Baromètre Michael Page - latribune.fr : le grand emprunt d'abord pour le "green business"

 |   |  306  mots
Cette enquête qualitative trimestrielle Latribune.fr - Michael Page Executive Search a été effectuée auprès de plusieurs centaines de cadres dirigeants et responsables de haut niveau. Ils donnent leur avis sur les conséquences de la crise financière et économique et sur les décisions du gouvernement face à elle.

Comme chaque trimestre, latribune.fr publie en exclusivité le baromètre réalisé en partenariat avec Michael Page, le spécialiste du recrutement. Vous le retrouverez désormais régulièrement sur votre site.
 

Cette enquête qualitative Latribune.fr - Michael Page Executive Search a été effectuée auprès de plusieurs centaines de cadres dirigeants et responsables de haut niveau (présidents, PDG, directeurs généraux, directeurs financiers, directeurs des ressources humaines, gérants...) et ce dans tous les secteurs d'activité et tous les domaines (assurance, finance, distribution et commerce, achats et logistique, santé, hôtellerie et tourisme, système d'information, ingénierie...).

Premier enseignement, selon eux, les fonds récoltés dans le cadre du futur grand emprunt public doivent être surtout utilisés pour financer une politique tournée vers la création d'entreprise dans le domaine des green technologies et des nouvelles technologies (53%). Le soutien à la cohésion sociale et à l'emploi (20%) et le financement de la dette publique (16%) ne viennent qu'après. L'aide aux industries traditionnelles dont l'automobile ne recueille que 9% des suffrages.

Autre réponse marquée : la prise en compte des impacts de la grippe A. 73% des dirigeants interrogés disent qu'ils ne vonpas le prendre en compte dans leurs prévisions de chiffre d'affaires contre 27% qui vont le faire.

Quant à la situation économique, leurs avis sont partagés. Pour 46%, le pire est derrière nous, pour 52% ce n'est pas le cas. 46% comptent recruter au quatrième trimestre, 53% ne le prévoient pas. La difficulté à trouver des candidats de qualité demeure pour 53% - surtout dans l'industrie (à 43%) contre 46% qui sont d'un avis contraire. 73% estiment que la conjoncture économique des prochains mois ne sera pas favorable à la réalisation de leurs objectifs et 51% (contre 46%) que le gouvernement ne prend pas les mesures adéquates pour favoriser la croissance en France.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/10/2009 à 5:31 :

Voici le vrai débat toujours et toujours et encore esquivé! Quand allons nous nous attaquer à ce problème qui recouvre tous les autres??
Nous avons payé l'an dernier, en 2008, plus de 55 milliards aux prêteurs, déjà les plus riches pour les seuls intérêts et pour une seule année, ce qu'on appelle "la charge de la dette". C'est transférer de notre travail et notre production 150 millions d'euros par jour ? oui, par jour : un milliard par semaine !?, donc à ceux qui sont déjà les plus riches (qui, d'ailleurs, peuvent nous reprêter cet argent, à nouveau contre intérêt !)N'est-ce pas France-Trésor?. Mais cette monnaie qu'ils nous prêtent est presque entièrement issue de la création monétaire payante des banques privées (créée à partir d'une simple ligne d'écriture lors de "monétisation" de créances).
Depuis 1973, l'article 25 de la loi du 3 janvier 1973 précise que "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France". Ce qui signifie que notre pays s'est interdit de permettre à la Banque de France de financer le Trésor Public, c'est-à-dire de créer la monnaie dont il a besoin pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports,hôpitaux, bibliothèques, etc.). Et le traité de Maastricht a entériné pour l'Europe cet état de fait par l'article 104 (repris par l?art. 123 du traité de Lisbonne) qui précise " Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite." En clair, les États sont obligés de financer leurs investissements sur les marchés financiers, en augmentant perpétuellement leur dette à cause d?intérêts iniques et non nécessaires...
Et au total, c'est plus de 1 300 milliards d'euros d'intérêts que nous avons payé entre 1980 et 2008 !
Allons nous nous réveiller?


a écrit le 10/10/2009 à 19:59 :
Pourriez vous confirmer ou infirmer que les conditions du grand emprunt seront moins avantageuse que les conditions d'emprunts actuels pour l'emprunteur : l 'Etat ?
a écrit le 09/10/2009 à 16:25 :
Erreur grave ! L'emprunt doit aller en totalité à l'EPAD présidé par notre bon prince Sarko Junior (Bac + 2 à 23 ans... bravo !) et le reste au financement de la couverture de la nationale qui traverse Neuilly, fragilisant ainsi les oreilles si délicates de ses habitants. Prions, prions pour que cela se réalise !!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :