Privatisation: après le feu vert de l'AMF, la Française des Jeux lance le compte à rebours
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Benoit Tessier
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La Française des Jeux (FDJ) a lancé vendredi le compte à rebours pour sa privatisation, annonçant que l'Autorité des marchés financiers (AMF) avait approuvé son document de base, première étape formelle en vue de son introduction en Bourse le 7 novembre.
"Avec ce projet de privatisation, c'est une nouvelle page de l'histoire de notre entreprise qui s'ouvre", a souligné dans un communiqué Stéphane Pallez, PDG de l'opérateur de jeux détenu à 72% par l'État.
La FdJ a fait état vendredi de "l'approbation de son document d'enregistrement par l'Autorité des marchés financiers, en date du 17 octobre".
Cette approbation "constitue la première étape du projet de privatisation de FDJ par voie d'introduction en bourse sur le marché réglementé d'Euronext, à Paris. La réalisation définitive de cette opération est soumise à l'approbation par l'AMF du prospectus relatif à l'opération et à des conditions de marchés favorables", tient à préciser le groupe.
Mi-octobre, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait annoncé que les investisseurs privés comme le grand public pourraient souscrire des actions Française des Jeux entre le 7 et le 20 novembre.
Le gouvernement souhaite tirer "plus de 1 milliard d'euros" de cette privatisation, a indiqué récemment Stéphane Pallez.
En 2018, la FdJ, deuxième loterie européenne et quatrième mondiale, a engrangé 15,8 milliards d'euros de mises, soit une progression de 4,4% sur un an et de 28% en quatre ans.
L'État continuera de toucher l'intégralité des recettes fiscales et sociales versées par la Française des Jeux, soit quelque 3,5 milliards d'euros par an.
En outre, 10% des titres cédés par l'État seront proposés aux salariés et aux anciens salariés, à des conditions préférentielles.
La loi Pacte, adoptée en avril et qui a ouvert la voie à un vaste programme de cession d'actifs, a autorisé le transfert au privé de la majorité du capital de l'opérateur de jeux, tandis que l'État restera actionnaire minoritaire à hauteur de 20% au minimum.
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