Fin du statut de cheminot : les syndicats SNCF font de la résistance à Pepy

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(Crédits : Benoit Tessier)
"Politique du champ de ruines", "provocation", "démolisseur du service public"... alors que vont s'ouvrir les négociations sur la transformation du statut des 130.000 cheminots actuels, les syndicats des salariés CGT et Unsa Ferroviaire en tête, ont fustigé le "nouveau pacte social" annoncé ce matin dans la presse par le patron de la SNCF, dans le droit fil de la volonté du gouvernement de faire disparaître ce statut spécial.

La CGT Cheminots a dénoncé une "politique du champ de ruines" et l'Unsa Ferroviaire une "provocation" dans des communiqués diffusés jeudi après l'annonce par le patron de la SNCF Guillaume Pepy dans la presse d'un "nouveau pacte social" des cheminots.

L'Unsa Ferroviaire, pour qui Guillaume Pepy souffle "sur des braises encore chaudes", a fustigé cette annonce en ces termes :

"Il est inacceptable qu'en pleine négociation de la convention collective nationale (CCN) de la branche ferroviaire, le président du directoire de la SNCF annonce qu'il va durcir le nouveau pacte ferroviaire."

Payer plus cher les jeunes pour supprimer un système à deux vitesses

Le patron de la SNCF estime dans un entretien jeudi aux Échos qu'il ne peut y avoir de "SNCF à deux vitesses", avec "les statutaires, d'un côté, et les nouveaux salariés, de l'autre".

Il annonce donc un "nouveau pacte social" qui "concernera tous les cheminots": "il sera différent d'aujourd'hui mais pas moins attractif", a-t-il assuré. "Pour cela nous allons payer plus cher les jeunes qui débutent leur carrière, et des dispositions du statut vont bouger", ajoute-t-il.

"L'automaticité de la progression professionnelle ne disparaîtra pas, mais elle devra être négociée avec les partenaires sociaux, afin que les salariés d'aujourd'hui comme ceux de demain soient traités avec équité", a-t-il précisé également.

Toutefois, "les garanties fondamentales du statut sur l'emploi, le droit syndical ou encore le régime de retraite seront préservées", indique-t-il.

De son côté, la CGT, dénonçant au passage l'opération de propagande d'un patron qui "se répand dans les médias", s'est indigné de ces propositions :

"Le président Pépy, véritable démolisseur du service public ferroviaire, joue la politique du champ de ruines."

Le cadre contractuel des nouveaux entrants n'est toujours pas défini

Avec la réforme ferroviaire, les nouvelles recrues embauchées à partir du 1er janvier 2020 le seront dans un cadre contractuel qui reste à négocier.

Ceux qui sont au statut - ils sont actuellement 131.000 - le resteront mais la direction veut négocier plus de souplesse dans certains domaines.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 06/10/2018 à 10:11 :
J'ai été pendant 40 ans dans cette boîte. Depuis peu ce n' était que régression sociale et destruction du service public. De loin le plus mauvais président que la SNCF est eu.
a écrit le 05/10/2018 à 15:18 :
"..les promesse n ' engagent que ceux qui les écoutent"....ça promet pour les réforme des retraites et santé de tous les français (privés comma publics).
vigilance voire méfiance...
aujourd' hui la gréve du travail ou la colère des urnes c ' est du passé-dépassé, seule la grève de la consommation peut avoir du poids...
a écrit le 05/10/2018 à 15:17 :
"..les promesse n ' engagent que ceux qui les écoutent"....ça promet pour les réforme des retraites et santé de tous les français (privés comma publics).
vigilance voire méfiance...
aujourd' hui la gréve du travail ou la colère des urnes c ' est du passé-dépassé, seule la grève de la consommation peut avoir du poids...
a écrit le 05/10/2018 à 13:32 :
Le statut ne changera pas pour les anciens cheminots...je vous l'assure...(Borne).Pendant la grève.Donc comment un.gouvernement peut il être crédible pour la suite?
a écrit le 05/10/2018 à 11:31 :
IL EST URGENT DE METTRE FIN A CETTE CASTE DE NABABS DE CHEMINOTS UNE FOIS POUR TOUTE. OUI A L’ARRIVÉE DES NOUVELLES COMPAGNIES FERROVIAIRES VIVE LA CONCURRENCE DANS LES ENTREPRISES PUBLIQUES !!!
Réponse de le 05/10/2018 à 15:11 :
il est urgent surtout que vous fassiez un vrai travail intellectuel de réflexion
qu' est -ce que vous connaissez de l' intérieur de cette entreprise?
RIEN!

vous répétez comme un per-roquet , les commentaires et non analyses de certains médias en mal de papier ou de notoriété.
Acepteriez-vous que l' on change votre contrat de travail sans votre accord aprés 20-25 ans de boite ? dans une dictature...on ne ferait pas autrement.Le chantage est en marche :accepter un changement de contrat de travail ou être considéré comme démissionnaire (viré)
le gouvernement comme Pepys ont menti ( j ' étais plutôt favorable à un changement) MAIS changer les règles du jeu aussi violemment sans respecter la parole donnée ( le fameux "sac social" plutôt sac à m...).
ce qui va se passer c ' est:
1/ la fuite des talents ( quel interêt à rester à la sncf puisqu il n' y a plus aucun avantage-le fameux "salaire différencié" tant vanté par les rh-direction de la sncf pendant des années , les salaires réels quelque soit son "grade"étant plus bas que le marché).
2/ceux qui ne partiront pas (pas assez de compétence acquise-responsabilité de l' entreprise car blocage dans la filière de départ(contrôle-vente -acceuil etc..) et refus de passerelle entre les métiers+formations professionnelle réservée plutôt uniquement aux cadres pendant des décennies..) ou trop agés dans leur carrière (45-60 ans)...
3/l' allongement prévu des carrières va être un goulot d étranglement et accentuer la pyramide des âges déjà défavorable....a part forcés les gens à partir ou les mettre au chômage je ne vois pas comment ils vont faire....
ça promet des épisodes dramatiques type France Telecom-La poste...
à suivre
Réponse de le 05/10/2018 à 15:19 :
il est urgent surtout que vous fassiez un vrai travail intellectuel de réflexion
qu' est -ce que vous connaissez de l' intérieur de cette entreprise?
RIEN!

vous répétez comme un per-roquet , les commentaires et non analyses de certains médias en mal de papier ou de notoriété.
Acepteriez-vous que l' on change votre contrat de travail sans votre accord aprés 20-25 ans de boite ? dans une dictature...on ne ferait pas autrement.Le chantage est en marche :accepter un changement de contrat de travail ou être considéré comme démissionnaire (viré)
le gouvernement comme Pepys ont menti ( j ' étais plutôt favorable à un changement) MAIS changer les règles du jeu aussi violemment sans respecter la parole donnée ( le fameux "sac social" plutôt sac à m...).
ce qui va se passer c ' est:
1/ la fuite des talents ( quel interêt à rester à la sncf puisqu il n' y a plus aucun avantage-le fameux "salaire différencié" tant vanté par les rh-direction de la sncf pendant des années , les salaires réels quelque soit son "grade"étant plus bas que le marché).
2/ceux qui ne partiront pas (pas assez de compétence acquise-responsabilité de l' entreprise car blocage dans la filière de départ(contrôle-vente -acceuil etc..) et refus de passerelle entre les métiers+formations professionnelle réservée plutôt uniquement aux cadres pendant des décennies..) ou trop agés dans leur carrière (45-60 ans)...
3/l' allongement prévu des carrières va être un goulot d étranglement et accentuer la pyramide des âges déjà défavorable....a part forcés les gens à partir ou les mettre au chômage je ne vois pas comment ils vont faire....
ça promet des épisodes dramatiques type France Telecom-La poste...
à suivre
a écrit le 05/10/2018 à 10:11 :
C'est la fin de Guillaume Pépy à la tête de la SNCF qui devrait-être une priorité. Il aura coulé financièrement l'entreprise, tout misé sur un tgv régulièrement en panne et mal entretenu, connu plusieurs accidents mortels et lancé des trains bon-marchés qui vont contribuer à plomber les finances de la SNCF...
a écrit le 04/10/2018 à 17:58 :
Le titre de votre article est bien vu:tout le monde aura décryté "Pépy fait de la résistance" bien sur!

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