Salamé, Hanouna, Lapix... ces animateurs qui jouent aux chaises musicales
Rémi Jacob

Entre Léa Salamé, Anne-Sophie Lapix et Cyril Hanouna, le PAF se voit chamboulé dès cet été.
LTD/JOEL SAGET ET STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Rémi Jacob

Entre Léa Salamé, Anne-Sophie Lapix et Cyril Hanouna, le PAF se voit chamboulé dès cet été.
LTD/JOEL SAGET ET STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
« Ça part dans tous les sens, c'est encore plus fou qu'une série Netflix », s'amuse un salarié de M6. D'autant plus quand l'intrigue se déroule principalement dans ses locaux ! Car dès le mois de février, la Six a sifflé le coup d'envoi d'un mercato hors normes en recrutant Cyril Hanouna. À la rentrée, l'ex-présentateur de Touche pas à mon poste ! sur feu C8 animera sur W9 - la chaîne TNT du groupe - un talk-show baptisé Tout beau tout 9. En plus de ce programme diffusé en avant-soirée, il portera une émission de bande l'après-midi sur Fun Radio.
Avec en contrepartie de ce package taillé sur mesure une obligation : celle de se recentrer sur le divertissement et d'éviter les sujets polémiques. Chiche ? Mais la pêche du groupe M6 ne se résume pas à cette jolie prise qui devrait sans nul doute booster son audience. Il a également attrapé dans ses filets Olivier Minne (« Il se sentait sous-considéré à France Télévisions », glisse un membre de la production de Fort Boyard), Francis Huster - qui animera un jeu d'enquête - et surtout Anne-Sophie Lapix.
Débarquée du JT de la Deux après huit saisons et remplacée par Léa Salamé (lire ci-contre), elle prendra fin août les commandes du 18/20 de la station RTL, qui pourra aussi compter à l'heure du petit déjeuner sur les services de Marc-Olivier Fogiel. L'ex-présentatrice du 20 Heures proposera également sur M6 chaque dimanche « un grand entretien avec une personnalité qui fait l'actualité », annonce la chaîne.
« C'est un choix malin, confie un concurrent. Anne-Sophie Lapix est une journaliste pugnace et nul doute qu'elle va être un atout pour M6 en vue de la présidentielle. » Une échéance électorale dont la perspective a joué pour de nombreux recrutements. À l'image de Paul Larrouturou qui quitte la matinale de TF1 pour rejoindre celle de Franceinfo, où il succédera à Salhia Brakhlia aux commandes de l'interview politique.
Sa « grande sœur » France Inter accueillera quant à elle chaque matin Benjamin Duhamel dans l'interview de 7 h 50, jusqu'alors menée par Sonia Devillers, qui bascule après le journal de 9 heures pour un entretien sociétal. Les téléspectateurs de BFMTV (propriété de CMA CGM, comme La Tribune Dimanche) continueront de retrouver la saison prochaine Benjamin Duhamel, l'un des piliers de la chaîne info, qui a recruté Marc Fauvelle et Nicolas Poincaré.
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

En attendant de découvrir à l'antenne le résultat de ce grand jeu de chaises musicales, tous les regards se tournent désormais vers la réforme de l'audiovisuel public. Repoussée à maintes reprises, cette proposition de loi visant à regrouper toutes les entités de l'audiovisuel public débarque le 30 juin à l'Assemblée nationale, après avoir été entérinée au Sénat à l'initiative de Laurent Lafon (UDI) il y a près de... deux ans. De quoi susciter la colère des syndicats de Radio France et de France Télévisions, qui ont annoncé une grève illimitée dans leurs entreprises respectives à partir des 26 et 30 juin.
« Ce projet de réforme de la gouvernance de l'audiovisuel public et les baisses budgétaires associées qui ont déjà démarré auront de graves conséquences s'il est adopté », estiment dans un communiqué commun les syndicats de France Télévisions, qui espèrent faire « plier le gouvernement ». Une réforme jugée à l'inverse indispensable par la ministre de la Culture, Rachida Dati, qui met en avant la nécessité de rassembler des « forces aujourd'hui dispersées » pour affronter la concurrence féroce des Netflix, Prime Video, Apple TV+ et autres.
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Autre stratégie, celle adoptée par TF1 : nouer des alliances avec ces plateformes de streaming. Dès l'été 2026, Netflix distribuera les chaînes et contenus phares du premier diffuseur privé français. Objectif : améliorer la visibilité de la Une tout en enrichissant l'offre proposée par Netflix à ses abonnés. Une première mondiale qui pose les bases d'un nouveau modèle « gagnant-gagnant » amené probablement à se généraliser.
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