Leclerc passe à l'offensive sur le web

 |  | 478 mots
Lecture 2 min.
Le groupement des centres E.Leclerc va se doter d'un site-portail qui abritera son enseigne de voyage, dès avril, puis ses produits culturels, à l'automne, et son assortiment de produits techniques, en 2013.

Le succès du E.Leclerc Drive donne des ailes au groupement présidé par Michel-Edouard Leclerc. L'enseigne prépare le lancement de sites de vente en ligne. "Nous multiplierons les points de retrait des colis en France", a précisé le patron du groupement aux 40,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires réalisé en 2011.

L'enseigne connue pour ses bas prix entend reproduire le modèle à succès du Drive, concept de vente en ligne rentable car sans livraison : ses clients commandent par internet ce qu'ils retireront dans un magasin Leclerc ou sur son parking. En 2011, le drive ? Leclerc en exploite désormais 143 en France ? a contribué pour un tiers à la croissance tricolore du groupement.

"Cela a été une année exceptionnelle", a observé Michel-Edouard Leclerc ce mardi, lors de la présentation de ses résultats annuels. Ce concept de vente en ligne, dont Leclerc a vanté tous les mérites à grands renforts de spots télévisés, représente désormais 2,1% des ventes du groupement (32,5 milliards d?euros de chiffre d?affaires, hors carburant, en progression de 5,5% par rapport à 2010). Il va poursuivre sur cette voie, en ouvrant environ 106 Drive en 2012. « Nous atteindrons les 400 dès 2014 », précise Leclerc. "Et, en 2015, le drive représentera 4,5% à 5% de nos ventes", juge Jean-Claude Pénicaud, en rappelant qu?à cette date E. Leclerc aura « dépassé » le groupe Carrefour, premier distributeur en France.

Mais, en ligne, E. Leclerc ne va se contenter de vendre des yaourts, couche-culottes et autres bouteilles d?eau. Dans un pays où le e-commerce a bondi de 22% en 2011, pour atteindre pas moins de 37,7 milliards d?euros, selon les chiffres de la Fevad, le groupement compte prendre position sur le marché non-alimentaire. Et peu importe que le groupement opère sous le statut d?une coopérative de détaillants indépendants. Ce mode de vente directe n?est pas incompatible avec le mode opératoire d'un groupement, jure Leclerc. Car, chaque adhérent se verra rétrocéder les sommes dépensées en ligne par un client en fonction de son code postal.

Le groupement va s?attaquer aux deux gros marchés du e-commerce. Avec d?abord, le tourisme dont les ventes ont progressé de 14% l?an dernier. Ce sera pour avril, avec une offre de « tour-operators et ventes-flash ». Puis, à l?automne, Leclerc se lancera sur le marché des produits culturels en ligne et du multimédia.

« Nous aurons alors une promesse globale d?enseigne », précise Michel-Edouard Leclerc. Le groupement jure qu?en ligne il sera aussi moins cher que tous les autres. En 2011, dans ses 750 magasins, les prix constatés étaient de l?ordre de 5% inférieurs à ceux pratiqués chez ses concurrents. Un positionnement qui l?a aidé à s?adjuger 0,6 point de part de marché supplémentaire. L?enseigne représente désormais 18% du marché français, derrière Carrefour et ses 21,1%.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/02/2012 à 16:50 :
....aura "dépassé" !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :