La France peut-elle rester à l'écart de la "révolution" gaz de schiste ?

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La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, peut-on rester à l'écart d'une révolution énergétique mondiale ?

Un tiers du gaz et 10% du pétrole mondial, c'est ce que représenteraient les réserves de pétrole et de gaz de schiste.

Une source d'énergie au potentiel considérable qui ne fait pourtant pas l'unanimité. Eldorado économique pour les uns et enfer écologique pour les autres, la fracturation hydraulique est, aujourd'hui, au cœur de la controverse.

Dans ce contexte brûlant, la décision de la commission européenne, annoncée demain, de n'adresser qu'une simple "recommandation" non contraignante sur le sujet sème le trouble au sein de l'Hexagone.

Interdite en France depuis la loi du 13 juillet 2011, pourra-t-on rester en marge de cette révolution énergétique mondiale ?

28 minutes

MISE AU POINT
Par Sandrine Le Calvez

RETROVISEUR
Par Marc-Antoine Deporet

L'indépendance énergétique française : un mythe
Décembre 1951. Après avoir percé, creusé, sondé… le miracle arrive enfin : un gisement de gaz est découvert dans le Béarn. Retour sur le premier espoir, jamais devenu réalité, d'indépendance énergétique française.

VU D'AILLEURS
Par Marc-Antoine Deporet

Roumanie : le village qui résiste au gaz de schiste
Derrière la révolution mondiale du gaz de schiste, il y a aussi le désarroi d'hommes et de femmes qui vivent de la terre. Ces forages restent pour eux synonymes d'une véritable catastrophe.

C'est le cas de ce petit village roumain : Pungesti. Il est considéré comme l'un des plus pauvres du pays. Alors les habitants font tout ce qui est en leur pouvoir pour résister au géant américain de l'énergie Chevron. Le combat semble presque impossible, mais les paysans ne désarment pas.

DEBAT
Pour en débattre, le député européen Europe Ecologie Les Verts José Bové, l'économiste et spécialiste des matières premières Philippe Chalmin, et le président de l'Union Française des Industries Pétrolières Jean-Louis Schilansky.

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a écrit le 22/01/2014 à 17:55 :
Le gaz de schiste, on le garde comme cadeau précieux à la génération suivante, voire celle qui suivra.
Un sondage à faire : si on vous facture ce gaz plus cher que celui que vos achetez habituellement, en voudrez vous ? Les bénéfices, s'il y en a vraiment beaucoup (estimations faites aux USA, il faut "mesurer" pour savoir), exploitable, c'est pour les pétroliers.
Un puits exploité puis abandonné, son cimentage sera-t-il étanche vingt, cinquante, cent ans ? Les produits injectés restent.
Réponse de le 27/01/2014 à 13:03 :
Tu as raison il vaut mieux du nucléaire et des déchets à gérer pour 10 000 ans. Les générations futures seront ravies.
a écrit le 22/01/2014 à 16:46 :
il faut garder a l'esprit que la terre ne nous appartiens pas, nous l'empruntons seulement à nos enfants. Penser Gaz de schiste s'est être nombriliste avec une vision très court terme. Ma génération va payer pour les générations précédentes, je souhaite seulement que les générations futures ne payent pas un prix démesuré pour quelques % de moins sur ma facture (qui plus est je me chauffe au bois)
a écrit le 22/01/2014 à 14:36 :
Elle peut tout a fait rester a l'écart puisque qu'elle profite de la baisse des tarifs des énergies fossiles, alors que si tout le monde fait la même chose, je ne vois pas où on pourrai trouver plus de compétitivité!
a écrit le 22/01/2014 à 13:55 :
@Troikator : Le gaz de schiste est un vieux serpent de mer qui ne fonctionne aux USA que pour trois raisons :
1 - L’État fédéral a suspendu les contraintes de respect des normes environnementale sur la qualité de l'air et de l'eau spécifiquement pour l'exploitation du gaz de schiste. Du coup le coup d'exploitation se rapproche de celui du pétrole raffiné. Sans cela les exploitations ne seraient pas rentables tout simplement.
2 - Les gazs de schistes sont exploités sur de nombreuses terres agricoles qui sont polluées et jamais réhabilitées d’où une perte économique dans le secteur primaire car ces terres seront inexploitables pendant des centaines d'années. Un total non sens économique. On déshabille d'un coté pour habiller de l'autre.
3 - La plupart des puits devenus non rentables sont abandonnés, non réformés et dés qu'une entreprise se voit mise dans l'obligation légale de réhabiliter l’environnement détruit elle se met en faillite. C'est assimilable à du pillage et du banditisme.

En Europe le gaz de schiste ne pourra pas se débarrasser des lois environnementale donc il ne sera pas rentable. De plus C'est un pis à lait afin d'éviter de trouver d'autres solutions viables et de changer nos technologies de transport à moteur thermique.

Au sein du gaz de schiste s'exprime toute la violence du combat entre la vieille garde des entreprises du XXe Siècle qui ont fait leur beurre sur le commerce pétrolier et le nouveau monde en devenir qui se veux respectueux de notre environnement de notre qualité de vie et un monde sain demain pour les générations à venir.

Estimer qu'un cocktail chimique hautement volatile mis à haute pression dans des terres agricoles et forestière saine afin d'en retirer une huile poisseuse pour des besoins principalement automobile est d'après moi l'expression d'un syndrome de folie avancé extrêmement grave.

La technologie se doit d'aller vers la neutralité écologique, cela fera des marges plus faible certes mais un monde tout de même technologiquement avancé, propre sain et viable pour les être vivants qui le peuple.
a écrit le 22/01/2014 à 13:24 :
@luc.b
oui investissons dans l inovation technologique des materiaux isolants. Esperons juste qu on utilisera pas un nouvel amiante ce qui poserait aussi des problemes de sante potentiellement plus grave que les consequences de la fracture hydrolique.
Aie, toute inovation serait donc source de risque pour la sante ? Et oui faut l accepter et le gerer et non pas la refuser en bloc par conviction ecolo ou autre.
a écrit le 22/01/2014 à 13:00 :
En Europe, 2/3 du gaz naturel est utilisé pour le chauffage (résidentiel, tertiaire et industriel) contre 1/3 dans les centrales électriques.

Soit environ 330 milliards de m3 par an pour le chauffage contre 170 milliards de m3 pour les centrales électriques. Pour un total de 500 milliards de m3 par an.

Selon Jean-Marc Jancovici, on peut obtenir des gaz de schistes quelques dizaines de milliards de mètres cubes par an en Europe.

Plutôt que d'essayer de produire quelques dizaines de milliards de m3, commençons par faire de grosses économies sur les 330 milliards de m3 par an utilisés pour le chauffage.

En investissant dans l'isolation, le chauffage solaire (dans le sud de l'Europe) et dans les chaudières biomasses, l'Europe pourrait diviser par 3 sa consommation de gaz naturel, ceci jusqu'à la fin des temps.

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