Croissance : ce que la Chine et l'Allemagne n'ont pas dit...

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Pascal de Lima (DR)
Pascal de Lima (DR)
Depuis quelques mois, l'euro s'échange autour de 1,30 dollar. Un taux étonnamment fort pour une zone euro pourtant fragilisée par une profonde crise économique et sociale. Pour l'économiste Pascal de Lima, ceci pourrait trouver sa source dans une campagne de lobbying intense menée par Berlin et Pékin pour booster leurs exportations...

On évoque souvent aujourd'hui la question de la guerre des monnaies avec en ligne de mire, l'idée que certaines zones géographiques du globe peuvent se faire la guerre économique en dévaluant sa monnaie. Aussi pour madame Merkel et pour la Bundesbank, un euro fort mais surévalué est un sujet qu'il ne faut surtout pas traiter et pour cause : cet euro surévalué est le résultat d'un lobbying surpuissant orchestré par la Chine et l'Allemagne. Comment est-ce possible dirons certains ?

L'euro est en effet surévalué et cette surévaluation est de plus en plus stable. Nous pouvons nous interroger : comment se fait-il qu'après les attaques multiples qu'a subi l'euro pendant la crise grecque, cette monnaie semble étonnement se stabiliser autour de 1,30 et ceci depuis plus de 8 mois ? L'union bancaire dirons certains ? Les interventions de la BCE sur les titres de dette publique diront d'autres (SMT et OMT), les politiques structurelles déjà engagées dans certains pays, tout cela, pourrait rassurer les marchés financiers d'où le niveau élevé de l'euro. Mais l'Union bancaire et les interventions de rachat de titres publics par la BCE auprès des Etats (OMT) ne constituent pas encore des modes d'intervention opérationnels.

Un euro fort profite à l'Allemagne... et à la Chine
Un bref rappel historique s'impose ici : le taux de change effectif de l'euro n'a cessé de progresser depuis 2002 jusqu'à 2011. En fait les raisons à cela tiennent, non pas à ce qui vient récemment d'être entrepris par la BCE ou les politiques structurelles, mais à la naissance d'un nouveau pôle géographique d'échanges structuré autour de deux pays : la Chine et l'Allemagne. D'un coté la Chine intègre l'Organisation Mondiale du Commerce en 2001 et bénéficie de cet euro fort pour ses exportations de biens standards sans qualité particulière. D'un autre coté l'Allemagne qui vend des voitures de luxe ! Mais à qui ? A la Chine, certains non sans trait d'humour diront au parti communiste chinois. Car l'une des particularités des biens allemands à l'exportation c'est que ces biens sont assez insensibles au prix parce que l'on accepte aisément de payer cher un bien de qualité : l'élasticité prix de la demande des biens allemands est faible. En résumé, un euro fort est bénéfique pour les exportations de la Chine mais aussi pour l'Allemagne. On pourrait presque étendre ce raisonnement au couple gagnant Allemagne-Sud Est de l'Asie.

Depuis une décennie ce petit jeu n'a cessé de continuer et de s'amplifier : la Chine achète les biens d'équipement des PME du Mittelstand, dans une phase de surinvestissement. En contrepartie la Chine achète à n'importe quel prix élevé des BMW dont la demande est insensible au prix. Ajoutons à cela que les bénéfices des Audi et Siemens à l'export sont traduits en comptabilité dans une monnaie forte, l'euro, ce qui fait monter le cours des actions de ces sociétés donc le Dax à Francfort....effet de richesse enfin !

La stabilité silencieuse de l'euro
La santé de l'Allemagne n'a donc rien à voir avec les contre-réformes de G.Schroder mises en place au lendemain du traité de Nice (décembre 2000) dans une attitude non coopérative faut-il le rappeler. Dans ce cadre, il serait naïf d'imaginer qu'il suffit d'appliquer les lois Hartz à la France sur le marché du travail pour rendre la compétitivité prix des produits français. Cette compétitivité-prix perdue depuis janvier 2002 a fait basculer la balance commerciale française dans les déficits....C'est le taux de change effectif moyen de l'euro surévalué qui pose problème. Mais c'est aussi ce taux de change effectif que l'Allemagne et Bruxelles souhaitent absolument maintenir. Pour détourner l'attention, on exige en contrepartie une diminution du coût unitaire du travail dans l'Europe du sud, alors que les salaires sont déjà bien faibles dans ces pays là en valeur absolue et qu'un diagnostic économique montre que le problème de ces pays est la surcapacité de l'offre par rapport à la demande et non l'inverse.

Il semblerait que lors de son dernier voyage en Chine à l'automne 2012, Angela Markel ait négocié avec les Chinois le maintien d'un taux de change stable de l'euro à 1.30 dollars. On a beaucoup tu cette entente - faite en partie de manière non-coopérative - en la violation la plus flagrante des traités. Ce taux de change officieux mais "stable" depuis 8 mois, viole l'esprit autant que la lettre des traités européens. Il est nettement surévalué pour les pays du sud de l'Europe et empêche toute croissance du PIB chez eux...


  *Pascal de Lima est économiste en chef chez Economiccel et enseignant à SciencePo Paris

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Commentaires
a écrit le 08/08/2013 à 1:43 :
L'Allemagne a surtout choisi de spécialiser son industrie dans la fabrication de biens et produits à haute valeur ajoutée (machines-outils, voitures de luxe, biens d'équipement, etc), ce que n'a pu faire l'industrie française...
Les industries allemandes ont été encouragées à investir dans l'innovation et la qualité, ce que n'ont pu faire les industries françaises dont les moyens financiers ont été considérablement amputés par un somme trop lourde de taxes, charges sociales et impôts..sans compter le changement permanent de règles fiscales (cela s'appelle l'instabilité fiscale) qui empêche toute entreprise de faire des prévisions de rentabilité pour les investissements à moyen et long terme...
Ce Monsieur Pascal De Lima enseigne à Sciences Po Paris, l'Institut préparatoire à l'ENA, école de formation des hauts fonctionnaires français, et par conséquent de la classe politique française...! Chercher l'erreur: l'économie monétaire vue comme une succession de complots et de chasses aux boucs émissaires... Mme Merkel est une ancienne physicienne, Schröder est un ancien syndicaliste...: la classe politique allemande est composée de gens d'origines et de formations diverses, voilà aussi cet autre atout de l'Allemagne. Merci au sieur "De Lima" de nous avoir fait --involontairement, il est vrai!-- la démonstration de cet autre atout de l'efficacité allemande ..! :-)
a écrit le 15/06/2013 à 15:56 :
C'est nouveau ca, l'Allemagne qui negocie avec la chine la parite dollar/euro. J'avais pas appris que la Fed avait demenage a Pekin. Ca aussi ca doit etre le fruit d'un complot que le commun Des mortels ignore
a écrit le 09/06/2013 à 18:25 :
Je trouve qu'en France, on a trop tendance à chercher des boucs-émissaires, dans le cas présent, la Chine et l'Allemagne, qui comploteraient contre la France. Les paradis fscaux qui "volent" l'argent français. Un pays puissant, ex-puissance mondiale, avec une industrie solide et un potentiel ne peut pas systématiquement justifier ses échecs par le complot. Une politique de marketing adéquate pour vendre français, des avantages comparés y compris fiscaux pour attirer les IDE et l'amélioration de la productivité et surtout, surtout chnager les mentalités de la population vis-à-vis de l'entreprise et de l'économie en génétal. Arrêter de se plaindre et de demander aux autres de se tirer une balle dans le pied pour laisser passer la France "handicapée" devant !
Réponse de le 10/06/2013 à 9:28 :
La France a été pendant 172 ans la première puissance du monde de 1643 bataille de Rocroi à 1815 bataille de Waterloo.La vraie puissance européenne c'est l'Allemagne,elle a les moyens économiques et politiques,elle traite directement,l?Europe est un moyen et non une fin en soit pour elle.Il n'est pas interdit de copier le modèle.Les divers gouvernements français s'interdisent,cela ne fait pas partie de leur culture.Ce qui est en contradiction avec cette mascarade européenne,qui elle défend d'autres intérêts si vous voyez ce que je veux dire.
Réponse de le 12/06/2013 à 12:56 :
Excellent cours de géopolitique et de science politique retraçant la période de 1945 à nos jours, parfaitement argumenté, daté et référencé.
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
Analyse et explication de la situation de la France concernant sa dette, son agriculture, son industrie.
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne
a écrit le 09/06/2013 à 11:52 :
C'est sur qu'en se reposant sur cette théorie du complot et en enseignant de telles théories à nos futurs cadres, la France est bien partie pour relever sa balance commerciale ! En réalité il y a un accord secret entre la France et la Russie pour maintenir nos exportations à bas niveau car cela permet à Poutine de discréditer le socialisme et à la France de diminuer le poids global de l'Europe dans le commerce international afin d'abaisser l'attrait du capitalisme auprès du peuple de gauche.. En tout cas c'est ce qu'ils disent à Science Po .........
Réponse de le 12/06/2013 à 13:01 :
Il n'y a pas de théorie du complot mais seulement des rapports de force entre les états. La France avec Mitterrand a mal négocié l' Euro bien trop fort pour son économie de 20 à 25 %.

Ce sont les Allemands qui ont imposé l'Euro fort (Euro = Deutsch Mark) et, ce faisant c'est l'Euro qui détruit les industries des pays d'Europe du Sud et même celle de la France. Quand on ne peut plus dévaluer et qu'on a une monnaie trop forte, on coule !
L'Allemagne a un excédent Commercial de 210 milliards d'euros, ayant profité essentiellement à son économie (60 % de ses exportations en Europe),la France depuis qu'elle a adopté l'Euro a un déficit de son Commerce Extérieur de 75 milliards d'euros.
La construction de l'Europe a été dénaturée par des Instances, non élues par les peuples européens, telle que la Commission Européenne (prenant des décisions à l'encontre des économies des pays européens au nom de l'ultra-libéralisme, laissons faire le marché !) à laquelle s'ajoute la Crise américaine des Subprimes et là, il y a beaucoup encore à dire, concernant nos banques françaises remplies d'actifs pourris !

Tout cela révèle l'impasse dans laquelle se trouve la zone Euro, qui ne nous protège pas, car elle organise une concurrence déloyale à l'intérieur et à l'extérieur de l'Europe.

Pour comprendre le rôle de la monnaie, allez voir cette excellente conférence en ligne !
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
Excellent cours de géopolitique et de science politique retraçant la période de 1945 à nos jours, parfaitement argumenté, daté et référencé).

http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne
Analyse et explication de la situation de la France concernant sa dette, son agriculture, son industrie.
a écrit le 06/06/2013 à 19:06 :
l atout des allemands c est qu ils savent se vendre et font beucoups d accord commerciaux avec les pays emergent la france passe toujour apres les allemand FRANCAIS REVEILLIEZ VOUS;;;;; VOUS AURAIS DES ENPLOIS SI VOUS DEFENDEZ VOS PRODUITS..; ET SI VOUS SAVEZ LES VENDRE,,,,???? ALORS MR LES MINISTRES AU TRAVAIL ???
a écrit le 05/06/2013 à 16:06 :
Inquiétant de voir un "enseignant à Science Po Paris" proposer des thèses aussi peu étayées!
L'Allemagne n'a aucune motivation à avoir un Euro fort pour exporter en Chine, au contraire: c'est autant de profits en moins. Il ne faut pas confondre taux de change et politique marketing.
Et même si c'était vrai, avec quels outils ce fameux "lobby" aurait il pu influer sur les taux de change?!
Je ne parle pas des raisonnements incohérents déjà relevés ("la Chine achète les biens d'équipement des PME du Mittelstand, dans une phase de surinvestissement. En contrepartie la Chine achète à n'importe quel prix élevé des BMW" en contrepartie de quoi?), et de l'orthographe du nom de Mme Merkel....
Lamentable. N'importe quoi! Si on en est là...
Réponse de le 05/06/2013 à 21:12 :
Bien d'accord sur la qualité minable de l'article. Analyser la valeur de la monnaie en se basant sur l'import/export de marchandises, c'est comme prendre la partie apparente de l'iceberg pour l'iceberg. Ce qui compte ce sont les flux monétaires et financiers, leur création et leur circulation. Ne pas oublier que le système économique est extrêmement virtualisé, ce qui ne l'empêche pas d'être agissant.
a écrit le 05/06/2013 à 8:00 :
l'Allemagne se fout d'être en voie d'extinction, c'est justement l'une des raisons de sa politique, elle a tout intérêt à maintenir l?Europe dans un état de crise. Il lui faut à terme pour compenser son déficit d'enfants 1 million de travailleurs. La crise en Espagne, en Grèce, en Italie, en France est la seule façon pour elle d'avoir accès à une main d??uvre qualifiée dont elle aura cruellement besoin. En nous enfonçant avec son pseudo modèle, elle s'assure ainsi que nos chômeurs européens iront travailler en Allemagne. Son modèle ne peut que nous enfoncer dans la crise car si on exporte pas des produits à haute valeur ajoutée, la faiblesse de la demande intérieure n'assure pas de rentrée de tva. Un état ne gagne rien a ce que ses citoyens fassent leurs courses chez des hard discounters.
Réponse de le 05/06/2013 à 8:27 :
@Sébastien;vous avez compris les choses à moitié.Lisez les bolgs c-dessous.
Les plus fort imposeront toujours leurs visions,doctrines,formes économiques,etc.aux autres.
Le monde ne s'arret pas à Paris ou Marseille,mais tourne,tourne et tourne....
a écrit le 05/06/2013 à 7:46 :
ce matin dans le "Quotidien " un article sur l'Indonésie:
Mme Bricq (la meilleur pour nos export) a rendu visite en Indonésie pour proposer des produits
made in France.Statistique du commerce CE avec ce pays:
Visite de Mme Merkel en juillet: export allemand 9.7 milliards euro
Visite de M.Cameron en avril : export anglais 10.milliards
Visite de Mme Bricq : export français 1.4 milliards
Commentaire: Merkel et Cameron veulent doubler les exportation d'ici 2015
La France fait quoi ? encore de la charcuterie (halal) et Oréal ? c'est tout ?
Cracher (comme toujours ) sur les allemands ne nous aide pas au contraire,la frustration monte,
monte et monte.....
a écrit le 05/06/2013 à 7:25 :
"la Chine achète les biens d'équipement des PME du Mittelstand, dans une phase de surinvestissement. En contrepartie la Chine achète à n'importe quel prix élevé des BMW dont la demande est insensible au prix." J'avoue ne pas comprendre : en contrepartie ??? de quoi ??? Où intervient l'Allemagne autrement qu'en vendant ses produits ?
Réponse de le 05/06/2013 à 7:53 :
@ il nonno; bonne question.dans le commerce,un contrat c'est un bon contrat le moment que
les deux partenaires sont satisfaits!!!!!! Traiter avec les faibles (économiquement) ça ne rap
porte rien à personne.Le plus fort imposera sa doctrine,ses méthodes et sa volonté.
C'est que nous sommes en train de vivre.Avec 70.milliards de déficit commerciale,nous n'avons
rien a dicter ou imposer.Subir et plier la tete.
a écrit le 04/06/2013 à 22:49 :
De toute facon, l ' Allemand est une espece en voie d ' extinction due a sa libido de Panda.
Réponse de le 05/06/2013 à 0:44 :
Merci pour le rire que j'ai eu à vous lire :)
Commentaire qui n'en demeure pas moins faux...
Réponse de le 05/06/2013 à 7:15 :
@Jeanne Hachette: chez nous c'est pareil grace au mariage pour tous.......wait and see
a écrit le 04/06/2013 à 22:31 :
Si la théorie de l'auteur était avérée, on est très mal.....
Réponse de le 05/06/2013 à 2:06 :
euh... on est très mal. Et une fois de plus on peut constater l'incurie totale de nos élites et la nullité parfaite de nos grands négociateurs... les mêmes qui laissé maintenant les rênes à la Commission pour négocier pour nous et en notre nom un traité qui sera encore plus lourd de conséquences (négatives) pour nous avec les US.
a écrit le 04/06/2013 à 22:19 :
Intéressant, mais quelle "morale" pour les pays d?Europe du sud ? Fabriquer de la qualité et du luxe pour vendre cher aux riches chinois ? ça ne s'improvise pas, les allemands ont une longue tradition de clients (voitures, machines-outils...) attirés par leur "c'est cher mais c'est bien". D'ailleurs, leurs voitures de qualité s'exportent aussi très bien outre atlantique : dans les rues de Montréal, que de BMW, et aucune Renault ! (mais 2 ou 3 deudeuches montrent leur nez en été). Faut-il baisser l'euro au détriment de cette stratégie allemande ? Pour freiner les importations chinoises ? Ou pour leur vendre plus ? Pour vendre plus aux allemands ? Je ne sais pas si ils sont envahis comme au Canada par les produits chinois, destinés au consommateur fataliste du type "c'est de mauvaise qualité mais c'est pas cher" . La seule morale pour moi, c'est de repenser notre façon de consommer, local et de bonne qualité même si c'est plus cher : ça sera bien pour toute l?Europe (ah, retrouver les chaussures italiennes et mallorquines !)
Réponse de le 05/06/2013 à 0:36 :
Les Renault ne sont plus distribuées en Amérique du Nord depuis l'automne 1987, je ne connais pas la date pour le groupe PSA. Il est donc normal de ne voir aucun modèle récent.
a écrit le 04/06/2013 à 21:23 :
L'Euro est fort parce que l'Allemagne vend des produits chers, c'est tout. Cet article fait bien de le souligner.
a écrit le 04/06/2013 à 19:19 :
Les USA, le Japon, la GB font tourner les planches à billets à fond pour abaisser leur endettement et sortir facilement de la crise et ça marche. Nous on fait le contraire à cause de l'Allemagne et on s'enfonce dans la crise. Les retraités Allemands refusent toute inflation et dévaluation de l'EURO. C'est stupide de vouloir un EURO fort quand on est pas Allemand. C'est si dur de comprendre ?
Réponse de le 04/06/2013 à 20:31 :
on peut réagir au problème de la mal-gestion des budgets publics par une inflation démesurée qui rend les prix à l'exportation compétitifs (à défaut de la qualité des produits) et détruit l'épargne intérieure - jusqu'à ce que le château de cartes s'effondre - c'est la manière japonaise avec un yen qui ne vaut plus un clou rouillé - OU essayer d'assainir les budgets publics et instaurer une gestion saine avec une monnaie qui garde sa valeur. Pour moi, il n'y a pas photo. Si les économies des Etats du Sud n'y sont pas adaptées, ce n'est pas la faute à la monnaie mais à des structures économiques qui, de toutes facons n'auraient pas tenus la route à moyen ou long terme.
