Retraites : une recette compliquée, chère... et mauvaise

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Laurent Berger, secrétaire générale de la CFDT.
Laurent Berger, secrétaire générale de la CFDT. (Crédits : Ludovic Marin / AFP)
ÉDITO. En faisant l'unité syndicale contre lui en ouvrant la boîte de Pandore du report de l'âge de départ, Édouard Philippe a réussi à perdre et la CFDT et l'Unsa, les deux seuls syndicats réformistes à soutenir un régime de retraite universel par points. Compliqué, parce qu'il bouleverse tout l'équilibre social dans les 42 régimes concernés, cher, parce qu'il impose de prendre des mesures compensatoires pour les nombreuses victimes de la réforme, on est en droit désormais, s'il se traduit par des semaines de grève en plus, de se demander si ce projet ne serait pas mauvais. Par Philippe Mabille, directeur de la Rédaction.

Comme disait ma grand-mère, on différencie les bonnes et les mauvaises recettes de cuisine à l'instinct. Les premières sont simples à reproduire et peu chères à servir ; les secondes sont incompréhensibles et souvent très onéreuses, vu le nombre des ingrédients qui composent le plat. C'est pour avoir oublié ce vieil adage populaire qu'Emmanuel Macron et Édouard Philippe sont en train de rendre indigeste le plat de la réforme des retraites sur laquelle le gouvernement tergiverse depuis deux ans. La veille de la présentation, ce mercredi au Cese, de l'intégralité de son projet, le Premier ministre, réaliste, avait pris les devants :

« Il n'y aura pas d'annonces magiques. Ce n'est pas parce que je fais un discours que les manifestations vont cesser... »

Il ne croyait pas si bien dire.

La réforme systémique voulue par Macron occultée

Sur le fond, Édouard Philippe n'a rien annoncé de nouveau que l'on ne savait déjà depuis le rapport Delevoye en juin, à quelques nuances près. Sur la forme, le Premier ministre a certes fait un vrai effort de pédagogie et d'explication, tentant de justifier, au nom de la refondation d'un « nouveau pacte entre les générations », le choix du passage à un régime universel à points.

Mais comme il pouvait s'y attendre, Édouard Philippe a surtout réussi à faire l'unité syndicale contre lui en franchissant le Rubicon d'un report « progressif » à 64 ans de « l'âge d'équilibre » pour prendre sa retraite à compter de 2027 (au lieu de 2025, une très légère inflexion de sa part...). Ce faisant, le chef du gouvernement a, comme on dit au poker, fait tapis en abattant son jeu sans ambiguïté : la réforme systémique voulue par Macron est occultée par la réforme paramétrique, purement budgétaire, réclamée par Bercy, qui l'a emporté sur les « politiques » de l'Élysée qui recommandaient au chef de l'État de ne pas mélanger les deux objectifs au risque que les Français, déjà complètement perdus, soient encore plus désorientés.

Pour les syndicats, la "ligne rouge" est franchie

Selon les syndicats réformistes, la CFDT et l'Unsa, qu'Emmanuel Macron voulait faire basculer dans son camp au nom des acquis sociaux, réels, permis par la réforme, pour les femmes ou les précaires, « la ligne rouge » a été franchie. Même la CFE-CGC considère que la réforme est « de plus en plus dangereuse pour les salariés et les cadres », alors que le Premier ministre n'a pris aucun engagement sur les réserves de l'AgircArrco, 60 milliards d'euros sur lesquels lorgne Bercy pour financer avec les excédents des salariés du privé les déficits du public. Résultat, au lieu de fissurer le front syndical, le Premier ministre n'a fait que le renforcer et sans doute conduire à durcir le mouvement de grève qui paralyse le pays depuis le 5 décembre.

En reportant l'application de la réforme aux jeunes de la génération 1975 (une date choisie exprès pour qu'elle s'adresse à Emmanuel Macron, né en 1977 ?), le pouvoir tente de rallier à sa cause la génération des « grands-pères » qu'il veut désolidariser des petits-fils qui la prendront de plein fouet (la génération 2004, celle qui aura 18 ans en 2022, sera « la première à intégrer le système universel »). Comme le dit en coulisse Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron aurait les yeux plus gros que le ventre, autre expression populaire qui dit qu'à trop en demander on risque de tout perdre... On est loin en tout cas du projet initial selon lequel, dans le nouveau système, un euro cotisé ouvrirait les mêmes droits pour tous. Si le projet passe, on a compris que chaque régime pourra négocier directement ses particularismes.

Compliqué, parce qu'il bouleverse tout l'équilibre social dans les 42 régimes concernés, cher, parce qu'il impose de prendre des mesures compensatoires pour les nombreuses victimes de la réforme, le projet, s'il se traduit par des semaines de grève en plus, ne serait-il pas mauvais ? On est du moins en droit de se demander si une remise à plat ne serait pas nécessaire pour rassurer les 30 millions d'inquiets qu'il a réussi à faire naître.

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Commentaires
a écrit le 12/12/2019 à 22:52 :
Pourquoi devrions-nous faire confiance à un gouvernement qui a montré son insuffisance dans la gestion financière du pays comme dans celle de la SECU?
a écrit le 12/12/2019 à 21:45 :
Berger je tourner mas veste du bon côté un amis de Macron un patou pour berger
a écrit le 12/12/2019 à 21:44 :
Etonnant les réactions sur cette réforme plutôt intéressante, il n'y aurait que des inquiets ou des mécontents :
- la retraite pour carrière pleine va être de 1000€ minimum, est ce que personne n'avait peur d'avoir une petite retraite? Est ce que personne n'a porté un gillet jaune pour protester contre les petites retraites.
- Les mesures d'âges : on peut difficilement faire moins, depuis 1982 on a gagné 10 ans d'espérance de vie et l'âge de la retraite est seulement passé de 60 à 62 ans, on fait comment pour financer ? Au fait, pour partir à 62 ans cela coûtera 10% de malus, 2 enfants c'est 10% de bonus, personne n'a 2 enfants et s'est rendu compte que çà s'équilibre?
- Surtout la France souffre énormément de ses corporatisme, de ses oppositions : actifs contre retraités, provinciaux contre parisiens, fonctionnaires contre travailleurs du privé, actifs contre chômeurs : tout n'est qu'oppositions. Un régime universelle désolé si certains y perdent mais ça ressoude, c'est un pas vers plus d'égalité.
a écrit le 12/12/2019 à 21:44 :
Etonnant les réactions sur cette réforme plutôt intéressante, il n'y aurait que des inquiets ou des mécontents :
- la retraite pour carrière pleine va être de 1000€ minimum, est ce que personne n'avait peur d'avoir une petite retraite? Est ce que personne n'a porté un gillet jaune pour protester contre les petites retraites.
- Les mesures d'âges : on peut difficilement faire moins, depuis 1982 on a gagné 10 ans d'espérance de vie et l'âge de la retraite est seulement passé de 60 à 62 ans, on fait comment pour financer ? Au fait, pour partir à 62 ans cela coûtera 10% de malus, 2 enfants c'est 10% de bonus, personne n'a 2 enfants et s'est rendu compte que çà s'équilibre?
- Surtout la France souffre énormément de ses corporatisme, de ses oppositions : actifs contre retraités, provinciaux contre parisiens, fonctionnaires contre travailleurs du privé, actifs contre chômeurs : tout n'est qu'oppositions. Un régime universelle désolé si certains y perdent mais ça ressoude, c'est un pas vers plus d'égalité.
Réponse de le 13/12/2019 à 8:25 :
1) les 1000 € c'est pour une personne ayant cotisé 42 ans sur un salaire correspondant au SMIC. Les agriculteurs à 400€ et les précaires qui vont de CDD en CDD n'en verront pas la couleur.

2) L'espérance de vie entre 1980 et 2019 a gagné 9 ans pour les hommes et 8 pour les femmes. Quand j'ai commencé ma vie professionnelle la durée de cotisation était de 37 ans. Si l'on va sur 44, la durée de cotisation aura quasiment suivi l'espérance de vie.
Sauf que, en 1980 le montant des retraites dans le privé était calculée sur les 10 meilleures années et pas sur 25 années, voire même 'ensemble de la la carrière. En 1980 ceux qui partaient en retraite n'avaient pas connu le chômage de masse, notamment sur la fin de carrière (quand on est supposé être mieux payé).

