Tentative de rachat d'Easyjet : la puissante Wizzair sur les rangs
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Eric Gaillard
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Que cherche Easyjet ? Ce jeudi 9 septembre, la compagnie à bas coût britannique a annoncé le lancement d'une opération de recapitalisation auprès de ses actionnaires et l'obtention d'une nouvelle facilité de crédit, tout en dévoilant simultanément le fait qu'elle avait reçu une proposition préliminaire de rachat non sollicitée. Bien que celle-ci ait été unanimement refusée par le conseil d'administration et que l'acheteur potentiel - dont l'identité n'a pas été révélée - ait déclaré ne plus être intéressé, Easyjet laisse donc entendre qu'elle ne ferme pas la porte à de futures offres.
Confronté, comme le reste du transport aérien, au choc de la crise sanitaire, Easyjet lance donc une augmentation de capital de 1,2 milliard de livres (1,4 milliard d'euros), avec une souscription ouverte jusqu'au 27 septembre. Si des manœuvres financières étaient attendues (recapitalisation, nouvel emprunt obligataire, cession-bail d'avions supplémentaires...), l'ampleur de cette opération n'avait pas été anticipée.
Cette recapitalisation est en grande partie défensive comme ce fut le cas pour d'autres compagnies européennes jusque-là, à commencer par Air France. Elle doit permettre à la compagnie orange de faire remonter ses fonds propres et d'améliorer significativement son bilan, mis à mal par la crise sanitaire.
Avec 1,4 milliard d'euros à venir, Easyjet se veut aussi offensif. Son directeur général, Johan Lundgren, estime ainsi que cette augmentation de capital « nous permettra également de nous positionner pour de la croissance, afin que nous puissions tirer parti des opportunités d'investissement stratégiques qui devraient se présenter à mesure que l'industrie aéronautique européenne émerge de la pandémie. »
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La compagnie à bas coût entend donc bien profiter des difficultés des opérateurs traditionnels en reprenant les créneaux horaires que ces derniers seraient contraints de lâcher, faute de moyens financiers suffisants. De quoi renforcer ses parts de marchés, en priorité sur les aéroports principaux notamment ceux soumis à des contraintes de créneaux horaires. Paris-Orly, Amsterdam-Schiphol ou Milan-Linate font ainsi figure de cibles potentielles. Pour cela, Easyjet doit être capable de mettre de la capacité, elle qui a réduit sa flotte de 10 % et qui n'a pris livraison d'aucun nouvel avion auprès d'Airbus cette année, malgré 101 avions en commandes.
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