Réponse de le 05/06/2013 à 17:57 :
@mégas effectivement en faisant tourner la planche à billet, ça stimule l'économie. De là à dire que ça marche, bref que l'économie pourra tenir sans la planche à billet, que l'inflation ne va pas exploser et que la dette va vraiment se réduire, je défie quiconque de pouvoir en être sûr !
a écrit le 04/06/2013 à 17:59 :
Tard dans la nuit a raison : on s'obstine, pour des raisons idéologiques, a parler de crise de l'euro, alors que la seule source de stabilité depuis 5 ans, c'est l'euro, et heureusement pour tout le monde, y compris le millier d'experts en tout genre qui tous les jours ont prédit sa mort imminente et les millions de pauvres gens qui pensent qu'en sacrifiant leur solide monnaie ils amélioreraient leur quotidien....le vrai problème, c'est le surendettement des États ,et jeter sa monnaie non seulement ne le résoud pas, mais aggrave vertigineusement les choses en paupérisant massivement ses détenteurs. Est- ce si difficile à comprendre ?
Réponse de le 04/06/2013 à 22:44 :
a se demander pourquoi le Japon et les USA, endettés très largement plus que l'Europe, ont une économie à nouveau florissante?
a écrit le 04/06/2013 à 17:54 :
Les Mercedes et autres BMW vont rapidement être concurrencées par les Lexus et autres véhicules haut de gamme Japonnais, Yen faible oblige. Les américains en sont friands, les européens vont y venir, restera le marché chinois légèrement protégé par les tensions géopolitiques. L?Allemagne a mangé son pain blanc après n'avoir laisser que les miettes aux autres européens.
Réponse de le 04/06/2013 à 20:57 :
Ça, c'est un v?u, voire une utopie plus qu'une prédiction! Si vous vous intéressiez un tant soi peu aux automobiles, vous verriez qu'entre une haut de gamme allemand et un haut de gamme japonais, il n'y a pas photo. Et cette supériorité se paiera toujours, le prix devient secondaire. Inutile? Certainement, mais l'inutile peut être très utile: valorisation de l'acheteur, emplois industriels, rentrées de devises, alors, on s'en fout que ce soit inutile!
Réponse de le 04/06/2013 à 22:45 :
En effet entre Lexus et Mercedes , il n ' y a pas photo. Avec Mercedes, on est sur d ' avoir des problemes d ' electronique. Lors de mon dernier passage a l ' atelier, l' employe en charge de la reception des clients et qui travaillait auparavant pour un autre constructeur m ' a confie a mots couverts sa surprise devant le nombre de clients de Mercedes se plaignant du manque de fiabilite de leur vehicule suite a des problems electriques et electronique. En bref, Mercedes, c ' est bien trop cher pour ce que c ' est!
Réponse de le 05/06/2013 à 2:46 :
Tout à fait d'accord, le prix des allemandes est loi d être justifié par la qualité le haut de gamme coréen et japonais est bien au niveau.
Essayez donc une equeus ou une lexus et vous verrez qu on a pas besoin de Mercedes.
a écrit le 04/06/2013 à 17:46 :
les accords Allemagne-Chine c'est la fantaisie débordante de M.De Lima.Dans les medias
allemands (économiques),suisses,autrichiens,italiens,espagnols,personne parle de cet
phantomatique accord.Tous ce que on lit on le trouve dans la presse anglaise et allemandes
depuis des mois et que personne ne donne plus d'attention en raison des derniers décisions
des banques centrales japonaise,usa,suisse et chinoise.Suivre les taux de change jour par
jour sur l'Handelszeitung,Handelsblatt,Tages Anzeiger,etc.Rien d'étrange sur le front euro.
C'est à la mode de se jeter à plat ventre sur des " rumors" etc.L'Allemagne est et sera tou
jours responsable des nos problèmes et frustrations.Pourquoi pas ne changer les roles?
Pourquoi pas passer aussi des accords secrets avec la Chine,USA,etc.? Réponse est:
nous n'avons pas ni la force et non plus les moyens.....Charcuterie et vin pour la Chine.....

Réponse de le 04/06/2013 à 22:27 :
et si c'était vrai, vous pensez peut-être ke la presse allemande va en faire écho si cela profite aux intérêts de l'économie allemande?
Réponse de le 05/06/2013 à 7:22 :
@Arf:vous le saviez mieux que moi que le monde est impitoyable et peuplés des requins....
Alors ça sert à quoi pleurnicher et donner toujours la faute aux autres du moment que nous
ne sommes pas capables de prendre des initiatives à niveau international par faute de
courage,moyens,et une économie à la dérive....Fait un mea culpa une fois pour toute!!!!!
a écrit le 04/06/2013 à 17:36 :
Il ne faut pas oublier aussi, que les USA, le Japon, la GB font tourner les planches à billets à font.
Réponse de le 04/06/2013 à 17:57 :
En Europe, on ne fait pas tourner la planche à billet. C'est une abomination pour la BCE soumise à l 'Allemagne.
Compte-tenu de l'augmentation de la masse monétaire, ça ferait baisser l'euro !
Ca éviterait pourtant la déflation menaçante tueuse de croissance.
a écrit le 04/06/2013 à 16:50 :
Oui, l'Allemagne doit quitter la zone Euro.
a écrit le 04/06/2013 à 16:48 :
erreur de fonds: la crise européenne est une crise de surendettement (des Etats) et non pas une crise de l'Euro. Reprenez dès le début, M. de Lima.
Réponse de le 04/06/2013 à 17:11 :
le surendettement est du à quoi si ce n'est à la crise de l'euro ?
Réponse de le 04/06/2013 à 17:22 :
Absolument pas, la crise européenne est une crise de gouvernance. Une crise institutionnelle d'une part ou l'on constate que les institutions existantes ne permettent que très difficilement de manoeuvrer sereinement dans un environnement tourmenté; une crise politique d'autre part ou l'on constate cette fois qu'il est extremement complexe d'aboutir à un consensus dans des délais raisonnables compte tenu des intérêts souvent divergents mis en lumière par une problématique donnée (La Grèce, Chypre, la politique monétaire...). Les USA et le Japon sont plus endettés que l'Europe; là n'est pas le problème originel. (ce qui ne signifie pas que cela n'en soit pas un à terme)
Réponse de le 04/06/2013 à 17:45 :
Le surendettement c'est la crise de notre modèle de société. Nous étions en crise avant l'euro, changer de monnaie n'a pas résolu la crise.
Réponse de le 05/06/2013 à 0:48 :
La dette n'est pas soudainement apparue avec la crise de l'euro. Les pays se sont caché derrière leur ratio de dette / PIB mais voilà, lorsque le PIB flanche (voire baisse) et que la dette augmente, rien ne va plus. Les gouvernements successifs ont été incapables de faire les réformes nécessaires, on est dans la panade à cause d'eux aujourd'hui. Vu le niveau de dette des Allemands (80%, pas loin de nous), stoppez leurs exportations et ils seront dans le même état que nous. "Bravo" à eux de réussir là où on échoue, même si ils n'ont aucun esprit communautaire.
a écrit le 04/06/2013 à 16:47 :
Que l'euro fort profite aux biens et équipements de bonne qualité allemands, et permette à la chine de mieux exporter en zone euro (puisque le yuan est plus faible), rien de nouveau. En revanche l'information de cet article est que ce soit dû à une entente sino-germanique! Ce raisonnement à tout de même ses limites sachant que 60% des exportations sont réalisées en Europe (Zone euro+zone non euro)
a écrit le 04/06/2013 à 16:28 :
Merci pour cet article, sobre et clair.
J'ai malheureusement l'impression que la zone Euro traverse une phase de déni assez prononcé, les divers constats de la dynamique insoutenable de la situation ne provoquent pas de réactions appropriées.
Il me semble que l'Allemagne exporte encore majoritairement en Europe et la Chine également, comment ces deux pays pourraient-ils ne pas subir les conséquences de l'atonie de l'Europe.
Parier sur une augmentation massive des exportations vers les autres pays émergents ?
J'ai comme un gros doute.
a écrit le 04/06/2013 à 16:24 :
si je puis me permettre, vous oubliez dans votre analyse, que les produits de luxes importés d'allemagne et d'europe, sont très fortement taxés à leur entrée en chine.... ce qui fait que la chine récupère un flux de taxes important...... qui alimente son trésor de guerre... .... donc quelque part, double bénéfice....