Entre 1980 et aujourd'hui la PIB a été multiplié par 4 et la productivité a été doublée. Ca sert à quoi d'être plus productif si on finit par être obligé de travailler toujours plus et plus longtemps? Et surtout où sont passés tous ces gains puisqu'ils n'ont pas profité aux salariés?

3°) le régime universel est une côte mal taillée "one size fits all". Il conviendra à une petite majorité (les cadres moyens et sup sont les mieux otis) et seront catastrophiques pour d'autres. Je prends les paris que ce joli package va rapidement devenir une une usine à gaz.
En tout cas, loin de simplifier, la réforme ne fait qu'ajouter un 43eme régime aux 42 existants, et ce pour une vingtaine d'année, sans vraiment alléger les couts puisque 70% des régimes spéciaux en activité finiront leur vie avec le retraite spéciale.
Autre frais : la seule revalorisation des enseignants coutera au bas mot 10 milliards€ pour s'accomoder au nouveau mode de calcul des retraites.

L'égalité érigée en dogme est une idiotie. On ne nourrit pas un nourrisson comme un adulte et on ne peut pas imposer à un sapeur pompier la même durée de carrière qu'un actuaire.
Depuis son élection, Macron ne fait qu'opposer les français les uns contre les autres. Pour moi c'est une faute professionnelle, le président est là pour garantir l'unité du pays, pas pour le diviser en premiers de cordés et gens qui ne sont rien, entre fonctionnaires et non fonctionnaires, entre retraités et futur retraités.
a écrit le 12/12/2019 à 17:59 :
De cette ténébreuse affaire de la déforme des retraites,

Si le Berger avait voulu protéger ses troupes d'adhérents, il aurait pu s'y prendre autrement et mener un front dur dès le départ,

Berger a maintenant une image de ventre mou repu de compromissions et de promesses de capitaines politicards à Matignon et à l'Elysée sans scrupules

il est notoire que Berger et ses subalternes à la direction de la CFDT ont commis une FAUTE LOURDE en voulant jouer leurs partitions personnelles en OUBLIANT l'intérêt général des adhérents DU SYNDICAT ;

Le déformisme est contreproductif, les adhérents regrettent leur adhésion, ils doivent réfléchir à s'extraire de ce syndicat en créant un NOUVEAU syndicat sans compromission
Réponse de le 12/12/2019 à 18:41 :
Si on vous suit bien, il faut toujours être contre. Mais que suis-je bête. On le savait déjà. A-t-on jamais vu la CGT pour quelque chose à part peut être la distribution à tous du fric des autres.
Réponse de le 12/12/2019 à 18:44 :
Déjà en 1995 :

En 1995, grève interprofessionnelle contre le Plan Juppe La secrétaire nationale de la CFDT Nicole Notat et l'ensemble de la Confédération soutiennent se plan.
Les cheminots CFDT, déjà dans la contestation de la Confédération, quittent alors pour une grande partie la CFDT et créent SUD Rail.

