Les Bleus en barrages, de quoi inquiéter leurs sponsors

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
L'équipe de France de football affronte l'Irlande pour décrocher son billet pour la prochaine Coupe du monde. Match aller ce samedi à Dublin. Les sponsors s'inquiètent déjà.

Cent quatre-ving minutes pour décrocher son billet pour l'Afrique du Sud. L'équipe de France de football affronte l'Irlande ce samedi à Dublin, puis le mercredi suivant au Stade de France, lors des barrages des éliminatoires de la zone Europe pour la prochaine Coupe du Monde. Les Bleus joueront leur place face à une équipe irlandaise rugueuse et dont la solidité défensive pourrait poser des problèmes.

En cas de non qualification de l'équipe de France pour la compétition phare, ce qui serait une première depuis 1994, télévisions, équipementiers et sponsors perdraient gros. En particulier TF1, qui détient l'exclusivité des droits de retransmission de la Coupe du monde.

La première chaîne française a déboursé pas moins de 120 millions d'euros pour pouvoir diffuser tous les matchs. Sans la France, l'intérêt pour la compétition sera moindre et les audiences inférieures, ce qui signifie moins de recettes publicitaires. Comme lors de la précédente édition, TF1 espère en outre revendre une partie de ses droits (M6 avait ainsi diffusé une partie du dernier Euro et du dernier Mondial). Une élimination de la France lui compliquerait la tache. D'autant que les candidats ne se bousculent pas encore au portillon.

Autres grands perdants potentiels: les équipementiers. L'actuel, Adidas, et le prochain, Nike, qui prendra le relais de la marque aux trois bandes à partir de 2011. Adidas paie 10 millions d'euros par an pour commercialiser les maillots de l'équipe de France. En 2006, la moitié des ventes avaient été réalisée pendant la Coupe du Monde. De son côté, Nike, qui veut s'imposer dans le football, paiera quatre fois plus cher, 42 millions d'euros par an. Mais le groupe américain n'est pas à l'abri du désamour du public en cas de non qualification.

Les sponsors sont pour leur part menacés de ne pas avoir la visibilité escomptée. Cinq groupes, qui forment le club des parrains, paient 2,5 millions d'euros par an. Il s'agit d'Adidas, TF1, Carrefour, Crédit Agricole et Suez. Viennent ensuite un autre groupe, Coca-Cola, Nutella, TRL, SFR et Toyota, qui font chaque année un chèque de 800.000 euros pour voir leur nom étroitement associé à celui de l'Equipe de France. Et dix autres sponsors supplémentaires versent 250.000 euros annuels.

La menace d'une qualification intervient en outre alors que la Fédération française de football renégocie les droits télé des Bleus. Pas sûr que les propositions affluent, surtout au tarif actuel, quelque cinq millions d'euros par match.

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