Comment l'administration peut couper dans ses dépenses grâce à la high tech

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(Crédits : DR)
Les technologies mobiles pourraient contribuer fortement aux économies que François Hollande exige de la part des administrations. Tout en améliorant la relation avec l'usager. Par Joël Elkaïm, Associé Conseil responsable secteur Public chez Deloitte

A armes égales, ces 25 dernières années la productivité du secteur privé français a cru de 17% supplémentaires par rapport à celles du secteur public. Tous deux ont bénéficié à des degrés divers de l'émergence des nouvelles technologies. Toutefois le secteur privé ne s'est pas arrêté à la simple intégration des nouveaux outils, il en a également tiré les conséquences organisationnelles.

 Alors que le Président de la République demande aux administrations de maîtriser leurs dépenses et promet de façon plus générale des réductions de dépenses publiques, force est de constater que les technologies mobiles représentent une opportunité formidable pour le secteur public d'arriver à ce résultat.

 Se concentrer sur le cœur de métier

De nombreuses entreprises publiques ont depuis déjà longtemps fait le lien entre gains de productivité et technologies : la mise en place des terminaux de paiement mobiles (SNCF), le télétravail dans certaines administrations, ou l'installation de bornes de visioconférences permettant aux usagers de se déplacer sur de trop grandes distances (Groupe Caisse des Dépôts). Ces exemples ne reflètent toutefois qu'une infime facette des bénéfices que le secteur pourrait tirer de ces technologies.

Elles peuvent, et ont parfois déjà chez nos voisins, non seulement contribuer à accroître leur efficacité, mais également permettre aux agents de se concentrer pleinement sur leur cœur de métier et, surtout, au citoyen d'être réintégré comme membre actif et permanent de la cité en l'impliquant au quotidien dans la définition des services qui lui sont rendus.

 Redéployer les postes de fonctionnaires

Le secteur public connait généralement plus de difficultés, notamment structurelles, à absorber et intégrer les nouvelles technologies pour en tirer pleinement avantage. Une meilleure utilisation des technologies mobiles présente l'opportunité de faire de grandes avancées pour les citoyens tout en réduisant les dépenses. Cette approche permet également d'entamer une réflexion sur le redéploiement et la requalification des effectifs de la fonction publique plutôt que rester dans une logique comptable de suppression des postes.

 Des citoyens co-créateurs

La mise en place d'une stratégie mobile efficace nécessite la mise en œuvre de processus spécifiques mais surtout d'être centrée sur « l'expérience usager », et répondre à la réalité de leurs besoins. Il est désormais essentiel d'impliquer les citoyens dans les processus de conception des interfaces. Les agences gouvernementales ont tout à gagner à aller au-delà du traditionnel travail de re-conception de leur organisation en permettant aux citoyens d'être des co-créateurs contribuant avec leur gouvernement à l'information et aux services rendus.

 Révolutionner les processus des administrations publiques

Au-delà de la seule amélioration de la productivité, les technologies mobiles ont le potentiel de révolutionner la façon dont les administrations et les gouvernements interagissent avec leurs citoyens. Les plateformes mobiles offrent la possibilité de fournir des services 24h/24 - 7j/7 avec l'image d'une administration plus disponible. Les applications permettent aux citoyens d'être acteurs comme avec Street Bump en grande Bretagne ou telles appliLyon en France. La technologie mobile ouvre la voie vers un service public plus participatif et pro-actif, capable d'une bien plus grande efficience en révolutionnant les processus des administrations publiques.

 

 

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Commentaires
a écrit le 04/03/2014 à 13:27 :
Bien entendu, encore que les résultats des missions confiées à de brillants intervenants extérieurs se sont soldés surtout par de grosses factures et pas grand chose d'autre pour l'instant.
Mais surtout, nous sommes dans un régime qui utilise avant même de les avoir réalisées lesdites économies. On peut donc rester songeur...
a écrit le 04/03/2014 à 13:18 :
Bien entendu, encore que les résultats des missions confiées à de brillants intervenants extérieurs se sont soldés surtout par de grosses factures et pas grand chose d'autre pour l'instant.
Mais surtout, nous sommes dans un régime qui utilise avant même de les avoir réalisées lesdites économies. On peut donc rester songeur...
a écrit le 04/03/2014 à 10:48 :
Il faudra d'abord augmenter le service technique : essayez de décoincer une requête faite par erreur sur un mobile (il suffit de poser son doigt à 0,5 cm à côté !)... Ensuite, il reste aussi les 20% de technophobes ou "incapables" (malades, mal voyants, ...). L'enfer est pavé de bonnes intentions.
a écrit le 04/03/2014 à 9:47 :
La Sécurité Sociale devait aussi résorber son déficit grâce à la super Carte Vitale. Qui a été proprement flinguée par la Cnil, vraisemblablement sous la pression des professions médicales.
Pour que l'administration se réforme, il faudrait des politiciens courageux. Et des politiciens qui ont une autorité sur l'administration. Autorité qu'ils ont perdu depuis longtemps, puisqu'ils n'ont plus d'argent.
a écrit le 03/03/2014 à 20:15 :
je viens de faire un recherche, vu que la fonction du monsieur n'est pas précisée : il travaille chez Deloitte... Les impressions de mon précédent commentaire était vraiment dans le pile poil...
a écrit le 03/03/2014 à 20:13 :
Rien de concret dans l'article... aucun exemple sur ce qu'apporte vraiment les technologies mobiles à l'administration... et rien non plus pour le privé d'ailleurs mis à part un chiffre sorti de nulle part ( les 17% ?). ça sent bon le consultant payé une fortune pour faire des discours vide de sens tout ça.
a écrit le 03/03/2014 à 19:31 :
l'efficience de l'administration = pilier indispensable d'un pays qui se porte bien, mais ne pas oublier également au SERVICE de la nation, et pas seulement d'elle meme. L'administration française a eu pendant trop longtemps de œillères, se croyant à l'abri de la mondialisation que nos chers politiques ont décrétés sans vouloir endosser les conséquences...... Maintenant, le seul salut est une Europe unie, homogène, parlant d'une seule et même voie tant en interne qu'en externe, usant d'un pouvoir fédéral capable de remettre dans le droit chemin certains pays qui n'ont que la langue de bois comme faire valoir (ahhhhh mais non je n'ai pas dit la France) parce que certains ignorent le montant des sommes versées en amendes diverses et variées, toutes à la charge de notre fameuse administration française, et que le citoyen paie. l'efficience, la traçabilité des processus, la responsabilisation, la transparence administrative, arrêter les promotions à l'ancienneté, miser sur les compétences , voila des défis intéressants mais nécessaires pour remettre le pays sur la voie de la croissance : cette croissance si indispensable est l'affaire de tous, de TOUS et non pas seulement que du secteur privé, et oui, de TOUTES et TOUS.
a écrit le 03/03/2014 à 18:07 :
la cote de notre président va monter en flèche s attaquer AUX mals FRANÇAIS....excellente idée

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