En 2003, le soutien de la direction à la réforme Fillon a fait déjà des ravages dans les fédérations CFDT près de 20% de moins. C'est la plus grande crise traversée par la CFDT depuis sa création en 1964", expliquait Michel Dreyfus, directeur de recherche au CNRS, historien du syndicalisme. Et dans un entretien publié mercredi 16 mai 2018 par les quotidiens régionaux du groupe EBRA et l’agence de presse AEF (Agence éducation et formation), Laurent Berger indique que « le nombre d’adhérents à la CFDT en 2017 est de 623 802 » et non pas de 860 243 annoncés jusqu’alors.
a écrit le 12/12/2019 à 17:37 :
raisonnement pas faux, mais curieux de gens de gauche qui pronent l'egalitarisme baveux a longueur d'annee sur tout et n'importe quoi
retournement de veste majeur quand l'egalitarisme ne va pas vers ses amis, hein?
moi j'aurais fait plus simple
pour financer les retraites, on confisque l'argent des syndicats , de la formation, et des CE voles sur mon ultra dos neo laborieux
ca aurait fait plein d'argent qui ne manque a personne, vu que c'est public, et que ca reduit les inegalites
a écrit le 12/12/2019 à 17:22 :
Pour que les 5 800 000 Fonctios d'Etat et Territoriaux, ne subissent pas 300 à 900 eur de baisse de retraite, fin de la base des 6 derniers mois, leur traitement va etre massivement augmenté : recette fiscale nationale, et locale Taxe Foncière, ENCORE !
a écrit le 12/12/2019 à 15:32 :
Pays des guerres civiles par excellence ( relire Marx " la guerre civile en France ", 2019 ne déroge pas au lyrisme des drapeaux rouge et noir. Mais les temps ont changé et si Les Misérables du grand Hugo restent éternels dans l'imaginaire français, il faudra se rendre un jour à l'évidence : sauf pour le bonheur des touristes, la France ne peut pas devenir le conservatoire des passions " révolutionnaires ". Diantre ! La terre tourne !
Réponse de le 12/12/2019 à 18:44 :
Comme vous dites, la terre tourne. Elle est donc comme la CGT en révolution permanente.
a écrit le 12/12/2019 à 15:09 :
réforme des retraites Edouard philippe bravo!!!!! la SNCF ET EDF ET GDF tout les privilèges !!!! toujours la même choses des réformes pour les autres !!!! égoistes tout ses français . j' ai travailler dans le privée petite retraite après 44 années de carrières commencer à 15 ans et demi !!!!!
Réponse de le 12/12/2019 à 15:39 :
Donc au lieu de vous battre pour une retraite décente vous cracher sur les autres et les traitez de priviliégiés?
Et vous oubliez tous les hauts fonctionnaires, les ministres et sénateurs dans votre liste écoeurante. Toujours a taper sur les petits pendant que les oligarques pillent le pays a coup de milliards
Allez, le décés est une saine économie aussi
Réponse de le 12/12/2019 à 15:46 :
Oui et qu'avez vous fait pour essayer d'améliorer votre situation ? rien ? bon, tout est dit... facile de se victimiser. Moi aussi je suis dans le privé, j'ai quitté "ma" petite ville bretonne pour aller bosser dans l'enfer parisien, j'ai changé 6 fois d'entreprise pour évoluer, j'ai économisé pour me payer des études complémentaires.... voila, je me prends en main et je me bouge, pas facile hein, c'est mieux de siroter sa bière après le boulot plutôt que se remettre à étudier. Vous avez un courage remarquable derrière votre clavier.
Réponse de le 12/12/2019 à 16:14 :
Vous êtes partis 59,5 ans. Avec le même nombre de trimestre dans le privé (j'aurai 41 années à 60 ans) , je ne pourrai pas partir avant 64 ans à taux plein (soit 45 années).
Ce n'est pas parce que les SNCF, RATP .. partiront plus tard que vous serrez mieux loti.
Arrêtez et arrêtons la jalousie et ne tombons pas dans le piège de la division que nous tend Macron!!
Réponse de le 12/12/2019 à 16:52 :
Attention Lulu, vous risquez de mélanger plusieurs choses, car il y a bien des réalités différentes à la SNCF/EDF/GDF... Si vous avez cotisé 44 ans, c'est plus que la moyenne nationale, néanmoins un départ à la retraite à 60 ans ne me semble pas injuste. SI vous avez une bonne santé, ce que je vous souhaite, vous aurez le temps d'en profiter. La faiblesse de votre retraite est effectivement un problème. Mais si cette faiblesse résulte d'un faible salaire ou d'un régime de cotisation peu avantageux, le problème est un peu différent.
Aujourd'hui les jeunes font souvent des études longues et commencent à cotiser tardivement à 22/23/24/25 ans, avec certes des salaires supérieurs à ceux que vous avez pu avoir si vous n'avez pas fait d'études. Néanmoins, en commençant à 25ans, il est peu probable que la majorité des personnes concernées puisse atteindre votre nombre d'année de cotisation... Après, est-si bien d'étudier longtemps?
Réponse de le 12/12/2019 à 20:10 :
Résumons: vous avez voté contre monsieur Hollande et il vous a offert votre retraite de privilégié à soixante ans.
Réponse de le 14/12/2019 à 2:24 :
Un fainéant et privilégié qui n'a rien foutu à l'école (parti à 16 ans) et qui est parti en retraite à 60 ans!
a écrit le 12/12/2019 à 14:36 :
Bonjour
AU contraire, c 'est très bien jouer. Parce que le front syndicale va se cristallisé pendant 3 semaines ou un mois et in fine: Ils négocieront sur l'âge de départ à la retraite mais pas sur le fond ( universalité) de la réforme.
Pour les régimes spéciaux cheminots, il sera applicable pour les nouveaux entrants. L'état a déjà pris en charge 40milliards de dettes de la sncf l année dernière. Voilà rien de neuf sous le soleil. Mais agiter le drapeau rouge pour obtenir une acceptation de la réforme, C'est bien jouer. Les syndicats et le gouvernement " sortiront" victorieux de ce conflit. Les perdants seront les contribuables français. Vive la République
a écrit le 12/12/2019 à 12:27 :
I l serait bon que la CFDT face son coming out ! sur l'accord de 1986 instituant le malus pour les carrières achées dont de nombreux travailleurs et surtout les femmes
ont été spoliées de leurs cotisations en se voyant acccordés que des demis retraites . Contrairement aux déclarations faites hiers , le malus le plus ignoble est reconduit
et même renforcés de deux ans de plus .Faux rendre à César ce qui lui appartient le montant de ses corisations pour ne pas engraissé le mamouth.
a écrit le 12/12/2019 à 11:50 :
du Macron tout craché : un grand coup de pied dans la fourmilière pour faire pro, des idées qui partent dans tous les sens sans logique vendable pour faire intello, une couche de chantilly pour faire diversion..et le contribuable pour payer ce qu on lâchera aux syndicats defendeurs de la justice sociale bidon .
il n est pas le premier a se planter sur le thème mais il fait pire.
Quel gâchis !
a écrit le 12/12/2019 à 11:27 :
Le régime Agirc /Arco géré par les partenaires fonctionne très bien , l'état n'intervient pas ce qui est rassurant tellement les politiques gèrent mal le pays depuis 30 ans. L'Agirc /Arco possède 71 milliards de réserves en cas de coup dur et les pensions sont calculées sur les 25 meilleures années contre 42 dans le système Macron.
Ce raisonnement vaut pour les autres complémentaires. Ce gouvernement veut étatiser et niveler par le bas les retraites, on peut espérer que ce projet restera lettre morte.
Réponse de le 12/12/2019 à 13:54 :
Et non les retraites Agirc Arco ne sont pas calculées sur les 25 meilleures années mais sur la carrière compléte.
Seule la retraite SS plafonnne à 1600 € brut quelque que soit le salaire est calculée sur les 25 meilleures années
Malheureusement 99 % des français ( dont les journalistes m) ne savent pas réellement comment cela fonctionne
Cela permet en permanence de tromper le peuple
A ce jour l écart entre le prive et les fonctionnaires est bien plus important que ce que pense la population d’ ou la nécessité absolue de cette réforme compte tenu que ce n est plus supportable financièrement
Le complément de retraite pour les fonctionnaires nous coûtent plusieurs dizaines de milliards au travers de nos impôts ( système unique au monde)
Cette réforme est vitale pour nos enfants
Nous avons aujourd’hui en France la plus grande injustice qui existe au niveau des retraites avec des régimes spéciaux qui touchent plus du double du privé et des fonctionnaires qui touche environ 20 %
CQFD



