Electroducer est typiquement une jeune pousse de la santé, née d'un besoin issu du terrain : "Je suis cardiologue interventionnel et lorsque je posais des valves percutanées, j'étais obligé de poser un pacemaker temporaire afin de sidérer le cœur pendant quelques minutes. Nous avions beaucoup de complications, comme des perforations ou des déchirures du cœur", explique le Dr Benjamin Faurie, cardiologue interventionnel à Grenoble.
Le Dr Faurie a alors eu l'idée d'utiliser la technique d'un médecin suisse, qui, quand il débouchait une artère, faisait passer du courant dans le guide métallique, qui servait à déposer le stent. "C'est une sort de rail, qui part du point de ponction, soit au niveau fémoral, soit au poignet et qui va jusqu'au cœur. Cela lui permettait d'envoyer le courant directement dans le cœur", précise le Dr Faurie.
Cela a permis de montrer que la technique avec guide était plus sécuritaire que la technique de référence, plus rapide (-12 % de temps de procédure), qu'elle engendrait moins d'irradiations, qu'elle diminuait les complications "et très probablement la mortalité", même si le nombre de patients était insuffisant pour le prouver. "Nous avons aussi démontré qu'elle permettait d'économiser 700 euros par patient et par procédure, car on diminue ainsi l'utilisation de matériel coûteux, notamment le pacemaker", souligne le Dr Faurie.