cela lui permet par exemple de "subventionner" des investissement non rentable de manière discrète mais très efficace.....

les vis arrivant pas container complet en france... ne valent même pas le prix de la ferraille....
a écrit le 04/06/2013 à 16:20 :
Interessant, mais a ce moment la l'Allemagne devrait quitter l'Euro d'elle meme, comme ca son DMark serait encore plus fort. A moins que la Chine ne prefere toute une zone Euro forte pour ecouler tous ses produits mediocres. Ca se tien bien.
Réponse de le 04/06/2013 à 17:08 :
si son nouveau mark s'envolait par rapport à l' "euro sans eux", ils auraient du mal à vendre en zone euro leurs saucisses, choucroute, électro-ménager.... Leur intérêt, c'est d'y rester et tant pis pour leurs partenaires européens. Ca s'appelle de l'égoïsme !
Réponse de le 04/06/2013 à 21:47 :
et profiter du marché unique ! Pas de droit de douane, pas de contrainte pour écouler leur marchandise en Europe, et profiter tout de même d'une monnaie forte.
a écrit le 04/06/2013 à 16:18 :
Ah! C'est un complot Sino-germanique! Ils contrôlent le US-Dollar, maintenant... ET: Bruxelles fait depuis 8 mois de la politique monétaire! Un taux de change qui violerait des traités européens... Lamentable, pitoyable, incroyable! Notez, chers lecteurs, l'auteur est enseignant...C'est le reservoir sans fin de notre fameuse bombe à retardement....Est-ce que le sentiment de HONTE, pourrait un jour se développer dans ce pays? Est-ce que Mr Lima nous présentera ses excuses pour ses écrits?
Réponse de le 04/06/2013 à 22:35 :
peut-être que c'est vous qui vivez dans le déni de la réalité.
Réponse de le 05/06/2013 à 7:31 :
@Jules; ++++++++++++1000 pour déni.
Une chose que vous n'avez compris: les forts se mesurent avec les forts et pas avec les faibles..
Si des accords ont été passé entre la Chine et Allemagne (tout à voir et confirmer) cela veut dire
que, dans l'état actuel de la situation économique du pays,la France n'a rien à dire,proposer,et
mettre sur la balance pour défendre ses interets.(charcuterie et vin...)
a écrit le 04/06/2013 à 16:15 :
Comment des gens érudits ne se posent pas de questions élémentaires:
pour un homme quelconque en général sur la terre et pour un chinois en particulier, la fortune peut etre rapide mais la ruine encore plus, et l'instabilité est partout. Malgré nos faiblesses et notre instabilité l'Europe (surtout unie ) apparait aux yeux des populations du monde comme un ilot protégé depuis 2 siècles et ce malgré nos guerres . Ils souhaitent garder des euros en cas de chaos non par soucis du profit, mais plutot comme une assurance. Ont ils raison, ont ils tort, l'euro reste une valeur refuge qui n'est pas americaine pour ceux qui n'aiment pas ou qui ont trop de dollars. Les turcs, pour qui l'investissement local est plus juteux qu'en France mais qui avaient prévu les manifestations, se gardent un pécule en euro au cas où... personne ne garde des monnaies"au cas où" en dehors du dollar et de l'euro.(sauf peut etre en Franc suisse, en dollar canadien ou en dollar de singapour)
Sachant que l'euro sera fort, il faut avoir une politique en consequence et non pas pleurnicher en souhaitant une devaluation qui ne viendra sans doute pas.
Réponse de le 04/06/2013 à 18:28 :
Ce n'est pas la monnaie qui doit dicter la politique mais l'inverse. Sinon, et particulièrement dans une période de crise, on se suicide encore plus vite. L'euro fort est un désavantage énorme pour la France au vu de sa structure économique et de sa compétitivité, le cacher ne changera pas les faits.
a écrit le 04/06/2013 à 16:15 :
Les pays dont les balances commerciales sont déficitaires bénéficient aussi de l'euro fort qui diminue le coût des importations "obligatoires" (pétrole, smartphones, etc.). Quand à leur compétitivité, une dévaluation de 30%à 50% serait nécessaire pour la restaurer temporairement. La perte de pouvoir d'achat qui en résulterait serait socialement intenable. Ce n'est pas par hazard que dans les pays du sud de l'europe se développe des économies locale avec des monnaies locales non convertibles.
Réponse de le 04/06/2013 à 17:36 :
une dévaluation de l'euro entrainerait un boom des exportations et une diminution des importations. On se retrouverait vite fait avec une belle croissance. vive les smartphones... made in Europe ! Belle occasion aussi pour se mettre à exploiter pétrole et gaz de schiste...

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