Réponse de le 12/12/2019 à 13:57 :
Oui, c'est le but faire main basse sur les réserves pour combler le trou de gestion, filer toutes les caisses au régime d'état pour que ceux qui ont mal gérés soient prromus, et refaire un tour.
Pas grave c'est les francais qui payent.
Réponse de le 12/12/2019 à 16:46 :
Pan sur le bec, vous avez raison, l'Agirc/Arco calcule la retraite sur les 25 meilleures années et pas sur les 25 dernières années. En réalité, ça ne change pas grand chose, les salaires étant plus faibles en début de carrière.
a écrit le 12/12/2019 à 10:59 :
L'âge pivot de départ à la retraite à 64 ans que vient de décréter le gouvernement concernerait les salariés nés en 1959 et suivantes et non seulement ceux nés en 1975: cela personne ne l'avait vu venir, donc beaucoup plus de salariés que ceux annoncés avec une carrière complète auront une décote de 5% s'ils ne peuvent ou ne veulent pas travailler jusqu'à 64 ans et ceci dès le vote de la loi, soit en 2020!
a écrit le 12/12/2019 à 10:49 :
Restons calmes, optimistes, et buvons frais...Cette réforme n'est pas une loi organique et ne sera pas graver dans le marbre de la constitution. Il suffira qu'un prochain gouvernement élu lui légitimement, lucide, solidaire du peuple et compétent, reprenne la main pour remettre le système des retraites à l'endroit une fois le mauvais moment que nous vivons passé...Et je suis persuadé que au plus tard ce sera nos enfants qui le feront...
Réponse de le 12/12/2019 à 13:36 :
Et quel sera l'heureux élu mon pauvre ? Bien sur que si cette loi sera définitive ne vous en déplaise .
Réponse de le 12/12/2019 à 13:56 :
Ou que le prochain gouvernement reparte du point atteinds par Macron. Ca marche dans les deux sens et en général dans le sens de la dégradation.
a écrit le 12/12/2019 à 10:26 :
Vu que vous ne validez pas ma réponse au troll vous virez mon commentaire et si vous voulez l’instrumentaliser c'est 100 balles.
a écrit le 12/12/2019 à 10:26 :
Vu que vous ne validez pas ma réponse au troll vous virez mon commentaire et si vous voulez l’instrumentaliser c'est 100 balles.
a écrit le 12/12/2019 à 10:26 :
Vu que vous ne validez pas ma réponse au troll vous virez mon commentaire et si vous voulez l’instrumentaliser c'est 100 balles.
a écrit le 12/12/2019 à 10:26 :
Vu que vous ne validez pas ma réponse au troll vous virez mon commentaire et si vous voulez l’instrumentaliser c'est 100 balles.
a écrit le 12/12/2019 à 10:16 :
Si je ne peux pas répondre à mon troll perso vous virez mon commentaire ou vous me donnez 100 balles, en tout cas je ne vous offre pas cette instrumentalisation.

