La Russie, l'Europe et l'émergence d'un monde multipolaire

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Alexandre Kateb, économiste et directeur du cabinet Compétence Finance.
Alexandre Kateb, économiste et directeur du cabinet Compétence Finance. (Crédits : Reuters)
L'Europe est-elle capable d'agir en puissance autonome dans les relations internationales ? Par Alexandre Kateb, économiste et directeur du cabinet Compétence Finance.

Telle est en effet la question que l'on pouvait se poser après l'annonce des dernières sanctions contre la Russie, visant à la couper des ressources technologiques et financières nécessaires pour exploiter et moderniser son secteur énergétique.

En interdisant les exportations de matériel technologique destiné aux compagnies pétro-gazières russes, et en interdisant à ses banques et fonds d'investissement de refinancer les grandes banques publiques russes, l'Union européenne est en train de se couper de ce vaste pays-continent aux ressources gigantesques et de donner raison à ceux qui en Russie pensent que l'alliance euro-américaine ne les acceptera jamais, qu'elle fera toujours tout pour diminuer la puissance russe, et pour lui refuser un rôle de premier plan dans la cogestion des grandes affaires mondiales.

Et les mesures de rétorsion prises par la Russie en réponse à ces sanctions, avec un embargo sur les importations d'un ensemble de produits agroalimentaires européens, si elles ne concernent pour l'heure que 10% des exportations européennes vers le marché russe, montrent néanmoins que Moscou ne compte pas se laisser faire sans réagir.

La nostalgie de l'URSS

On peut encore comprendre que les Etats-Unis, sortis victorieux dans leur lutte contre l'URSS au terme d'une stagnation économique et d'un pourrissement du pouvoir au sein de cette dernière, soit toujours déterminés à empêcher toute forme de renaissance d'un pôle de puissance qu'ils ne pourraient contrôler. Rappelons que la Russie est effectivement le seul pays au monde « capable de transformer les États-Unis en cendres radioactives », comme l'a récemment déclaré Dmitri Kisselev, le présentateur vedette de la télévision publique russe.

Les autres BRICS, même la Chine qui s'achemine vers le statut de première puissance économique mondiale, ne possèdent pas l'arsenal nucléaire dont dispose la Russie. Ce n'est d'ailleurs pas un gage de prospérité à long terme, et cela a déjà causé du tort au pays dans le passé en renforçant le poids du complexe militaro-industriel et de l'économie rentière, et en retardant la modernisation tant souhaitée, et tant de fois avortée, du système politico-institutionnel russe.

Une « URSS-bis » pour l'Europe

Si les Etats-Unis ne veulent surtout pas assister à la reconstitution d'une URSS-bis, ils ne veulent pas non plus voir leurs alliés européens leur échapper au profit d'un vaste espace économique et politique eurasien intégré comprenant les pays de l'ex-URSS et les pays de l'Union européenne, un projet évoqué en son temps par le Général de Gaulle puis par François Mitterrand et par Mikhaïl Gorbatchev. Celui qui contrôle l'Eurasie contrôle le monde, disaient déjà dans les années 1930-1940 les grands stratèges américains Halford Macfinder et Nicholas Spykman.

A l'heure où la Chine commence à vouloir remettre en cause les fragiles équilibres géopolitiques en Asie, fondés sur le patronage politique et militaire joué depuis des décennies par les Etats-Unis dans la région, ces derniers verraient d'un très mauvais œil la perte de ce Rimland continental qu'est l'Europe et une distension de l'Alliance atlantique. Celle-ci a d'ailleurs théoriquement perdu sa raison d'être depuis la fin de la guerre froide, et elle n'a dû son salut qu'en brandissant la menace islamiste - le fameux « axe du mal » de Georges W. Bush - dans les années 2000, et en s'inventant un rôle qui dépasse largement son mandat initial d'alliance défensive, en tant que « fer de lance de la démocratie occidentale » au Kosovo et plus récemment en Libye.

Le bourbier ukrainien

Mais pourquoi l'Union Européenne s'est-elle laissée piéger par les Etats-Unis dans cette entreprise de diabolisation de la Russie, qui en fait de facto un équivalent de l'Iran et de la Corée du Nord, à travers le mécanisme pervers des sanctions dont on connaît le début mais jamais la fin ?

