"Sodexo relève son objectif de croissance interne "

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Le groupe de restauration collective porte à 4,5 % ses prévisions de hausse du chiffre d'affaires annuel tout en notant une pression inflationniste sur les prix des denrées alimentaires.

Comment expliquez-vous que vos résultats semestriels font apparaître une croissance organique du chiffre d'affaires supérieure à vos attentes ?

D'une manière générale, nos résultats sont bons malgré un environnement conjoncturel qui reste perturbé. La marge opérationnelle de Sodexo est passée de 5,7 à 5,9 %, pour un chiffre d'affaires de 8,27 milliards d'euros en progression de 10,4 %. Ces performances sont conformes à nos attentes, sachant que la croissance organique de l'activité, qui a atteint 4,8 %, s'est révélée plus forte que prévu. Cela nous a d'ailleurs conduit à relever notre objectif annuel de croissance interne du chiffre d'affaires à 4,5 % contre une fourchette initialement attendue entre 3 et 4 %. Cette révision à la hausse est liée à la solidité de notre carnet de commandes, notamment dans les pays émergents et le segment de la santé aux Etats-Unis. Plus globalement, cela confirme que notre offre globale de services répond aux attentes de nos clients en termes d'amélioration de qualité de vie au quotidien et de compétitivité.

Vous n'avez par rehaussé votre prévision de résultat opérationnel. Pour quelles raisons ?

Pour une bonne raison : nous assistons à une poussée inflationniste à la fois dans les pays émergents et dans les pays occidentaux, notamment sur les prix des denrées alimentaires, qui constituent 30 à 35 % d'un contrat de restauration. Néanmoins, nous pourrons répercuter en grande partie ce surcoût grâce aux clauses d'indexation annuelles figurant dans nos contrats. Par ailleurs, l'environnement économique reste difficile.

Votre activité en Grande-Bretagne souffre en raison de l'austérité budgétaire. Ces problèmes de finances publiques en zone euro représentent-ils une menace pour vos marchés publics ?

Au contraire, la volonté des États européens d'optimiser leurs dépenses constitue une source d'opportunités pour Sodexo grâce aux économies potentielles que nous proposons au travers de nos offres d'intégration de services du quotidien. Le secteur public représente aujourd'hui 20 à 25 % de notre chiffre d'affaires réalisé en Europe. La situation est particulière en Grande-Bretagne car le pays est déjà très en avance dans ce domaine. 50 % des revenus de Sodexo en Grande-Bretagne proviennent des marchés publics. Nous travaillons actuellement avec nos clients sur des solutions leur permettant d'atteindre leurs objectifs.

Quelles sont les avancées dans le conflit qui vous oppose au syndicat américain SEIU (Services Employees International Union) depuis maintenant deux ans ?

Je vous rappelle qu'il ne s'agit pas d'un conflit social mais bien d'une lutte d'influence engagée par une organisation syndicale, SEIU. Cette organisation mène depuis deux ans une campagne systématique de dénigrement dans le seul but de gagner de nouveaux adhérents et donc, de veiller à ses propres intérêts financiers. En effet, SEIU cherche à obtenir la totalité de la représentation syndicale de Sodexo aux États-Unis sans passer par le bulletin de vote, or nous considérons que nos collaborateurs sont en droit de choisir le syndicat qui les représentera. Dans ce contexte, la filiale américaine de Sodexo a décidé en mars de déposer une plainte auprès de la Cour fédérale du district Est de Virginie pour « intimidation, extorsion et chantage ». Je tiens à vous rappeler que Sodexo a toujours été en faveur du dialogue social. Un exemple aux États-Unis, nous avons signé plus de 300 accords avec plus de 33 organisations syndicales représentants nos salariés.

Contrairement à Compass, qui se renforce dans la restauration collective, pourquoi choisissez-vous d'élargir votre offre de services ?

Nous sommes les seuls à proposer d'une manière intégrée l'ensemble des services, qui permettent d'améliorer la qualité de vie au quotidien et la compétitivité de nos clients. Nous proposons des solutions de facility management (services généraux) qui en cinq ans sont passées de 18 % à 25 % de notre chiffre d'affaires, des solutions de motivation, sans oublier évidemment la restauration. Un seul chiffre prouve la pertinence de cette stratégie, la croissance des services de facility management évolue deux fois plus vite que celle des services de restauration. Cette tendance se confirme au travers du nombre croissant d'appels d'offre multiservices lancés par nos clients.
 

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