Face aux contraintes, nombre d’épargnants se tournent vers la gestion déléguée. Les conseils de Marc Fiorentino.
Si de nombreux épargnants s'occupent eux-mêmes de leurs choix d'investissement, une telle gestion demande toutefois beaucoup de temps, une bonne connaissance des différents véhicules d'investissement accessibles aux particuliers et une capacité à analyser les indicateurs et actualités économiques pour prendre les bonnes décisions.
Face à ces contraintes, de plus en plus d'épargnants se tournent vers la gestion déléguée. Celle-ci consiste à confier son épargne à des professionnels qui s'occuperont de l'allocation et des arbitrages en fonction de votre profil et de l'évolution des marchés.
Il existe trois grandes formes de gestion déléguée. La gestion profilée est la plus simple : on choisit un profil d'investissement (prudent, équilibré, dynamique) et on s'y tient. L'allocation est prédéfinie et évolue peu, sauf si l'épargnant décide de changer de profil. La gestion pilotée, plus active, repose sur un mandat collectif donné à un professionnel qui va gérer plusieurs profils types, et ajuster régulièrement l'exposition aux différentes classes d'actifs en fonction de ses anticipations.
Enfin, la gestion sous mandat est la plus personnalisée : l'allocation est totalement adaptée au client et évolue en fonction de ses besoins, mais elle est souvent réservée aux patrimoines importants.
La transparence est un autre élément clé : l'investisseur doit savoir exactement dans quoi ses fonds sont placés et pourquoi.
Pour choisir une bonne gestion déléguée, plusieurs critères doivent être pris en compte. D'abord, la capacité à diversifier sur toutes les classes d'actifs : actions européennes et internationales, obligations, private equity, matières premières, immobilier... Une gestion qui se limite à quelques fonds traditionnels passe à côté d'opportunités majeures et manque de résilience en période de crise.
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L'architecture ouverte est également essentielle : le gérant doit pouvoir sélectionner les meilleurs produits du marché, qu'il s'agisse d'OPCVM, d'ETF, de FCPR ou de pierre papier, sans être limité aux fonds maison. La transparence est un autre élément clé : l'investisseur doit savoir exactement dans quoi ses fonds sont placés et pourquoi. Une bonne gestion pilotée implique un reporting régulier et une explication des choix d'investissement.
Les frais doivent être observés avec attention. Idéalement, il ne faut aucuns frais d'entrée et ceux de gestion doivent rester compris entre 0,5 % et 1 %. Au-delà, la performance est trop amputée.
Enfin, les performances passées donnent une indication précieuse. Il ne s'agit pas seulement de regarder les rendements en période de hausse - généralement tous les gérants en profitent. Une bonne gestion ne se mesure pas tant à la capacité du gérant à surfer sur une vague haussière que sur son aptitude à amortir le choc quand les indices plongent. Les performances 2020 (Covid) ou 2022 (inflation et guerre en Ukraine) doivent donc être particulièrement scrutées.
La performance passée est probablement le critère auquel s'intéressent le plus les épargnants. Logique. Mais il faut aussi considérer d'autres critères essentiels : des frais bas, une bonne diversification, la flexibilité et la transparence du gestionnaire sont toujours des gages de bons résultats futurs.