Easyjet vante la compétitivité tarifaire de l'aéroport de Bordeaux

Perte semestrielle plus forte que prevu pour easyjet
Regis Duvignau

Perte semestrielle plus forte que prevu pour easyjet
Regis Duvignau
Easyjet étend ses ailes dans le sud-ouest. Douze ans après son arrivée à l'aéroport de Bordeaux, la compagnie britannique à bas coûts a célébré ce mercredi l'ouverture d'une base d'exploitation à Mérignac, sa sixième en France. Trois avions et 110 personnes seront basés à Bordeaux. Ce qui permettra d'assurer des vols tôt le matin, toujours appréciés par la clientèle affaire, a rappelé François Bacchetta, le directeur France d'Easyjet.
La compagnie, qui a transporté l'an dernier 1,8 million de passagers sur 22 lignes, va augmenter cette année son offre en sièges de 21%, à 2,4 millions de sièges. Cette hausse de capacité va se traduire par l'ouverture de 9 nouvelles routes cet été.
Dans un environnement marqué par des débats houleux entre aéroports et compagnies sur le niveau des redevances aéroportuaires, la compagnie aérienne britannique a insisté sur « la compétitivité tarifaire » et « la vision stratégique éclairée » de l'aéroport bordelais dirigé par Pascal Personne.
En investissant 5 millions d'euros dans la construction de cette aérogare en 2005, peu après l'ouverture de celle de Marseille, Pascal Personne a gagné son pari depuis longtemps. Le trafic aérien à Bordeaux n'a cessé de progresser, en raison notamment de l'arrivée des compagnies à bas coûts. Avec ses services simplifiées, ce terminal low-cost d'une capacité nominale de 2,5 millions de passagers propose en effet une redevance passager 35% moins élevée que celle en vigueur dans les terminaux classiques de l'aéroport (A,B). Combinée à une taxe d'aéroport parmi les plus basses de France (7 euros par passager), le terminal Billi suscite les compliments d'Easyjet, d'autant plus que sur le plan opérationnel, il permet d'assurer des demi-tours en 25 minutes et de maintenir une productivité « avions » optimale.
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Face à ce succès, l'aéroport a décidé d'investir 10 millions d'euros dans la modernisation et l'extension de son terminal à bas coûts. Ce segment peut en effet compenser la perte de passagers sur la ligne Paris-Bordeaux fragilisée depuis l'arrivée du TGV en juillet dernier. Le nombre de postes avions va passer de 6 à 9 et la surface du terminal va doubler à 10.000 m2 d'ici à trois ans. Ce qui entraînera le doublement de la capacité d'accueil de ce terminal, à 5 millions de passagers. Pour autant, ces investissements ne vont pas entraîner une hausse des redevances.
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