Il y a bien sûr le problème ukrainien, l'annexion de la Crimée - qui correspond en fait à la volonté de l'écrasante majorité de la population de cette terre ayant appartenu à la Russie pendant des siècles -, et la terrible tragédie de l'avion de la Malaysian Airlines, abattu par des pieds nickelés incontrôlables et en l'occurrence incontrôlés. La Russie a évidemment une part de responsabilité dans ce drame, qui semblait totalement impensable avant qu'il n'advienne.

Mais les puissances occidentales ont aussi une grande part de responsabilité en excitant les autorités ukrainiennes actuelles et en alimentant l'esprit « va-t-en-guerre » et revanchard de Kiev après la perte de la Crimée ; l'amenant à porter le fer à sa propre population, et à creuser un fossé qui semble aujourd'hui impossible à combler entre les pro-russes de l'Est et les nationalistes de l'Ouest.

Empêtrées dans la gestion d'une crise économique, politique et morale profonde que les manifestations de Maidan n'auront pas suffi à balayer, les nouvelles autorités ukrainiennes se sont enfoncés dans une logique absurde et contre-productive d'escalade militaire, en adressant un ultimatum inconditionnel aux rebelles de l'Est, et en engageant l'armée sur le terrain au lieu de négocier une solution politique à la crise.

Disons le clairement, l'Ukraine est aujourd'hui un champ de ruines, pas seulement sur le plan matériel, mais aussi sur le plan politique et institutionnel. Les blessures sont tellement profondes qu'il faudra des décennies pour reconstruire ce qui a été détruit en l'espace de quelques mois.

Des BRICS trop différents pour s'entraider ?

Au delà du problème ukrainien, il en va des relations entre l'Union européenne et la Russie, et de manière encore plus fondamentale des nouveaux équilibres de pouvoir qui sont en train d'émerger à l'échelle de la planète. Ceux qu'on appelle les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) n'ont peut-être pas grand chose en commun au premier abord. Ils sont séparés par la géographie, la culture, les spécificités économiques et des histoires parfois conflictuelles comme ce fut le cas entre la Russie et la Chine, après le rapprochement sino-occidental de 1971, ou entre l'Inde et la Chine, qui se sont périodiquement affrontées sur le tracé de leurs frontières communes, héritées du « Grand jeu » colonial du XIXe siècle. Mais ces puissances non occidentales ont aussi en commun leur refus de se conformer à un ordre économique et politique qui les subordonnerait de facto à l'Hégémon américain, et à accepter de n'être que des instruments dociles au service de ce dernier et de son premier cercle d'alliés.

A l'époque de l'URSS, cette opposition au monde américano-centré était de nature essentiellement idéologique, et à ce titre elle était combattue et contenue avec succès par les Etats-Unis grâce à leur vitalité économique, qui contrastait avec la stagnation soviétique, et grâce à leur force d'attraction culturelle, qui leur permettait d'attirer les cerveaux les plus brillants et les esprits les plus entreprenants du monde. La chute de l'URSS et l'émergence de la Chine qui a réussi en une génération à sortir de la pauvreté des centaines de millions d'individus, et à devenir par la combinaison d'un modèle de croissance extravertie à la base et de planification économique au sommet, la première puissance manufacturière et commerciale au monde, a changé la donne.

La crise de 2008 a donné des ailes aux BRICS

Ce qui était à l'époque de la guerre froide une opposition idéologique à la domination de l'occident, portée par l'URSS, et de manière plus secondaire par les pays dits « Non alignés », s'est transformée en compétition économique entraînant dans le sillage de la locomotive chinoise un grand nombre d'autres économies dites du Sud. L'expression « pays en développement » elle-même a été remplacée par celle plus flatteuse de « pays émergent », voire de « puissance émergente ».

La crise économique et financière de 2008 a permis la transformation du groupe des BRICS, qui n'était à l'origine qu'un acronyme commercial inventé par un banquier de Goldman Sachs en 2001, en véritable coalition diplomatique désireuse de faire entendre la voix des puissances non occidentales au sein du G20 nouvellement créé.

L'arrivée de l'Afrique du Sud, en tant que représentante du continent africain, au sein des BRICS, a contribué à renforcer le rayonnement de cette coalition des puissances émergentes, et à impulser une nouvelle dynamique d'échanges Sud-Sud.

Le refus de la Russie et de la Chine, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, d'avaliser la doctrine occidentale du changement de régime en Syrie, et leur soutien économique et financier discret mais non moins réel à l'Iran, qui défend coûte que coûte son droit à la souveraineté énergétique et à l'indépendance stratégique, ont accéléré cette prise de conscience de l'existence d'une alternative à l'ordre mondial forgé par l'Occident.

La bascule vers un monde multipolaire

La crise ukrainienne, en refermant définitivement toute tentative de rapprochement entre la Russie post-soviétique et son ancien adversaire de la guerre froide, a entériné cette évolution vers un monde post-occidental et multipolaire, d'aucuns diraient apolaire, tellement l'impression de chaos qui s'en dégage et l'absence de garants effectifs du droit international et de la justice semblent insoutenables, comme on a pu le constater récemment avec les images effroyables des civils, femmes et enfants inclus, morts à Gaza sous une pluie incessante de bombes et de tirs d'artillerie de l'armée israélienne.

Si les Américains n'ont pas encore compris toutes les implications du basculement dans ce monde multipolaire, en faisant tout ce qu'ils peuvent pour conserver un pouvoir hégémonique qui s'effrite de partout, les Européens quant à eux n'ont même pas le loisir de réfléchir à leur place dans le monde. Ils sont comme tétanisés par toutes ces évolutions, et ne peuvent qu'avaliser - comme à regret - des décisions du Congrès américain qui sont pourtant loin de correspondre à leurs propres intérêts.

L'Europe de José-Manuel Barroso, de Herman Van Rompuy et de Catherine Ashton a été aussi inexistante sur la scène internationale, que ne l'a été l'ONU de Ban Ki Moon, ce fonctionnaire consciencieux qui n'a jamais fait preuve du moindre courage politique et qui a en définitive contribué à marginaliser son institution, pourtant la seule qui existe aujourd'hui pour régler les grands problèmes mondiaux. Après la Banque de développement et le Fond monétaire des BRICS, verra-t-on naître une Organisation des Nations Emergentes ? Ce serait un coup terrible porté au rêve d'une « communauté internationale » - celle-ci n'existe aujourd'hui que dans les discours convenus des diplomates occidentaux -, mais ce serait peut-être la reconnaissance définitive de l'entrée dans un monde multipolaire bien réel.

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Alexandre Kateb est l'auteur de "Les nouvelles puissances mondiales. Pourquoi les BRIC changent le monde" (Ellipses, 2011).

