Les énergies marines renouvelables au rapport

 |   |  432  mots
EDF / Parc de Paimpol-Bréhat
EDF / Parc de Paimpol-Bréhat (Crédits : EDF)
Arnaud Montebourg, Delphine Batho et Frédéric Cuvillier se sont félicités, vendredi, de la publication du rapport sur les perspectives de développement des énergies marines renouvelables en France. Un texte qui reste à concrétiser désormais par des actes.

Passer de la parole à l'action. C'est un peu le message adressé au gouvernement par le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) suite à la publication, vendredi, d'un rapport sur les perspectives de développement des énergies marines renouvelables. Un texte précédemment présenté le 15 avril dernier dans le cadre du débat national sur la transition énergétique et salué par les trois ministres concernés (Arnaud Montebourg, Delphine Batho et Frédéric Cuvillier) comme la démonstration « du bon positionnement de l'industrie française dans ce domaine.» Plus précisément, ce rapport revient sur l'ensemble des technologies énergétiques marines existantes et envisage leurs potentiels industriels, environnementaux et juridiques. Téléchargeable gratuitement, il résulte d'un travail conjoint du Conseil Général de l'Environnement et du Développement Durable et du Conseil Général de l'Économie, de l'Industrie, de l'Énergie et des Technologies.

De premières fermes hydroliennes dès 2016 ?

Si les professionnels du SER valident que les enjeux présentés dans ce texte sont conformes à la réalité, ils rappellent que plusieurs conditions restent à valider pour permettre un développement notable de ces énergies sur notre littoral. Priorité des priorités : la mise en place de fermes pilotes pour l?hydrolien et les autres technologies marines (énergie thermique des mers, éolien flottant?) dès 2016. Des installations qui « permettront aux professionnels de s?assurer de la viabilité technique et économique des installations avant de s?engager dans des projets commerciaux de plus grande envergure » précise le syndicat dans un communiqué. Ces projets pilotes sont pour l?instant suspendus à la mise en place de dispositifs de soutien.

Accélérer les dispositifs de soutien

En février, Delphine Batho avait bien dévoilé l?ouverture d?un appel à Manifestation d?Intérêt portant justement sur les énergies marines renouvelables, mais le lancement de ce dispositif n?a pas encore été planifie. En plus de cet AMI, le Syndicat des Energies Renouvelables incite également le gouvernement à suivre deux autres recommandations du rapport : la mise en place d?un mécanisme de soutien financier spécifique aux fermes pilotes et la création d?un Comité National d?orientation des énergies marines. De quoi accompagner les grandes ambitions affirmées par le gouvernement lors de la publication du rapport vendredi. « Les énergies marines pourront participer pleinement à la transition du modèle énergétique français avec les meilleures chances de retour industriel pour une activité exportatrice à haute valeur ajoutée et en emplois industriels qualifiés ». Passer des mots aux actes, on le disait.

Cleantech Republic

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/05/2013 à 14:44 :
C'est un beau blabla qui fait suite au grenelle de Borlo. Du texte histoire de faire du greenwashing. Mais dans les faits aucun acteur français n'est leader dans les Enr. EDF, GDF-Suez, Areva, le CEA, sont les acteurs sensés les développer or ils on déjà tout miser sur le nucléaire. Ils freine toute initiative d'envergure, ils font le minimum syndical pour "verdir" leur image et faire passer des hausse de prix inéluctables. Avec un EPR hors de prix,un parc vieillissant, des démantèlements impossibles, un mitage du territoire avec une pollution qui fini par avoir un coût (pandémie de cancer), la gestion des déchets etc... Les errements de l'Etat en matière énergétique et son inconscience enfantine laisse franchement perplexe.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :