Privatisation : après le feu vert de l'AMF, la Française des Jeux lance le compte à rebours

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(Crédits : Benoit Tessier)
La FdJ annonce avoir reçu "l'approbation de son document d'enregistrement par l'Autorité des marchés financiers, en date du 17 octobre", première étape du projet de privatisation par voie d'introduction en Bourse, dont le gouvernement espère tirer "plus de 1 milliard d'euros". Précisons importantes : l'État restera actionnaire à hauteur de 20% et continuera de toucher l'intégralité des recettes fiscales et sociales versées par la Française des Jeux, soit quelque 3,5 milliards d'euros par an.

La Française des Jeux (FDJ) a lancé vendredi le compte à rebours pour sa privatisation, annonçant que l'Autorité des marchés financiers (AMF) avait approuvé son document de base, première étape formelle en vue de son introduction en Bourse le 7 novembre.

"Avec ce projet de privatisation, c'est une nouvelle page de l'histoire de notre entreprise qui s'ouvre", a souligné dans un communiqué Stéphane Pallez, PDG de l'opérateur de jeux détenu à 72% par l'État.

"Notre ambition est de renforcer notre position de premier opérateur de loterie et de paris sportifs en France, et de devenir un acteur international de référence dans le secteur des jeux et des services", met en avant la dirigeante en poste depuis 2014 et qui vient d'être reconduite dans ses fonctions.

Premier feu vert de l'AMF

La FdJ a fait état vendredi de "l'approbation de son document d'enregistrement par l'Autorité des marchés financiers, en date du 17 octobre".

Cette approbation "constitue la première étape du projet de privatisation de FDJ par voie d'introduction en bourse sur le marché réglementé d'Euronext, à Paris. La réalisation définitive de cette opération est soumise à l'approbation par l'AMF du prospectus relatif à l'opération et à des conditions de marchés favorables", tient à préciser le groupe.

Mi-octobre, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait annoncé que les investisseurs privés comme le grand public pourraient souscrire des actions Française des Jeux entre le 7 et le 20 novembre.

Bruno Le Maire souhaite vise un "succès populaire"

"Je souhaite que cette privatisation soit un succès populaire et que le plus grand nombre y participe", avait-il souligné.

Le gouvernement souhaite tirer "plus de 1 milliard d'euros" de cette privatisation, a indiqué récemment Stéphane Pallez.

En 2018, la FdJ, deuxième loterie européenne et quatrième mondiale, a engrangé 15,8 milliards d'euros de mises, soit une progression de 4,4% sur un an et de 28% en quatre ans.

L'État continuera à percevoir les recettes fiscales et sociales

L'État continuera de toucher l'intégralité des recettes fiscales et sociales versées par la Française des Jeux, soit quelque 3,5 milliards d'euros par an.

"Pour les particuliers, sous réserve de validation par l'Autorité des marchés financiers, 1 action gratuite sera accordée pour 10 actions achetées, si ces actions sont conservées 18 mois. Je souhaite par ailleurs qu'une décote de 2 % sur le prix de l'action achetée soit appliquée", avait précisé Bruno Le Maire.

10% des parts seront réservées aux salariés et anciens salariés

En outre, 10% des titres cédés par l'État seront proposés aux salariés et aux anciens salariés, à des conditions préférentielles.

La loi Pacte, adoptée en avril et qui a ouvert la voie à un vaste programme de cession d'actifs, a autorisé le transfert au privé de la majorité du capital de l'opérateur de jeux, tandis que l'État restera actionnaire minoritaire à hauteur de 20% au minimum.

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a écrit le 20/10/2019 à 12:07 :
Un énième cadeau de plus des politiciens à leurs maitres financiers.
a écrit le 18/10/2019 à 19:58 :
Serait utile de savoir ce qui sera laissé aux actionnaires pendant que l'Etat
" continuera de toucher l'intégralité des recettes fiscales et sociales versées par la Française des Jeux, soit quelque 3,5 milliards d'euros par an. "
Réponse de le 19/10/2019 à 10:50 :
C'est exactement ça, dans ce jeu il n'y a que l'état qui est gagnant, non rassasié de plumer les parieurs, il s'attaque maintenant aux actionnaires.
a écrit le 18/10/2019 à 17:50 :
allez, gogos cupides!
precipitez vous sur cette privatisation, avant que la france change les regles, et vote des surtaxes et autres contributions anti jeux, car le jeu est immoral tant qu'il ne rapporte pas d'argent a la gauche
Réponse de le 18/10/2019 à 21:39 :
L'addiction est la, accessible. En rapport a la bourse, gagner est aléatoire, car perdre dans les deux cas peut se passer souvent!!!


Et si l'on regarde le marché ne serait ce qu'européen, disons les bourses sont ouvertes ! l'état garantissait la dette potentielle, le marché le fera ......

Si l'addiction est forte, je pense que la com depuis des années a Paris a labouré la populace pour préparer le terrain et faire plus de gagnant préalablement.

Venant d'un des quartiers de France, je dois dire que l'utilisation de la diversité se fait a donf.

Ce qui indique aussi la perception si l'on suppose la discrimination, les âmes faible seront moins dans l'insertion que l'addiction.

Alors comme toujours, le cadeau d'identification est pour le moins emprunt de cliché.

Sans doute qu'une étude market a permit de voir qui con sommait?!!!!

Ceci dit, dans un marché déjà existant , c'est la potentialité de joueur que l'on vend......

Et c'est donc l'état qui prend en charge les addictions?!! Ah non le CICE? sans doute pas.
a écrit le 18/10/2019 à 17:01 :
Une soi disant privatisation pour gogos d'une entreprise archi ponctionnée par l'état dont le cours n'a en réalité aucun potentiel de croissance et qui au contraire subira les trous d'air de la bourse. Rester à l'écart.
a écrit le 18/10/2019 à 16:33 :
Privatisation : après le feu vert de l'AMF, la Française des Jeux lance le compte à rebours

D'ores et déjà nous avons perdu toute motivation pour jouer, le compte à rebours est lancé pour stopper nos jeux !

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