Après Milan, Cityscoot se déploie à Rome et accélère à Paris

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Un scooter électrique en libre-service de Cityscoot à Rome.
Un scooter électrique en libre-service de Cityscoot à Rome. (Crédits : Cityscoot)
L'opérateur de scooters électriques en libre-service s'implante à Rome après avoir lancé son service à Milan en début d'année où il revendique un bon démarrage. Cityscoot veut désormais se concentrer sur le déploiement de son service, avant d'attaquer -pas avant 2020, toutefois- de nouvelles implantations notamment à l'international.

L'Italie, le nouveau terrain de jeu de Cityscoot ? Après Milan en janvier dernier, c'est à Rome que l'opérateur de scooters électriques en libre service a décidé de s'implanter. C'est la quatrième implantation de Cityscoot après Paris, Nice et Milan.

L'opérateur de mobilité fondé par Bertrand Fleurose a annoncé un premier déploiement de 500 scooters dans la capitale italienne tout en envisageant un ajustement de la flotte en fonction du succès rencontré. Mais le très bon démarrage à Milan donne de bons espoirs à la direction de l'opérateur.

"Les résultats à Milan sont à la hauteur de nos espérances. Nous avons fait en six mois ce que nous avons accompli à Paris en un an. À Rome, notre phase expérimentale est également très impressionnante puisque, dès les premiers jours, nous étions déjà sur un rythme de 250 locations quotidiennes, contre 130 locations à Paris après plusieurs mois d'expérimentation en 2016", explique à "La Tribune", Vincent Bustarret, directeur marketing de Cityscoot.

Beau démarrage à Milan

À Milan, l'entreprise parisienne a lancé son service avec une flotte de 500 scooters et doit atteindre les 1.000 engins fin juillet. L'objectif est d'arriver à 1.200 scooters et de monter à 700 unités à Rome en octobre. Ces chiffres ne doivent rien au hasard, ils répondent à une équation économique très précise qui fonde le modèle économique de Cityscoot. Pour l'opérateur, l'objectif est de maximiser le ratio d'utilisation de chaque scooter, autrement les investissements et la maintenance deviennent trop chers. C'est à cette condition que le réseau peut se permettre d'augmenter la flotte. L'autre fondement du modèle est le positionnement de Cityscoot qui se veut un opérateur plutôt de haut-de-gamme. À Milan, cela lui a permis de se distinguer des quatre autres concurrents déjà installés, dont l'espagnol eCooltra.

"Nous avons des concurrents, mais notre avantage est sur la disponibilité et la qualité: c'est là-dessus que se joue le match, et pas sur quelques centimes de différences tarifaires", d'après Vincent Bustarret.

La flotte a été doublée à Paris

À Paris, par exemple, la flotte de Cityscoot culmine désormais à 3.800 scooters, soit un doublement du "cheptel" depuis octobre dernier. Chez Cityscoot, on reconnaît être resté un peu en-dessous de la demande du marché, toujours pour cette contrainte d'un ratio optimal.

"À Paris, nous avons atteint une flotte qui correspond à la demande, nous étions un peu en-dessous jusqu'ici. Nous ferons un bilan fin octobre après la haute saison de notre activité", explique Vincent Bustarret.

Pour Cityscoot, l'internationalisation est une priorité, mais le groupe n'a pas prévu de nouvelle implantation d'ici la fin de l'année. "Notre feuille de route d'ici la fin de l'année c'est de consolider Rome et Milan et prouver que notre service est le meilleur", insiste Vincent Bustarret. Cela n'empêche pas l'opérateur de préparer le terrain vers de nouvelles destinations. L'Espagne est une cible potentielle, tout comme Londres. En France, les discussions sont à l'arrêt dans l'attente des dispositions de la Loi d'Orientation des Mobilités (LOM), dont la promulgation est désormais imminente. En tout état de cause, Cityscoot estime qu'il devra passer par une nouvelle levée de fond pour financer tout projet de nouvelle implantation.

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