Le Ballon Generali de Paris effectue des contrôles de la qualité de l'air dans le ciel pour rendre visible la progression du réchauffement climatique, au-dessus du parc André-Citroën à Paris,
Selon des études récentes, la qualité de l'air s'est amélioré dans les grandes agglomérations. Une bonne nouvelle qui n'arrive pas au hasard, assure Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique.
La santé environnementale s'impose à l'agenda politique de demain : le gouvernement organise un « Roquelaure* de la qualité de l'air ». Agnès Pannier-Runacher (ministre de la Transition écologique), François Rebsamen (Aménagement du territoire) et Yannick Neuder (Santé) recevront des élus locaux, en première ligne face à leur population. Il leur sera présenté les dernières données sur la pollution de l'air.
Surprise : la part liée au dioxyde d'azote, gaz émis par la combustion et pour moitié par le secteur des transports, a baissé de 31 % en sept ans. « Ces bons résultats ne tombent pas du ciel, assure Agnès Pannier-Runacher à La Tribune Dimanche. Ils sont le fruit d'une politique déterminée depuis 2017 pour réduire toutes les sources de pollution dans l'air des grandes agglomérations. »
La qualité de l'air dans les grandes agglomérations
Dans un deuxième temps, des hauts fonctionnaires présenteront les politiques publiques mises en œuvre et leur bilan, notamment les zones à faibles émissions (ZFE), ces espaces routiers où la circulation des véhicules les plus polluants est interdite. « Nous voulons remobiliser les maires et les présidents d'agglomération et discuter avec eux des mesures les plus efficaces parce que, collectivement, nous devons apporter des solutions aux Français qui n'ont pas nécessairement les moyens de changer de voiture, dit encore la ministre de la Transition écologique. Ensemble, nous devons assurer qu'aucun habitant ne reste sans solution. »
Et pour cause : lors de l'examen en commission de la loi de simplification de la vie économique fin mars, les députés ont supprimé ces ZFE. En séance publique fin mai-début juin, le gouvernement portera un amendement « qui tient compte des remontées de terrain et vise à sécuriser les Français quant à l'usage de leur voiture ». Depuis l'été 2023, les intercommunalités de 150. 000 habitants et plus sont libres de limiter ou non le flux automobile tant qu'elles ne dépassent pas le seuil réglementaire de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) de 40 microgrammes de dioxyde d'azote par mètre cube. Seuls le Grand Lyon et le Grand Paris, qui dépassent ce plafond, ont été tenus de renforcer l'application de la réglementation au 1er janvier.