Malgré le Brexit, Easyjet augmente son offre au Royaume-Uni

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La baisse de la livre a amputé le bénéfice de 88 millions de livres sur l'exercice 2015-2016 et la compagnie prévoit pour la même raison à un manque à gagner de 90 millions de livres sur le nouvel exercice.
La baisse de la livre a amputé le bénéfice de 88 millions de livres sur l'exercice 2015-2016 et la compagnie prévoit pour la même raison à un manque à gagner de 90 millions de livres sur le nouvel exercice. (Crédits : © Jacky Naegelen / Reuters)
Au cours de l'exercice 2016/2017, Easyjet va augmenter ses capacités de 9%. La moitié de la croissance concernera le Royaume-Uni.

C'est un peu surprenant. Alors qu'Easyjet est pénalisée par l'impact des taux de change depuis le vote sur le Brexit, la compagnie à bas coûts britannique va néanmoins augmenter ses capacités cette année au départ du Royaume-Uni. Elle prévoit d'y positionner la moitié de sa croissance prévue au cours de l'exercice 2016-2017 (octobre-fin septembre), laquelle s'élèvera à 9%, a indiqué le directrice générale de la compagnie, Carolyn McCall, précisant qu'une «croissance significative » était également prévue en Suisse, en France et en Italie. Avec 20% du marché du court-courrier britannique, le Royaume-Uni est le principal marché de la compagnie. Plus de la moitié de sa flotte y est basée.

Une telle croissance au Royaume-Uni a surpris certains observateurs. Avec le Brexit, et la baisse de la livre qui renchérit les voyages des Britanniques à l'étranger.

Demande de certificat de transport aérien dans l'UE

Pour autant, la compagnie se met en ordre de marche pour parer à un éventuel Brexit dur pour le Royaume-Uni dans l'espace aérien européen, dans lequel elle ne pourrait plus circuler librement dans l'Union européenne comme elle le fait aujourd'hui. Easyjet va donc demander un certificat de transport aérien (CTA) dans un pays membre de l'UE comme elle l'avait indiqué l'été dernier.

"Je ne peux pas confirmer le pays pour le moment" mais "une annonce est imminente", a indiqué lors d'une conférence téléphonique Carolyn McCall, en précisant  que le siège social du groupe resterait au Royaume-Uni, où Easyjet exploite 140 avions et emploie 6.500 personnes.

Les coûts d'une telle demande ont été réévalués à la hausse, à 10 millions de livres, contre 5 millions jusque-là.

"Nous sommes persuadés qu'il y aura un accord entre le Royaume-Uni et l'UE, mais nous ne pouvons pas être certains qu'il sera conforme à nos conditions actuelles, c'est pourquoi nous devons créer une entité opérationnelle au sein de l'UE", a déclaré la directrice générale d'EasyJet, Carolyn McCall.

Baisse des bénéfices

EasyJet a fait état d'un bénéfice annuel en baisse pour la première fois depuis 2009 en raison notamment de la chute de la livre sterling dans le sillage du Brexit.
L'exercice clos fin septembre s'est soldé par une baisse de 28% du bénéfice avant impôt à 495 millions de livres (575 millions d'euros), un résultat toutefois en haut de la fourchette de 490-495 millions donnée en octobre quand le groupe avait averti sur ses résultats. EasyJet a souffert de la désaffection des touristes après les attaques terroristes en Egypte, en Turquie, à Paris et à Nice. Parallèlement, la baisse de la livre a amputé le bénéfice de 88 millions de livres sur l'exercice 2015-2016 et la compagnie prévoit pour la même raison à un manque à gagner de 90 millions de livres sur le nouvel exercice.

Baisse des prix

Les transporteurs européens font face à une baisse des tarifs car ils mettent plus de sièges sur le marché pour essayer de profiter des prix bas du kérosène et gagner des parts de marché.
EasyJet prévoit une baisse des prix des billets d'environ 5 à 9% au premier semestre, après une baisse de 6% sur l'exercice écoulé. Ryanair avait averti en octobre que les prix des billets pourraient reculer de 13 à 15%.

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