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Prêt-à-porter : Inditex (Zara) a réalisé en 2023 le meilleur premier trimestre de son histoire

latribune.fr

Publié le 07 juin 2023 à 09:38 - Mis à jour le 07 juin 2023 à 10:03

Inditex, le proprietaire de zara, suspend ses activites en russie

Inditex, propriétaire de sept marques, dont Zara, Bershka et Massimo Dutti a vu son bénéfice net bondir de 54% au premier trimestre 2023.

VINCENT WEST

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Inditex, propriétaire de la marque Zara, a dégagé 1,17 milliard d'euros de profits, contre 760 millions d'euros au premier trimestre 2022, un record pour le groupe espagnol. Une véritable performance alors que de nombreux acteurs du prêt-à-porter souffrent.

Tous les acteurs du prêt-à-porter ne sont pas à la peine. Le géant espagnol du vêtement Inditex, propriétaire de sept marques, dont Zara, Bershka et Massimo Dutti, a vu son bénéfice net bondir de 54% au premier trimestre. Ce résultat est le meilleur jamais enregistré par Inditex pour cette période.

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Sur cette période, qui s'est achevée le 30 avril en raison d'un exercice décalé, le leader mondial du prêt-à-porter a dégagé 1,17 milliard d'euros de profits, contre 760 millions d'euros au premier trimestre 2022. En excluant la provision de 216 millions d'euros effectuée voilà un an pour faire face aux conséquences de la guerre en Ukraine, le bénéfice du groupe de mode bon marché s'affiche en hausse de 24%.

Forte progression des ventes en boutiques comme sur Internet

Son résultat opérationnel (Ebitda) s'est pour sa part élevé à 2,19 milliards, soit 14% de plus que sur la même période de 2022, malgré un environnement mondial compliqué, précise le groupe dans un communiqué publié mercredi. Inditex explique cette dynamique par la forte progression de ses ventes, qui ont atteint 7,61 milliards d'euros, soit 13% de plus que voilà un an (6,74 milliards d'euros), avec une « évolution très positive tant en boutique que sur internet ».

Compte tenu des obstacles rencontrés, un si bon résultat n'était pas attendu par les analystes interrogés par Factset, qui tablaient en moyenne sur 975 millions d'euros de bénéfice. Le groupe a en effet souffert de la guerre en Ukraine, qui l'a conduit à se séparer de ses 514 magasins en Russie, jusqu'alors son deuxième marché mondial après l'Espagne. Il a également vu ses coûts de production grimper en raison de la forte inflation dans le secteur de l'énergie et des transports - partiellement absorbée par une hausse des prix décidée courant 2022. Cette inflation a d'ailleurs entraîné un conflit social inédit au sein du groupe, qui a accepté mi-février des hausses de salaires dans plusieurs pays pour compenser la baisse de pouvoir d'achat de ses salariés.

Un deuxième trimestre qui commence aussi fort

Au vu des bons résultats du premier trimestre, le groupe textile - piloté depuis plus d'un an par Marta Ortega, fille du multimilliardaire et fondateur d'Inditex Amancio Ortega - se dit optimiste pour l'année 2023. Le géant de la mode, qui vient d'ouvrir sa première boutique au Cambodge, portant à 5.800 le nombre de ses magasins dans le monde, a en effet connu un bon début de deuxième trimestre, avec des ventes en hausse de 16% entre le 1er mai et le 4 juin.

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Au vu de ce chiffre, « nous continuons d'anticiper une forte dynamique des ventes dans nos magasins » en 2023, souligne dans son communiqué le numéro un mondial du prêt-à-porter, qui tiendra en juillet son assemblée générale. Inditex proposera alors à ses actionnaires le paiement d'un dividende de 1,20 euros par action, lié au bénéfice record de 4,13 milliards d'euros engrangé en 2022, précise le communiqué.

Un univers fortement secoué

Ces résultats détonnent dans un univers secoué depuis plusieurs mois par une violente crise, qui s'est notamment traduite par la liquidation de Camaïeu en septembre 2022 et les placements en redressement judiciaire au début de cette année de Go Sport (depuis en grande partie repris par Intersport) et de Gap France (repris partiellement par JD Sports).  Kookai a également annoncé la fermeture de 20 magasins, tandis que le chausseur San Marina (650 salariés) a été placé en liquidation judiciaire.

Dernier exemple en date, le groupe Fast Retailing France, filiale du géant japonais du même nom, a annoncé lundi envisager la fermeture de 55 magasins des enseignes d'habillement Comptoir des Cotonniers et Princesse Tam Tam sur 136 en France, ainsi que la suppression de 304 postes. L'objectif du plan est de « continuer à adapter Fast Retailing France aux évolutions du marché de l'habillement et d'endiguer les graves difficultés rencontrées par la société et ses filiales afin d'assurer leur pérennité », selon le groupe, aussi propriétaire d'Uniklo.

Concernant Comptoir des Cotonniers, le projet prévoit la fermeture de 28 points de vente sur les 67 actuellement exploités dans l'Hexagone, et la suppression de 101 postes sur 272 CDI.  Pour Princesse Tam Tam, la fermeture de 27 points de vente sur 69 est envisagée, ainsi que la suppression de 84 postes sur 235 CDI. A ceci s'ajoute la suppression de 119 postes au sein de Fast Retailing France « afin d'adapter les effectifs à la réorganisation du réseau de distribution mais aussi de réduire son surdimensionnement ».

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Dans les magasins Uniqlo, « marque qui bénéficie d'une forte attractivité, » le groupe prévoit de mettre en place des « corners » proposant des articles Princesse Tam Tam et Comptoir des Cotonniers, et annonce « dans un futur proche, dans les grandes villes, un nouveau concept de magasins combinant » l'offre des deux enseignes. Le projet ambitionne également « l'accélération » de la vente en ligne.

(Avec AFP)

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