La Compagnie des Alpes souffre de la flambée des coûts de l'énergie
latribune.fr

La Compagnie des Alpes opère la station de Tignes mais aussi La Plagne, Les Arcs ou encore Méribel.
© Benoit Tessier / Reuters
latribune.fr

La Compagnie des Alpes opère la station de Tignes mais aussi La Plagne, Les Arcs ou encore Méribel.
© Benoit Tessier / Reuters
C'est un record un peu entaché. La Compagnie des Alpes a vu son chiffre d'affaires progresser de 17,4% lors de l'exercice annuel décalé 2022-2023. Il a ainsi atteint 1,125 milliard d'euros, dépassant le cap du milliard pour la première fois de son histoire. Mais son résultat net est, lui, en baisse de 20,9% par rapport à 2021-2022, à 90,4 millions d'euros, selon un communiqué publié ce mardi 5 décembre. Et l'excédent brut opérationnel (EBO) du groupe, indicateur de rentabilité, a lui aussi reculé (-1,6%) à 307,7 millions d'euros.
L'entreprise a été plombée par les coûts de l'énergie, qui ont été multipliés par plus de deux, passant de 35,1 millions à 72,1 millions d'euros. « Si on n'avait pas eu ce "choc électrique", on aurait eu des résultats meilleurs mais dans le contexte, on est satisfait », a déclaré à l'AFP Dominique Thillaud, directeur général du groupe.
La Compagnie des Alpes proposera un dividende de 0,91 euro par action, en hausse tout de même de 10% par rapport à l'exercice précédent.
Dans le détail, sur l'exercice 2022/2023, le chiffre d'affaires des domaines skiables (La Plagne, Les Arcs, Tignes, Méribel...) s'établit à 489 millions d'euros, soit une hausse de 7,6%. Mais l'EBO se révèle, lui, en baisse de 11,4% à 151 millions d'euros. Idem du côté des parcs de loisirs appartenant au groupe (Futuroscope, Parc Astérix, Walibi, musée Grévin...) : le chiffre d'affaires a augmenté (+12% à 526 millions d'euros) mais l'EBO a reculé (-6,1% à 140 millions d'euros). À noter d'ailleurs que c'est la deuxième année de suite que l'activité parcs de loisirs est plus forte que celle des domaines skiables.
A contrario, pour sa section Distribution and Hospitality (tour opérateurs, agences immobilières) le chiffre d'affaires a atteint les 110 millions d'euros (+235%), gonflé par le rachat de MMV, exploitant de villages et résidences clubs. Et l'EBO a lui aussi augmenté grâce à ce rachat, s'élevant à 23 millions d'euros.
La Compagnie des Alpes n'est pas la seule à avoir souffert de la hausse des coûts de l'énergie. Du côté de N'PY RESA, le réseau le plus puissant des Pyrénées qui regroupe sept stations (dont Peyragudes et le Grand Tourmalet) et le Pic du Midi, l'augmentation a aussi été conséquente. « Comme toutes les entreprises, nous sommes impactés par le coût de l'énergie qui est passé en un an de 5 % à 15 % de nos charges en moyenne », indiquait le mois dernier son directeur opérationnel, Guillaume Roger, dans une interview à La Tribune.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Ce devrait toutefois être du passé. Pour l'an prochain, la Compagnie des Alpes table sur « la baisse attendue des coûts de l'énergie et notamment de l'électricité, dont le prix d'achat a été sécurisé à 100% pour l'année civile 2024 ».
En ce qui concerne les parcs de loisirs, la société annonçait en octobre que « la saison 2023-2024 verra l'attractivité des parcs encore renforcée », avec les 35 ans du Parc Astérix, la rénovation du parc aquatique de Walibi Belgium, qui en fera le plus grand parc aquatique de Belgique, et de nouvelles attractions dans les Walibi Rhône-Alpes et Bellewaerde qui « constitueront respectivement une première européenne et une première mondiale ».
À lire également
Ainsi, pour le prochain exercice, la Compagnie des Alpes a comme objectif un excédent brut opérationnel (EBO) en croissance de 7% minimum par rapport à l'EBO hors éléments non récurrents de l'exercice 2022/2023, indique le communiqué.
(Avec AFP)
latribune.fr
Parcs éoliens et solaires : l’ombre de 2027 ouvre la perspective de « rachats à la casse »
Résistance aux antibiotiques : le CHU de Lyon en première ligne de la révolution des phages
Alstom, Forvia : des usines françaises passent à la défense en Allemagne
Chute des cours : le baril de pétrole retrouve niveau d'avant la guerre en Iran