• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Croissance: ce que la Chine et l'Allemagne n'ont pas dit...

Pascal de Lima

Publié le 04 juin 2013 à 11:41 - Mis à jour le 04 juin 2013 à 11:58

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 5

    Rachat de SFR : les discussions se prolongent encore 48 heures avec Bouygues Telecom, Free et Orange

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Depuis quelques mois, l'euro s'échange autour de 1,30 dollar. Un taux étonnamment fort pour une zone euro pourtant fragilisée par une profonde crise économique et sociale. Pour l'économiste Pascal de Lima, ceci pourrait trouver sa source dans une campagne de lobbying intense menée par Berlin et Pékin pour booster leurs exportations...

On évoque souvent aujourd'hui la question de la guerre des monnaies avec en ligne de mire, l'idée que certaines zones géographiques du globe peuvent se faire la guerre économique en dévaluant sa monnaie. Aussi pour madame Merkel et pour la Bundesbank, un euro fort mais surévalué est un sujet qu'il ne faut surtout pas traiter et pour cause : cet euro surévalué est le résultat d'un lobbying surpuissant orchestré par la Chine et l'Allemagne. Comment est-ce possible dirons certains ?

L'euro est en effet surévalué et cette surévaluation est de plus en plus stable. Nous pouvons nous interroger : comment se fait-il qu'après les attaques multiples qu'a subi l'euro pendant la crise grecque, cette monnaie semble étonnement se stabiliser autour de 1,30 et ceci depuis plus de 8 mois ? L'union bancaire dirons certains ? Les interventions de la BCE sur les titres de dette publique diront d'autres (SMT et OMT), les politiques structurelles déjà engagées dans certains pays, tout cela, pourrait rassurer les marchés financiers d'où le niveau élevé de l'euro. Mais l'Union bancaire et les interventions de rachat de titres publics par la BCE auprès des Etats (OMT) ne constituent pas encore des modes d'intervention opérationnels.

Un euro fort profite à l'Allemagne... et à la Chine
Un bref rappel historique s'impose ici : le taux de change effectif de l'euro n'a cessé de progresser depuis 2002 jusqu'à 2011. En fait les raisons à cela tiennent, non pas à ce qui vient récemment d'être entrepris par la BCE ou les politiques structurelles, mais à la naissance d'un nouveau pôle géographique d'échanges structuré autour de deux pays : la Chine et l'Allemagne. D'un coté la Chine intègre l'Organisation Mondiale du Commerce en 2001 et bénéficie de cet euro fort pour ses exportations de biens standards sans qualité particulière. D'un autre coté l'Allemagne qui vend des voitures de luxe ! Mais à qui ? A la Chine, certains non sans trait d'humour diront au parti communiste chinois. Car l'une des particularités des biens allemands à l'exportation c'est que ces biens sont assez insensibles au prix parce que l'on accepte aisément de payer cher un bien de qualité : l'élasticité prix de la demande des biens allemands est faible. En résumé, un euro fort est bénéfique pour les exportations de la Chine mais aussi pour l'Allemagne. On pourrait presque étendre ce raisonnement au couple gagnant Allemagne-Sud Est de l'Asie.

Depuis une décennie ce petit jeu n'a cessé de continuer et de s'amplifier : la Chine achète les biens d'équipement des PME du Mittelstand, dans une phase de surinvestissement. En contrepartie la Chine achète à n'importe quel prix élevé des BMW dont la demande est insensible au prix. Ajoutons à cela que les bénéfices des Audi et Siemens à l'export sont traduits en comptabilité dans une monnaie forte, l'euro, ce qui fait monter le cours des actions de ces sociétés donc le Dax à Francfort....effet de richesse enfin !

La stabilité silencieuse de l'euro
La santé de l'Allemagne n'a donc rien à voir avec les contre-réformes de G.Schroder mises en place au lendemain du traité de Nice (décembre 2000) dans une attitude non coopérative faut-il le rappeler. Dans ce cadre, il serait naïf d'imaginer qu'il suffit d'appliquer les lois Hartz à la France sur le marché du travail pour rendre la compétitivité prix des produits français. Cette compétitivité-prix perdue depuis janvier 2002 a fait basculer la balance commerciale française dans les déficits....C'est le taux de change effectif moyen de l'euro surévalué qui pose problème. Mais c'est aussi ce taux de change effectif que l'Allemagne et Bruxelles souhaitent absolument maintenir. Pour détourner l'attention, on exige en contrepartie une diminution du coût unitaire du travail dans l'Europe du sud, alors que les salaires sont déjà bien faibles dans ces pays là en valeur absolue et qu'un diagnostic économique montre que le problème de ces pays est la surcapacité de l'offre par rapport à la demande et non l'inverse.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

À lire également

  • L'euro, plus fort que le dollar et le yen
  • Le dollar tremble à l'idée du durcissement de la Fed
  • Eurodollar: Retour durable dans le range 1.30-1.32?
  • Les devises 'refuges' chutent face à l'euro et au dollar

Il semblerait que lors de son dernier voyage en Chine à l'automne 2012, Angela Markel ait négocié avec les Chinois le maintien d'un taux de change stable de l'euro à 1.30 dollars. On a beaucoup tu cette entente - faite en partie de manière non-coopérative - en la violation la plus flagrante des traités. Ce taux de change officieux mais "stable" depuis 8 mois, viole l'esprit autant que la lettre des traités européens. Il est nettement surévalué pour les pays du sud de l'Europe et empêche toute croissance du PIB chez eux...


  *Pascal de Lima est économiste en chef chez Economiccel et enseignant à SciencePo Paris

Pascal de Lima

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Trente ans d'allègements, et si c'était la courbe le problème ? »

  • 2

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 3

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 4

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »