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En Europe, la mobilité électrique générerait 200 000 emplois d’ici 2030

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(Crédits : Pixabay)
Un rapport établi par Cambridge Econometrics pour l’European Climate Foundation prévoit que le développement de l’ensemble des filières auto faisant appel aux énergies nouvelles va générer des dizaines de milliers de nouveaux emplois à travers le continent.

Les différentes filières automobiles en Europe vont bénéficier de l'essor de la mobilité électrique dans les années à venir. En particulier en termes d'emploi, où pas moins de 206 000 nouveaux postes devraient être créés à l'horizon 2030, selon un rapport rendu il y a quelques semaines par Cambridge Econometrics, réalisé pour l'European Climate Foundation.

Dans le détail, tous les maillons de la chaîne de fabrication sont appelés à contribuer à cette progression, au premier rang desquels les services (environ 100 000 nouveaux emplois d'ici 2030), puis l'industrie (60 000 environ) et les équipements électriques (un peu moins de 40 000).

L'association Avere France, qui œuvre à la promotion du véhicule électrique dans l'Hexagone, estime pour sa part que « dans les faits, tout dépendra du mix énergétique et aussi de l'origine de la production des véhicules et de leurs différents composants ». Et d'ajouter que « d'où l'intérêt pour l'Europe de garder la main sur la production de certains composants-clés de la voiture électrique ».

Lire aussi : Un hélicoptère électrique pour aller au bureau ?

23% de parts de marché en 2030 ?

Le rapport, qui mise sur 23% de parts de marché en Europe pour le véhicule électrique en 2030, met également en avant l'aspect fondamental du développement des infrastructures. Pour cela, selon Cambridge Econometrics, c'est l'ensemble des acteurs de la mobilité qui devra se mettre à l'ouvrage, des pouvoirs publics aux industriels.

L'idéal, dans les années à venir, serait ainsi de compter un site de bornes de recharge rapide tous les soixante kilomètres en Europe, à en croire le document. Soit, tout de même, environ 2 400 points pour mailler les plus de 71 000 kilomètres d'autoroutes que compte le territoire européen. Au total, réseau secondaire compris, il faudrait installer pas moins de 14 000 points de recharge rapide pour aider au développement de l'électromobilité d'ici 2025, avec un équilibre à un point de recharge rapide pour 300 véhicules électriques.

Pour rappel, les ventes de voitures électriques en France ont battu en record en 2017. Elles ont pour la première fois franchie la barre des 30 000 immatriculations.

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Commentaires
a écrit le 28/07/2018 à 15:20 :
200 000 emplois pour 550 millions de personnes, c'est pas mal quand même.
"mailler les plus de 71 000 kilomètres d'autoroutes" argg, je ne roule pas sur autoroute (sauf pour monter en Suède, pas trouvé de raccourci), ça ne sera donc pas pour moi.
On n'imagine quand même pas remplacer 100% des véhicules à pétrole par des électriques ? Soit y aura les deux soit il y aura moins de véhicules qu'avant, aux gens de s'adapter, partager, covoiturer, louer, rester à la maison, ....
J'avais lu que vu les usages (souvent local), 1 million de voitures pouvaient être alimentées par 2% d'économies d'énergie électrique chez chacun. A voir si le calcul est bon. Si oui, pour dix millions, ça sera plus difficile (à part isoler mieux pour dépenser moins sans devoir changer ses habitudes).
a écrit le 26/07/2018 à 21:10 :
Générer des emplois ne veut rien dire, si chacun voulait faire son potager combien d'emplois générés?
a écrit le 23/07/2018 à 15:58 :
S'agit il vraiment d'un problème d'emplois ?

Probablement qu’une étude du VroumvroumCo2 Consortium contredit cette analyse et affirme que la pollution serait profitable à l’économie, pour d’obscures raisons de prix du baril, de sauvegarde des revenus et d'un pseudo savoir-faire ancestral... D’autres y trouveront une forme de liberté, celle d’avoir le droit d’acheter des véhicules pouvant développer 200 CV et atteindre les 200 Kmh et à devoir rouler à 130 ou à 80 Kmh. Des rebelles dans l’âme, ou bien une forme d’abstinence auto frustratoire ? Même s’il s’agit bien d’autos, on est bien loin du Fordisme initial.

Plus sérieusement,
la mutation en cours, dans la quelle de grandes puissances investissent massivement profitant de l’aubaine pour changer de technologie (plutôt que de perdre du temps à tenter de rattraper les plus anciennes), devrait bouleverser le marché mondial. De toute façon, l’équipement en véhicules individuels auquel tout le monde aspire aurait conduit à l’impasse d’une pollution telle que la planète en deviendrait inhabitable. Pour les populations, les COP sont rassurantes (ou angoissantes suivant les cas) mais elles présentent encore l’inconvénient de faire appel aux bonnes volontés plus qu’a des arguments dissuasifs. Les taxes offrant comme prétexte d’être opportunistes plus que préventives, elles restent néanmoins un bon moyen d’orientation et de répartition.
Côté argument économique, la production à partir d’énergies renouvelables a atteint le seuil de rentabilité industrielle et il ne manque plus grand-chose pour rendre l’ensemble cohérent, en compensant par exemple les problèmes d’intermittence. On ne peut qu’espérer que des évolutions technologiques permettent de résoudre rapidement le problème du stockage d’énergie. Peu importe d'où vient la solution, puisqu’il s'agit d'enjeux environnementaux, donc universels tout autant que les problèmes à résoudre.
L’intelligence et l'inventivité seront probablement les meilleurs moyens de lutter contre la pollution. Les emplois suivront, qu'ils soient nombreux ou pas, s'agit il vraiment du problème ?
a écrit le 23/07/2018 à 15:13 :
Comme @ didou, j’ai de sérieux doutes sur ces rapports qui promettent toujours plus d’emplois. On devrait faire le point, depuis 1992 a la création de l’Europe, que ne nous a ton pas fait miroiter : Une vie meilleure, des emplois à profusion, c’était le genre d’arguments dans la bouche et dans les écrits de tous les politiques et les éditocrates leader d’opinion .Je m’en souviens encore, comme si c’était hier.26 ans plus tard ou en est-on ? On peut constater que rien de ce qui était attendu ne s’est réalisé, au contraire les crises financières se succèdent, le chômage stagne voire empire, les emplois sont devenus précaires. Seuls les spéculateurs et les rentiers y ont trouvé leur compte, et ils remettent cela avec l’argumentation du renouveau énergétique. Détruire une filière moteurs thermiques pour en créer une tout électrique, en justifiant que cela aura une incidence climatique.. …une vraie chimère, mais pas pour tout le monde.
a écrit le 23/07/2018 à 11:46 :
Créerait 200 000 emplois ... tout en détruisant 400 000 emplois dans le secteur des véhicules thermiques ( chiffre vraisemblable mais tout aussi peu vérifiable que le précédent ).
Nous faire croire que les nouvelles énergies sont créatrices nettes d'emploi est une escroquerie. Faut il pour autant ne pas y aller ? > non ... mais pas en en mentant aux gens.

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