JE fais des efforts mais pas vous hein...
a écrit le 12/12/2019 à 9:54 :
C'est la malediction des reformes françaises ça. Le grand but de la reforme est de reformer. Souvenez vous de la reforme dati de la justice, ça n'a rien reglé, compliqué les choses et couté plus cher, pareil pour le redecoupage des regions ou la facturation a l'acte des hopitaux et bien d'autres grandes reformes toutes plus essentielles les unes que les autres. Le summum du summum etant de faire une reforme CONSTITUTIONNELLE, ça c'est le panard, on laisse sa marque dans l'histoire. C'est comme ça qu'on se retrouve avec des préambules aux petites fleurs qui n'ont rien a voir avec une constitution.
Exister dans l'instant, qui se souvient encore des grands reformateurs d'il y a 10, 20, 30, 40 ans?
Réponse de le 12/12/2019 à 10:38 :
Macron avait aussi une grande réforme constitutionnelle, dont le principal article était de diviser par deux le nombre de sénateurs et de députés et d'introduire une dose de proportionnelle à l'"AN.

Une excellente façon de passer d'un pouvoir déjà trop présidentiel à une dictature présidentielle.
Et aussi, via le scrutin de liste (proportionnelle) de réinstaurer un régime de partis avec 25% des députés qui n'auront pas été choisis individuellement par des électeurs.

Heureusement, cette réforme n'est pas prêt d'être adoptée. Macron a tellement méprisé ouvertement les élus locaux que les sénateurs lui feront payer.
Il en est conscient, donc Il se l'est remise dans la culotte, sa réforme.
a écrit le 12/12/2019 à 9:38 :
Pour une retraite unique par points et un syndicat unique. Fusion CGT et CFDT, c'est la même boutique.
a écrit le 12/12/2019 à 9:24 :
Travailler plus longtemps quand on se fait lourder a 50 ans et qu'il y a 8 millions de chomeurs , c'est le paradigme établi depuis des décennies !
...et la logique dans tout ça ???
Réponse de le 12/12/2019 à 10:22 :
C'est vrai que les salariés concernés devront désormais porter plainte contre l'employeur qui les licencient avant l'âge de la retraite qu'LREM a pondu.
Réponse de le 12/12/2019 à 17:35 :
La logique c'est les taux négatifs:comment voulez vous épargner pour votre retraite si l'épargne fond au soleil?Eh bien c'est le meme problème pour les caisses de retraite
a écrit le 12/12/2019 à 9:10 :
c est quand meme beau la France. On demande AUCUN effort aux retraites actuels qui ont enfoncé le pays et sont parti a la retraite avant 60 ans pour une bonne part. On promet de ne pas changer pour les gens né avant 75 (plus de 44 ans) et evidement ont fait trinquer les jeunes car au final il faut bien un qui paie !

