Trottinettes, vélos, scooters... Paris veut remettre de l'ordre dans ses rues

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(Crédits : DR)
La mairie de Paris a décidé de prendre l'initiative d'une régulation des véhicules en free floating, sans attendre la loi d'orientation qui a pris du retard. Elle a ainsi décidé d'instaurer une redevance dans le but de créer des emplacements dédiés, et obligatoires pour le stationnement des vélos, scooters et autres trottinettes en libre service.

La mairie de Paris a annoncé jeudi la mise en place d'une redevance sur les scooters, vélos et trottinettes en libre-service dans les semaines à venir, et sa volonté d'en encadrer le stationnement.

"On ne peut plus attendre la loi d'orientation des mobilités" (LOM) dont l'examen au Parlement a pris du retard, a expliqué jeudi le premier adjoint à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire lors d'une conférence de presse.

Aussi la mairie a décidé d'imposer "une redevance de free-floating (en libre-service et sans station d'attache, Ndlr) pour tous les opérateurs qui viendront s'installer" à Paris

Cette redevance concernant les scooters, vélos, trottinettes sera "exécutoire dès sa publication au Journal officiel" une quinzaine de jours après le prochain Conseil de Paris "qui se tiendra lors de la première semaine d'avril".

Cette redevance "servira notamment à réaliser des emplacements de stationnement", ce qui aura pour conséquence de rendre "à terme" le stationnement "obligatoire dans ces zones dédiées", a de son côté précisé Christophe Najdovski, adjoint aux Transports et à l'Espace public.

Un espace public à maitriser...

"Il sera alors possible de procéder à la verbalisation et à l'enlèvement des véhicules" garés de manière sauvage.

Selon Jean-Louis Missika, adjoint à l'Urbanisme, 2.500 emplacements doivent être créés, "la plupart dans les interstices des arbres". L'objectif affiché par la mairie est la mise en place d'un point de stationnement "tous les 150 mètres", soit 1 minute 30 à pied, même si le déploiement du maillage "va prendre du temps".

La municipalité a expliqué vouloir répondre "dès à présent" à l'enjeu des engins en flotte libre, sans attendre la loi d'orientation sur les mobilités (LOM), confrontée à "un glissement du calendrier parlementaire qui rend très incertains les délais".

Le Sénat à majorité de droite a entamé cette semaine l'examen du texte sur lequel il doit se prononcer le 2 avril, puis le projet ira à l'Assemblée nationale, avant une adoption définitive prévue en juillet.

"On en estime aujourd'hui le nombre à 15.000 dispositifs et le dialogue avec les opérateurs laisse envisager un volume de 40.000 dispositifs en free-floating" dans les prochains mois, a expliqué Emmanuel Grégoire.

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Commentaires
a écrit le 21/03/2019 à 21:38 :
la boite a outil de tout politique médiocre qui se respecte : taxe, impot, prélèvement ......

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