Hinda Gharbi, une patronne polyvalente pour assurer l’avenir de Bureau Veritas
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Hinda Gharbi
Thomas Laisné / La Compagne
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Hinda Gharbi
Thomas Laisné / La Compagne
Jeudi, une nouvelle page s'est tournée dans la longue histoire de Bureau Veritas, entreprise française créée en 1848. Après 12 ans passés à sa tête, Didier Michaud-Daniel (lire encadré ci-dessous) a transmis la direction générale de l'entreprise à Hinda Gharbi, venue de chez Schlumberger, aujourd'hui devenu SLB. Dans le même temps, Laurent Mignon remplace Aldo Cardoso à la présidence du conseil d'administration.
Coté en Bourse, Bureau Veritas reste peu connu du grand public malgré son rang de leader mondial du secteur du TIC (Testing, Inspection and Certification). Son activité consiste en effet à tester, inspecter, auditer et certifier pratiquement tout ce qui est produit, des infrastructures aux services, en passant par le transport - l'activité maritime fut son métier initial -, le bâtiment, l'agroalimentaire, les matières premières, le secteur manufacturier et les biens de consommation courante. Implantée dans 140 pays, l'entreprise dispose d'un réseau de 1.500 agences et laboratoires et emploie plus de 80.000 personnes.
C'est d'ailleurs en allant sur le terrain qu'Hinda Gharbi s'est familiarisée avec la culture de l'entreprise. « Pendant huit mois, je suis allée à la rencontre des équipes dans une quinzaine de pays, j'ai découvert un véritable attachement à la mission de l'entreprise, celle de construire un monde de confiance en assurant un progrès responsable », confie-t-elle.
Pour assurer son rôle de tiers de confiance, Bureau Veritas respecte des « absolus » : sécurité, contrôle financier et éthique. « C'est important pour nous d'avoir un système organisé autour de ces piliers, surtout quand il s'agit d'éthique. En tant que tiers de confiance, notre mission est d'être exemplaire », souligne-t-elle. « Il faut absolument faire ce qu'on prêche. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Bureau Veritas les appelle des absolus. Il ne peut pas y avoir d'ambiguïtés sur ces sujets-là. C'est intemporel, en raison du risque de réputation », philosophe-t-elle.