ArcelorMittal renonce à rallumer les hauts-fourneaux de Florange
latribune.fr

ArcelorMittal, Florange, acier
Reuters
latribune.fr

ArcelorMittal, Florange, acier
Reuters
À l'arrêt depuis 2012, les hauts-fourneaux de Florange (Moselle) ne seront jamais rallumés. La décision a été actée ce lundi 17 décembre par le groupe ArcelorMittal, lors d'un comité central d'entreprise extraordinaire (CCE), à Paris. Le numéro un mondial de la sidérurgie entend privilégier les investissements dans les activités de transformation à haute valeur ajoutée, plutôt que de relancer une filière liquide à Florange.
Pour autant, le groupe injectera 22 millions d'euros supplémentaires sur le site pour augmenter ses capacités de galvanisation des produits en acier destinés notamment au marché automobile.
ArcelorMittal avait annoncé en 2012 sa décision d'arrêter les deux hauts-fourneaux produisant de l'acier brut à Florange, suscitant un tollé syndical et politique. L'arrêt de la filière de production d'acier brut (agglomération, hauts-fourneaux, aciérie) entraînait la suppression de 629 postes.
Une période d'observation de six ans avait toutefois été instaurée durant laquelle le groupe s'était engagé à ne procéder à aucun licenciement et à investir 180 millions d'euros sur cinq ans. À l'issue de ce laps de temps, une décision devait être prise sur la relance ou non de la production d'acier liquide à Florange.
À lire également
ArcelorMittal a assuré avoir rempli ses engagements dans le cadre de cet accord signé en 2012 avec l'État : les 629 personnes concernées par les suppressions de postes ont été reclassées ou sont parties en retraite, et le groupe a investi depuis lors plus de 300 millions d'euros.
(avec AFP)
latribune.fr
Acier : entre surcapacités chinoises et barrières américaines, la sidérurgie européenne sous pression
Éolien en mer flottant : la filière est prête à passer à l’échelle industrielle en Méditerranée
Nucléaire : EDF s'apprête à signer un méga-contrat pour le génie civil de ses six EPR2
L’accord Trump-TotalEnergies sur l’abandon de l'éolien offshore attaqué en justice par sept États