Monoprix (Casino) va racheter le chausseur en ligne Sarenza

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En rachetant Sarenza, le groupe Casino souhaite renforcer sa filiale Monoprix dans le lifestyle.
En rachetant Sarenza, le groupe Casino souhaite renforcer sa filiale Monoprix dans le "lifestyle". (Crédits : STEPHANE MAHE)
La filiale du groupe Casino, Monoprix, a annoncé, ce lundi, être entrée en négociations exclusives en vue de racheter l'un des leaders de la vente de chaussures en ligne Sarenza. L'objectif : accélérer sa transformation digitale et se renforcer dans le "lifestyle".

(Article publié le 19 février à 9h42, mise à jour à 13h40 avec la réaction du Pdf de Sarenza sur Twitter)

Monoprix, filiale du groupe Casino, a annoncé ce lundi être entrée en négociations exclusives avec le chausseur en ligne Sarenza, en vue d'une acquisition. L'enseigne de distribution dit vouloir se renforcer dans le commerce en ligne et se positionner comme un leader omnicanal du "lifestyle" (mode, décoration, beauté).

Dans un communiqué, Régis Schultz, le président de Monoprix, a réagi :

"Après l'accord conclu avec Ocado en novembre dernier qui renforce notre positionnement leader sur les livraisons de produits alimentaires, Monoprix, avec Sarenza, se positionnera comme un acteur majeur de l'e-commerce non alimentaire".

Le montant de cette opération n'a pas été révélé pour le moment. La finalisation de la transaction, qui devrait avoir lieu dans les prochaines semaines, reste encore soumise à la consultation des instances représentatives du personnel de Monoprix et de Sarenza, ainsi qu'à l'approbation de l'Autorité de la Concurrence.

L'avenir de Sarenza "consolidé"

Si ce rachat est acté, l'ensemble de l'offre de chaussures de Sarenza sera donc, à terme, disponible sur le site Monoprix.fr. Le groupe Casino souligne que cette transaction permettra au chausseur en ligne de "consolider son avenir" en intégrant un grand groupe.

Le Pdg de Sarenza Stéphane Tréppoz semble acquiescer en postant sur son compte Twitter, en tout début de matinée :

"Se battre ensemble face aux Gafas"

Présent dans 30 pays en Europe avec une offre qui rassemble 650 marques et "près de 40.000 modèles", Sarenza fait encore acte de résistance face au géant américain Amazon. Il est le deuxième chausseur en ligne de France. En 2016, le site de vente français a écoulé pour 125 millions d'euros de chaussures, devançant Amazon (100 millions d'euros) et la pépite grenobloise Spartoo. Le site a réalisé un chiffre d'affaires (avant retours) de plus de 250 millions d'euros sur son denier exercice.

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Sarenza, deuxième chausseur en ligne en France

(Un graphique de notre partenaire Statista.)

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Monoprix lui, est installé dans plus de 250 villes en France, avec 800 magasins. L'enseigne a réalisé un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros en 2017.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 19/02/2018 à 15:03 :
A vouloir tout faire on ne fait rien de bien, Casino ferait bien de travailler sur ses hypermarchės
a écrit le 19/02/2018 à 12:29 :
Que va devenir le duo Stéphane Treppoz et Hélène Boulet Supau ?
Réponse de le 20/02/2018 à 7:29 :
Des vacanciers ,comme trois les « start upers «  français. Eux au mois ne se sont pas vendus à des américains ou des japonais....

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