Eolien marin : Siemens Gamesa réinjecte dix millions d’euros au Havre

Comme un pavé dans la mer. Alors que la polémique sur l’éolien bat son plein sur fond de campagne électorale, le groupe hispano-germanique annonce une nouvelle salve d’investissement dans la ville d’Edouard Philippe.

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Livrable dans moins d'un an, la future usine de Siemens Gamesa emploiera 750 salariés
Livrable dans moins d'un an, la future usine de Siemens Gamesa emploiera 750 salariés (Crédits : SGRE)

Siemens Gamesa aurait-il voulu faire une réponse (sonnante et trébuchante) aux contempteurs de l'éolien qu'il ne s'y serait pas pris autrement. Filippo Cimitan, son président pour la France, a annoncé ce vendredi (19 juin) que sa maison mère allait investir plus de dix millions d'euros, au Havre, pour construire ce qui est présenté comme « le premier centre de formation français entièrement dédié à la production d'éoliennes offshore ».

Imaginé en partenariat avec l'UIMM et l'Afpa, ledit centre sera aménagé dans un vaste complexe de bâtiments en cours de réhabilitation dans un quartier populaire (Caucriauville). Dès la rentrée prochaine, il formera les premières cohortes d'opérateurs qui iront rejoindre l'usine d'assemblage de pales et de nacelles en construction sur le port du Havre et dont l'inauguration est programmée au premier semestre de l'année prochaine.

750 emplois à créer

Les besoins sont importants. L'industriel, qui s'attend à recruter essentiellement du personnel non qualifié, promet l'embauche de 750 collaborateurs pour ce site qui doit équiper cinq des six parcs en cours de développement sur le littoral français (Dieppe-Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-mer, Saint-Brieuc et Yeu-Noirmoutier). « Siemens Gamesa démontre une nouvelle fois sa volonté de créer, au Havre, un projet de territoire complet et industriellement ambitieux », commente Filippo Cimitan.

Le propos devrait résonner agréablement aux oreilles d'Edouard Philippe. Ce nouvel investissement vient, en effet, conforter la stratégie de « transition écologique et industrielle » initiée par l'ancien Premier ministre dans l'espoir de compenser la fermeture de la centrale à charbon ainsi que celle des ateliers de production de l'usine Dresser Rand (propriété de Siemens Energy) positionnée, elle, sur les marchés du gaz et du pétrole.

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Commentaires 2
à écrit le 19/06/2021 à 12:59
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10 millions, damned, le montant fait fremir. On continue de penser petit, c'est bien francais, alors qu'il faudrait 100 fois plus.

à écrit le 19/06/2021 à 1:08
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bravo Eduard Philippe. Bravo Le Havre pour son attractivite. Attractivite, herance d une lourde tradition portuaire, commerciante et industrielle. Bravo aux ouvriers , aux petites mains qui se dedient chaque jour a leur tahe quotidienne. Ce tissu viv...

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