Des sites de "mécénat sexuel" ou un proxénétisme qui ne dit pas son nom

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Page d'accueil du site de rencontres américain SeekingArrangement. / DR
Page d'accueil du site de rencontres américain "SeekingArrangement". / DR (Crédits : DR)
La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, cette start-up du proxénétisme qui ne dit pas son nom.

Sugar Daddy recherche Sugar Baby : Claude Askolovitch nous raconte lors de l'émission de 28 minutes de cette semaine l'histoire d'un site américain qui débarque en France et propose de mettre en lien des jeunes filles avec des hommes, plus âgés et plus riches, pour « du bon temps » contre des avantages financiers (loyer, sorties...). Du « mécénat sexuel », en somme. 

28 minutes

 

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Commentaires
a écrit le 13/04/2014 à 18:35 :
Rien compris....conclusion?
a écrit le 11/04/2014 à 18:08 :
Vivement le retour du droit de cuissage !!
a écrit le 31/03/2014 à 18:42 :
Pour financer ses études, vaut-il mieux travailler comme serveuse au McDo pendant un mois ou passer un week-end à se prostituer ? Une adolescente sexuellement libérée fait le calcul : au bout du compte, le gain est le même. Sa dignité en prendra-t-elle un coup ? Elle n'y pense même pas. Ce concept vieillot détone dans le contexte de sexualisation débridée chevillée à l'impératif de jouissance. Sa liberté ? Emportée dans le tourbillon pervers qui lui fait croire que c'est elle qui la commande. "Il n'existe qu'une seule liberté, c'est celle de l'acheteur qui s'offre des prostituées parce qu'il a de l'argent", Seul bémol, cette activité l'empêche d'avoir une relation amoureuse « normale », c'est soit l'amour, soit l'argent… La différence avec la prostitution ? Une relation suivie, des hommes qui la traitent comme une princesse et l'impression de pouvoir choisir. Aujourd'hui encore, on perpétue l'image d'une femme-putain qui use de ses charmes pour obtenir l'affection d'un homme, son pouvoir, son argent, etc. La pornographie hétérosexuelle reprend systématiquement le modèle de dominant-dominée, si cher à nos pornocrates. Les images pornographiques reproduisent donc ce modèle à satiété. Et si les décors et les scénarios changent, les rapports de pouvoir, eux, demeurent toujours à l'avantage des hommes Les dominants, quels qu'ils soient, font tout pour limiter ou écraser l'autonomie des dominées (souvent avec leur consentement). Alors prêcher la non-autonomie des désirs dans une telle situation n'est vraiment pas opportun. Le jour où les rapports de domination auront été éradiqués, on pourra s'adonner sans crainte aux délices de l'hétéronomie. Ceci dit car je ne crois pas ces jeunes femmes entretiennent effectivement un rapport étroit avec l'idéal présenté par le commerce et que ce dernier est peut-être trop étroit pour qu'il puisse être considéré
a écrit le 31/03/2014 à 5:09 :
Vive la laîcité , plus de place pour la morale religieuse la plus élèmentaire, elle sera remplacée par les droits de l'homme ou l'on encourage à disposer de son corps comme bon nous semble. Le féminisme contrairement au but qu'il affichait , est devenu un moyen déguisé d'instrumentaliser le corps de la femme. Ces deux faits historiques ont eu pour conséquence commune ( pour ceux qui refusent d'y voir un but commun) une sexualité devenue objet de consommation et non plus quelque chose qui permet d'assurer le renouvellement de la démographie dans le cadre du mariage. Bien sur , beaucoup ne verront pas plus loin qu'une remarque à première vue "absurde" C'est sans doute que leur oeillères fonctionnent à mérveille.
Réponse de le 01/04/2014 à 9:57 :
Votre remarque n’est pas absurde, mais vous êtes l’aveugle que la main doit guider. Vos boucs émissaires sont vos épouvantails pour occulter que notre société s est bâtie grâce à la prégnance dans les faits et dans les mentalités des inégalités de genre L’Église doit affirmer aux hommes qui sont tentés d'être client de la prostitution, et ainsi se faire complices de tous les trafics qui y sont liés : « N'y allez pas ! ». Il faudrait aider un discernement spirituel chez les épouses et les époux, et chez les fiancés, pour les aider à lutter au quotidien dans le couple contre toutes ces petites et grandes violences qui relèvent et participent des mêmes logiques que ce qu'on retrouve dans la prostitution : relations sexuelles où l'un consent à l'autre sans désir, inégalités économiques et dépendances affectives, humiliations, etc. La prostitution en particulier est une expression paroxystique des violences de genre. C'est une violence de genre car elle s'exprime de manière genrée: 80% des personnes prostituées sont des femmes, quasiment 100% des clients sont des hommes. Mais surtout parce qu'elle s'attaque symboliquement à toutes les femmes. Pour illustration, comment l'insulte "pute" salit toute femme qui en fait les frais. Paroxysme des violences de genre, parce qu'elles s'y retrouvent toutes d'une manière ou d'une autre, et surtout parce qu'on trouve dans toutes les autres formes de violence de genre les germes de la prostitution. En effet, harcèlements sexistes, inégalités des salaires et des carrières, violences conjugales, viols, etc. partagent avec la prostitution les mêmes causes, et sont des phénomènes qui se renforcent les uns les autres. En tant que féministe universaliste, ma conviction est que l'humanité est une. Pas même divisée entre femmes et hommes. Le féminisme ne cherche pas la guerre des sexes. Il dénonce une situation d'inégalité et de violence systématique entre femmes et hommes L'enjeu véritable est de traverser les conflits sans violence, sans nier l'autre, sans chercher à le faire disparaitre pour maintenir le mythe d'une relation sans conflit Cet enjeu ne semble être considéré comme central ni par la majorité des fidèles, ni par le magistère. Je fréquente un prêtre et ami intime qui m’a beaucoup aidé et m’a témoigné qu'aller à la rencontre des personnes prostituées, faire face au système prostitueur, c'est une voie privilégiée pour aller « aux périphéries » de l’Église et de la société tout en progressant dans le cœur de la foi.
a écrit le 31/03/2014 à 4:50 :
On va bien voir si la porte parole du gouvernement NVB va réagir pour défendre le droit des femmes ou se coucher devant les lobbys financiers.
a écrit le 30/03/2014 à 17:41 :
Les deux mamelles du monde actuel : le fric, le c..l !! à part ça, le monde peut s'écrouler, pas grave!!!!!
Réponse de le 08/04/2014 à 13:39 :
Parce que c'était différent autrefois ???...
a écrit le 29/03/2014 à 22:32 :
Et à côté on va interdire la prostitution de rue tandis que les riches continueront à solliciter les services de filles de compagnies, d'escorts girls.... Quelle monde d'hypocrites! Merci la gauche féministe, alliée de circonstance avec la droite prêchi-prêcha coincée!
a écrit le 29/03/2014 à 14:25 :
Se prostituer ou s'offrir les services d'une prostituée ne sont pas des délits, par contre les mettre en relation et en tirer des bénéfices, c'est clairement du proxénétisme, et là c'est un délit.

