Le téléphérique de Brest arrêté pour plusieurs semaines

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Ce mode de transport propre, d'un coût de 19 millions d'euros, avait été mis en service le 19 novembre en présence de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal.
Ce mode de transport propre, d'un coût de 19 millions d'euros, avait été mis en service le 19 novembre en présence de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal. (Crédits : Décideurs en région)
Keolis Brest avait annoncé mercredi la mise à l'arrêt du téléphérique, le premier en France en zone urbaine, en raison d'une série de "petits défauts techniques". La société prévoyait une remise en service lundi.

Le téléphérique de Brest, mis en service mi-novembre et arrêté mercredi ne sera pas remis en fonction avant plusieurs semaines, a annoncé vendredi Keolis Brest, l'exploitant du réseau Bibus de transports en commun de l'agglomération.

"On ne connait pas la date de remise en service du téléphérique", a indiqué Jean-Luc Bouhadana, directeur de Keolis Brest, lors d'un point de presse. "On a bon espoir que ce soit avant les fêtes de fin d'année", a-t-il cependant ajouté.

Keolis Brest avait annoncé mercredi la mise à l'arrêt du téléphérique, le premier en France en zone urbaine, en raison d'une série de "petits défauts techniques". "On ne va pas remettre en service le téléphérique tant qu'on n'aura pas remédié au problème", a assuré le directeur de Keolis Brest, évoquant un "problème récurrent et aléatoire", qui n'a cependant jamais mis la vie des passagers en danger.

Une nouvelle phase de tests

Le problème viendrait de capteurs nécessaires au pilotage automatique du téléphérique, a expliqué la société. Le constructeur du téléphérique, le groupe spécialisé dans les remontées mécaniques et les parcs d'attraction Bartholet, a "changé le système", a-t-elle précisé, indiquant que cette modification impliquait une "nouvelle phase de tests" et une nouvelle validation du dispositif par l'Etat.

Ce mode de transport propre, d'un coût de 19 millions d'euros, avait été mis en service le 19 novembre en présence de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal. Jusqu'à son arrêt mercredi, le téléphérique brestois a transporté quelque 40.000 personnes au-dessus de la Penfeld, la rivière qui coupe la ville en deux. Il se compose de deux nacelles qui peuvent embarquer chacune jusqu'à 60 passagers pour un trajet de 420 mètres réalisé en moins de 3 minutes.

A l'étranger, Rio de Janeiro, New York ou Alger ont déjà intégré un téléphérique à leur réseau de transport urbain. En France, il reste pour l'heure cantonné au tourisme, mais encouragé par la loi de 2009 issue du Grenelle de l'environnement, il devrait voir le jour dans plusieurs autres villes dont Orléans, Toulouse, Grenoble, Chambéry, Saint-Étienne et Créteil.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 03/12/2016 à 18:54 :
Le téléphérique de Brest arrêté, ce n'est pas grave :
Le CCAP du marché de conception-réalisation prévoit qu'en cas d'arrêt d'exploitation, le constructeur (Bartholet) doit payer une pénalité de 2 500 € par jour d'arrêt. Il prévoit également que la perte de disponibilité est pénalisée d'un certain montant relatif au taux réel de disponibilité plafonné à 50 000 € par mois.
Par exemple pour un mois d'arrêt de 30 jours, Brest Métropole Océane gagne 125 000 € !
Merci Bartholet !

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