gerontocratie nous voila !
Réponse de le 12/12/2019 à 9:43 :
On a vu ce que ça a donné quand on a voulu simplement leur imposer 1,7 point de CSG...
Réponse de le 12/12/2019 à 10:45 :
Actuellement le départ en retraite moyen c'est 62-63 ans avec 40 années de cotisation minimum, ce ne sont pas des jeunes.

Quand ils ont commencé à bosser leur perspective légale c'était 60 ans et 37,5 années de cotisation. On ne peut pas dire qu'ils n'ont pas fait d'effort,

Au passage, ne vous laissez pas intoxiquer. les régimes de retraite publiques non seulement sont équilibrés mais il y a 70 milliards € qui seront disponibles pour le papy boom (CADES, Fond Jospin....).
Réponse de le 12/12/2019 à 18:39 :
Nous vivons dans un pays incroyable !!! personne ne veut faire d'effort pour essayer d'équilibrer le systéme ; car le "probléme ," si jose dire j'espére que tout le monde a compris c'est que nous vivons plus longtemps à la retraite
donc plus de retraites à financer pour pas plus d'actifs etc.....
Chacun veut défendre ses petits priviléges .(ex: régimes spéciaux ...)
Pour ma part , jeune retraité , j'ai 1,7% de CSG de plus et sans avoir une retraite mirobolante ,je trouve que c'est NORMAL .
Si chacun n'accepte pas de faire quelque effort, je crains que l'on aille dans le mur ;( et je pense à nos enfants ....)
Réponse de le 13/12/2019 à 13:19 :
attention aux clichés et généralisations hâtives .`
jusqu'en 1981 , l'âge légal de la retraite était de 65 ans ; il a été ramené à 60 ans par Mitterand et les 37,5 années de cotisations pour une retraite à taux plein ont par contre été augmentées au fil du temps pour arriver à 42 ans actuellement .
dans le même temps , la durée de travail à évolué de 44H semaine et 4 semaines de congés annuels à 40 , puis 39 , et 35 H et 5 semaines de congés annuels .
pour ma part j'ai connu ces évolutions , pris ma retraite à 64 ans et demi et 162 trimestres de cotisations ( un problème de santé ne m'a pas permis de poursuivre mon activité professionnelle ) ; dans ma génération , c'est une grande majorité de personnes travaillant dans le secteur privé qui ont eu à pratiquer des activités professionnelles de 40 ans ou plus , et pour beaucoup dans des conditions d'environnement et pénibilité physique autres que celles d'aujourd'hui .
nos parents avaient subi la guerre et ses dommages , les privations et pénuries qui ont perduré dans les années 50 ; leur engagement citoyen et leur travail ont préservé notre liberté et la capacité à accéder à des conditions de vie meilleures . Ma génération a pris sa part pour participer au développement économique et social du pays et contribué à préserver et ou améliorer les conditions de vie de la génération suivante .
je pense que nous avons globalement correctement rempli notre devoir de solidarité inter-générationnelle
Réponse de le 15/12/2019 à 10:34 :
je vous avais fait une réponse pourtant courtoise rectifiant votre jugement approximatif , mais le modérateur l'a censurée , sans doute parce que j'émettais le point de vue d'un septuagénaire qui après une vie active complète dans le secteur privé estimait que sa génération avait largement contribué à sa part de solidarité inter-générationnelle et contribué à un progrès économique et social pour la génération suivante .
avis sans doute trop provocateur en ces temps de " silver bashing "
PS au modérateur : ayez le courage de rétablir mon précédent commentaire et d'en laisser l'appréciation aux lecteurs ...

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