Air France : Franck Terner proposé aux administrateurs pour être le nouveau DG

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Franck Terner est entré à Air France en 19888
Franck Terner est entré à Air France en 19888 (Crédits : PHILIPPE WOJAZER)
Le directeur général d'Air France-KLM Engineering et Maintenance a été nommé directeur général d'Air France. Déjà PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac devient également président d'Air France.

Article actualisé à 22h39

Sauf coup de théâtre d'ici aux conseils d'administration d'Air France-KLM, puis d'Air France, qui se déroulent ce mercredi, le nom de Franck Terner, 56 ans, directeur général adjoint Engineering et Maintenance d'Air France-KLM, devrait, selon nos informations, être proposé aux administrateurs pour occuper le poste de directeur général d'Air France. Si cette proposition est validée par le conseil, Franck Terner formerait un duo avec le PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, qui va prendre également les fonctions de président non exécutif d'Air France. Jusqu'ici PDG d'Air France, Frédéric Gagey occupera le poste de directeur financier d'Air France-KLM à la place de Pierre-François Riolacci, qui avait annoncé sa démission en juillet.

Mercredi soir, le groupe a confirmé ces informations.

 Plus de 28 ans de présence dans le groupe

Entré à Air France en 1988 comme ingénieur de production sur Concorde, il a occupé plusieurs fonctions de direction dans l'activité maintenance d'Air France avant d'être nommé, en 2002, directeur de la maintenance de la filiale Regional, puis directeur général délégué en 2008. En 2010, il prend la tête d'Air France Industries jusqu'en 2013, où il fut nommé à la tête des activités de maintenance d'Air France et de KLM. Cette activité est l'un des points forts du groupe. Depuis plusieurs années, elle dégage de forts bénéfices.

Bercy hostile au choix de Lionel Guérin

Franck Terner était en finale face à Lionel Guérin, directeur général délégué HOP Air France, candidat malheureux en 2011 face à Alexandre de Juniac à la présidence d'Air France, puis au printemps dernier face à Jean-Marc Janaillac pour celle d'Air France-KLM. Selon plusieurs sources, Bercy aurait fait barrage contre sa candidature.

Mission impossible

Le défi pour le duo Janaillac-Terner s'apparente à une mission impossible. Ils devront rétablir la cohésion dans une entreprise déchirée par les conflits internes tout en convainquant les organisations syndicales de signer des accords de compétitivité qui accompagneront le plan stratégique présenté également ce mercredi au conseil d'administration.

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Commentaires
a écrit le 02/11/2016 à 17:14 :
Quand vous lisez "Selon plusieurs sources, Bercy aurait fait barrage contre sa candidature.", vous comprenez que le problème d'AF se trouve à l'extérieur de la compagnie, c'est à dire l'état.
AF ne s'en sortira pas tant que l'état s'en mêlera...
a écrit le 02/11/2016 à 14:04 :
Depuis 1994, la question de la compétitivité d'Air France est posée clairement. En plus de 20 ans, la situation n'a fait que s'aggraver, les quelques embellies n'étant dues qu'à des éléments externes (cout du carburant par exemple, vente d'actifs, etc.)
Alors, oui, l'environnement s'est durci et les choses sont encore plus compliquées aujourd'hui. Mais penser que les solutions sont à l'extérieur de l'entreprise révèle l'état d'esprit encore très présent chez certains collaborateurs d'Air France. Entêtement? Ignorance? Inconscience? Cela finit par relever de la pathologie dont le stade ultime pourrait être le décès...de la compagnie.
Personne ne le souhaite; même pas la concurrence!
Bon courage aux dirigeants, pour cette dernière chance de sauver la compagnie.
Réponse de le 02/11/2016 à 16:47 :
Il y a des problèmes liés à l'entreprise, mais d'autres entreprises ont aussi des problèmes liés à la concurrence internationale. On peut trouver de nombreux exemples dans notre industrie. Il doit bien y avoir un problème propre à la situation économique en France. Merci.
a écrit le 02/11/2016 à 9:03 :
Je complète mon commentaire en proposant d'appliquer la note n°6 du Conseil d'analyse économique.
a écrit le 02/11/2016 à 8:49 :
La solution au problème d'Air France est externe à l'entreprise. Elle est la même que pour les entreprises en concurrence internationale comme Alstom, les chantiers navals, etc... Elle est liée à l'imputation des charges sociales des entreprises. Il faut basculer les charges sociales des entreprises sur la fiscalité énergétique (avec une allocation universelle pour compenser l'équité). Hulot et Macron en ont parlé. Ecoutez les.
Réponse de le 03/11/2016 à 5:43 :
Avec des coûts salariaux supérieurs à 20% de ses concurrents et 30% au niveau administratif je ne crois pas que le soucis soit externe ...

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