière durable tout en améliorant les revenus des agriculteurs et en stimulant le développement rural.

D’au moins 24 milliards de m3 d’hydrogène renouvelable. Cela peut être réalisé en utilisant de l’électricité renouvelable bon marché pour produire de l’hydrogène et en utilisant des déchets, des résidus et des cultures durables pour produire du biométhane. Les agriculteurs en Italie et en France ont commencé à appliquer des pratiques de cultures séquentielles innovantes pour produire plus de biomasse sur les terres agricoles existantes de manière durable.

L’utilisation de ce gaz renouvelable, intelligemment combiné avec de l’électricité renouvelable en utilisant l’infrastructure gazière existante, peut générer des économies annuelles de 138 milliards d’euros d’ici 2050 par rapport à un système énergétique dans lequel aucun gaz n’est utilisé.

Les 3 principaux facteurs qui contribuent à ces économies sont:

a) Dans le chauffage des locaux, le prix relativement plus élevé des pompes à chaleur électriques et l’isolation supplémentaire par rapport aux chaudières gaz ou systèmes hybrides

b) La nécessité de moderniser les infrastructures pour les pics de temps froid ou chaud comparé à la possibilité d’utiliser l’infrastructure gazière existante pour fournir de l’énergie flexible

c) le différentiel de prix entre les options de stockage d’énergie.

Les interconnexions BBL (Gaz) et BritNet (Electricité) sont comparables en longueur et route suivie. Transporter 1 kW d’énergie sur 100 km à travers BritNet coûte environ 230 euros. Transporter la même quantité d’énergie sur la même distance via BBL coûte 9 euros.

https://www.gasforclimate2050.eu/our-vision
Réponse de le 27/02/2018 à 10:18 :
Vous oubliez un détail: pour produire du biogaz, il faut le maintient d'un secteur agricole et agroalimentaire qui produit beaucoup de déchets.

Or les émissions de gaz à effet de serre "du champ à l'assiette" représente presque 1/3 de l'essemble des émissions en France.
Réponse de le 27/02/2018 à 12:17 :
@ Luc : vous avez oublié de vous alimenter ! Vous mélangez les différents gaz biogaz et méthane et origines évoquées et les manières de réduire les émissions en les exploitant. Et vous faites l'amalgame des différentes causes d'émissions agricoles. Approfondissez un peu le sujet sinon on ne va pas y arriver !
a écrit le 26/02/2018 à 21:32 :
Je suis surprise du commentaire de l'auteure de cet article concernant l'éolien offshore "Avec des facteurs de charge et une prévisibilité nettement supérieurs à ceux du solaire ou de l'éolien terrestre, cette énergie pourrait jouer un rôle significatif dans le passage des pointes de consommation": je ne vois pas comment une meilleure prévisibilité d'absence de vent contribuera à fournir de l'électricité lors des pointes de consommation... Et un facteur de charge de 40% signifie tout de même 60% d'indisponibilité. Fort heureusement nous assistons à un retour du religieux: quelques chèvres en sacrifices nous permettront de s'assurer les bonnes grâces du dieu Eole lors des pointes de consommation électrique!
a écrit le 26/02/2018 à 21:30 :
On nous prépare aux Augmentations sans cesse des prix et des taxes sur l’électricité et ne pas nous la fournir.

Soyez heureux.
a écrit le 26/02/2018 à 20:44 :
"il deviendra intéressant de se chauffer au gaz, y compris sur un plan environnemental."
avec le bio-gaz, la taxe carbone sera de combien ? 40€/tonne en 2017, 60 en 2018, y aura une règle de trois selon les mélanges réalisés ? Il sera sans doute plus cher que celui qu'on connait (dont le prix est "relatif", s'il sort tout seul, prix 0$/m3, sauf frais annexes).
L'ennui est que ça va être long pour avoir 50% de biogaz vu les volumes immenses à fabriquer. La chaudière gaz a pour intérêt d'avoir une consommation électrique plutôt constante (circulation, ventil, ...180W la mienne), ça ne perturbe pas le réseau par des pointes.
Les projets d'avenir sont quand même de réduire la consommation d'énergie, rendre les habitats plus sobres, ainsi, des réacteurs deviendront inutiles.
a écrit le 26/02/2018 à 18:56 :
4ème ligne de l'intro: qu'en "sera-t-i" (verbe être), et non qu'en "saura-t-il" (verbe savoir)

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