Article 225-6
Modifié par Loi 2003-239 2003-03-18 art. 50 1° JORF 19 mars 2003

Est assimilé au proxénétisme et puni des peines prévues par l'article 225-5 le fait, par quiconque, de quelque manière que ce soit :

1° De faire office d'intermédiaire entre deux personnes dont l'une se livre à la prostitution et l'autre exploite ou rémunère la prostitution d'autrui ;
Réponse de le 29/03/2014 à 16:30 :
Au sens strict de la loi il faudrait mettre en prison les opérateurs télécoms et les patrons de boîtes de nuit... mais que fait la police?
a écrit le 29/03/2014 à 9:53 :
La prostitution est le grand phénomène majeur de la société moderne. Sa réalité quotidienne.
Il reste étrange que femmes et hommes travestissent encore le commerce du sexe avec les masques de la séduction ou du romantisme , et même de l'amour tout court , là où il n'y en a pas. On mentionnera bien sûr le goût des femmes pour les très jeunes filles , très courant.
Chassez le sordide , il revient au galop.
a écrit le 28/03/2014 à 22:58 :
Ces pratiques sont d'usage en Asie particulièrement au Japon. Les salarymans n'ont pas le temps de se trouver une compagne mais pour capter la compagnie (sexuelle) de jeunes collégiennes ou lycéennes... appâtées par des services en nature (lingerie ou autre). Il est à noter que la majorité sexuelles des jeunes filles au Japon n'est "que" de 13 ans tout comme en Espagne d'ailleurs. En France les lois ont orientés la prédation des hommes en direction des étudiantes de plus ou moins 18 ans, néanmoins cela permet pas d'interdire l'abus de confiance ou la corruption de jeunes femmes fascinées par le charisme d'hommes plus âgés (voir très âgés).
a écrit le 28/03/2014 à 20:27 :
Dans le monde anglosaxon en particulier, les gens ne comptent pas. On a vu très récemment au Canada la femme qui a reçu un chèque de 1 cent du gouvernement après la mort de son mari en Afghanistan et une autre à qui le gouvernement a eu le culot de réclamer un trop perçu de solde sur 2 ans (500 dollars) à une veuve de guerre. Ce site est même pas de la prostitution déguisée, c'est de la prostitution pure.

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