Jean Pormanove, victime des nouveaux jeux du cirque numérique
Pauline Delassus
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le streameur Raphaël Graven, connu sous le pseudonyme Jean Pormanove.
LTD / Olivier Corsan / LP/MAXPPP
Pauline Delassus
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le streameur Raphaël Graven, connu sous le pseudonyme Jean Pormanove.
LTD / Olivier Corsan / LP/MAXPPP
Des gifles, des étranglements, des insultes, des humiliations scatologiques... Ainsi se sont passés les douze derniers jours de Raphaël Graven, alias « Jean Pormanove », filmés sur la chaîne Le Lokal du site Kick, une plateforme australienne de streaming, c'est-à-dire de vidéos amateurs diffusées en direct sur Internet.
Trois cents heures de sévices ininterrompus accessibles pour les centaines de milliers d'abonnés payants (4,99 dollars par mois) durant lesquelles deux autres streameurs, Owen C., surnommé « Naruto », et Safine H. paraissent être les « metteurs en scène » de ces jeux du cirque de l'ère des réseaux sociaux. Parmi les spectateurs : les footballeurs Bradley Barcola et Pierre-Emerick Aubameyang.
À lire également
Jusqu'au décès de « JP », ancien militaire de 46 ans, survenu dans la matinée du 18 août dans son sommeil, mais toujours face caméra, « sans lien avec l'intervention d'un tiers », précise le procureur de Nice après autopsie, probablement d'origine médicale ou toxicologique. Comment expliquer un tel déchaînement de violences exhibées ? Comment comprendre que tant de personnes ont payé pour y assister ?
Pauline Delassus