Menace sur le monopole des taxis parisiens
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Trois députés UMP d'Ile-de-France, Yanick Paternotte, Yves Albarello et Didier Gonzales, ont fait adopter ce mercredi par la commission du Développement durable de l'Assemblée nationale un amendement entraînant la suppression du monopole des taxis parisiens, dans le cadre de l'examen du projet de loi Grenelle 2. "Ce n'est pas le sujet, cela n'a tien à voir avec le développement durable" a déclaré Serge Grouard le rapporteur UMP mis en minorité à quelques voix près.
L'amendement aurait été adopté dans un climat très tendu car le sujet est très polémique et propre à déclencher grogne et manifestation des professionnels. Cela avait été le cas notamment lors du rapport Attali sur la croissance qui proposait déjà d'ouvrir cette profession.
Le nouveau texte stipule qu'en "vue de faciliter la desserte des aéroports internationaux de la région Ile-de-France par des modes de transports alternatifs au véhicule léger personnel, le monopole des taxis parisiens institué dans leur ressort territorial par la voie réglementaire est aboli".
Le ministre des Relations avec le Parlement, Henri de Raincourt, a immédiatement réagi que le gouvernement défendra le "maintien de la réglementation en vigueur des taxis parisiens".
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Voté le 8 octobre au Sénat, le Grenelle 2, dont le processus législatif a pris du retard, doit être examiné en séance publique à l'Assemblée nationale début mai, après l'interruption de ses travaux pour cause d'élections régionales. C'est lors de cette séance que la majorité devra se prononcer sur ce projet controversé concernant les taxis.
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