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Commentaires
a écrit le 31/08/2014 à 12:13 :
Je ne suis pas certain que l'Europe existe !... Mais je veux bien vous croire puisque vous en parlez... Car pour le reste accord total. Et la France n'a rien à gagner et tout à perdre dans la galère américaine... Ses liens profonds et anciens avec les grands pays et continents que vous mentionnez, sa place culturelle, et uniquement culturelle, dans le monde n'existe que par son indépendance et l'originalité de sa position... On en est loin désormais !
a écrit le 21/08/2014 à 18:20 :
Une analyse pleine de bon sens. Mais l'auteur ne soulève pas les dangers imminents auxquels la situation en Ukraine conduit. L'entêtement des nouvelles autorités ukrainiennes à mettre sous le diktat des ultra-nationalistes pro-européens le sud-est du pays qui se différencie par les traditions culturelles et par la langue de la partie ouest, ne fera que faire perdurer la guerre dont l'issue peut conduire, comme en 1914 pour un fait anodin en soi, à une conflagration générale. L'UE, qui ne représente pas toute l'Europe, devrait réfléchir à deux fois à ces conséquences et - surtout - faire preuve d'un peu d'indépendance vis-à-vis des Etats-Unis
a écrit le 21/08/2014 à 11:17 :
Ce n'est pas une analyse mais juste l'opinion d'un "expert" en géopolitique. Cela tient davantage d'une conversation de comptoir ou de forum internet de type boursorama. Le rôle de la Russie dans les affaires mondiales est néfaste depuis 20 ans (tchetchenie, Géorgie, Syrie et maintenant Ukraine). Poutine oublie juste que c'est l’économie qui a fait chuter l'URSS. On ne nourrie une population avec des ogives nucléaires.
Réponse de le 21/08/2014 à 14:48 :
Et celui des USA? Armes fournies au Talibans dans les années 80, invasion de l'Irak en 2003 avec les effets que l'on connait aujourd'hui, spéculation bancaire avec la crise des subprimes qui a plongé le monde dans la crise. A mais j'oubliais l'Iphone et MacDonald....qui rattrapent tout!
a écrit le 21/08/2014 à 6:41 :
Excellente analyse à laquelle je souscris intégralement. Bravo ! Comme l'exprime la sagesse populaire chinoise : "Mieux vaut allumer une chandelle que de maudire l'obscurité."
(l'obscurantisme atlantiste ?). L'hubris de l'hyperclasse mondialiste révèle au final une crapuleuse meute de sociopathes ! Fin de partie ? J'y crois dur comme fer; le meilleur reste à venir. Merci pour votre article qui reflète bien ce que nous sommes de plus en plus nombreux à constater.
a écrit le 20/08/2014 à 15:35 :
Bravo pour cette analyse réaliste et sensée. Oui, la planète doit être multipolaire; aucun pays ou groupe de pays n'a le droit d'imposer sa dictature universelle.
a écrit le 20/08/2014 à 11:51 :
Ceux qui rêvent d'un monde multipolaire oublient un truc : c'est que c'est la guerre comme en 14/18 qui nous attend..
Réponse de le 20/08/2014 à 13:27 :
"un monde multipolaire ... c'est la guerre.." De la volonté des peuples, ou des élites incapable de faire compétition sans faire la guerre ??
C'est sure que la mondialisation, tous unie à détruire la planète pour l'enrichissement de certains nous laisse dans une Paix royale !!!!
a écrit le 20/08/2014 à 11:48 :
Et oui, beaucoup partagent ces vues, et in fine la seule question d'importance est de savoir si les actions eurpéennes vont dans le sens d'une stabilisation, ou d'une déstabilisation de la Russie. Je n'aimerais pas trop voir une Russie en guerre civile, à quelques centaine sde kms de Paris. Merci M.Poutine de tenir votre pays, et de votre retenue!
a écrit le 20/08/2014 à 9:58 :
Vous entérinez un peu vite l'annexion de la Crimée par la Russie... L'objectivité et les motivations de cet article sont douteuses.
Réponse de le 20/08/2014 à 10:41 :
Il n'y pas de l'annexion, cher M. Il y a la volonté de grand majorité de population de la Crimée. Ecrasante majorité. Et ça - je le sais pas par la presse
Réponse de le 20/08/2014 à 11:45 :
On verra lors du referendum national qui sans doute sera tenu un jour pour donner la parole aux ukrainiens, mais pour l'instant...
a écrit le 19/08/2014 à 22:19 :
C'est une lecture des évènements, mais on peux aussi voir un remake des US vs Allemagne.
Toute l'Europe se rends compte que celui qui dirige l'Europe aujourd'hui c'est Merkel. L'Allemagne, par l'Euro, a réussi à voler à son profit la construction Européenne, et ça a tendance a faire flipper quelques un qui ont de la mémoire, principalement les US - et les Français qui se sentent obligés dès lors de jouer les parfaits toutous aux US.
L'Allemagne a besoin du Gaz russe pour son Industrie (et ainsi assoir sa domination sur le continent en finissant la désindustrialisation des autres) et l'Allemagne seul pays a avoir demandé des comptes pour les écoutes de la NSA sont deux vérités balayé du présent article, pourtant il n'y a pas de fumé sans feu...
a écrit le 19/08/2014 à 21:05 :
Merci pour cet article qui résume la position de beaucoup de personnes qui n ont pas la possibilité de se faire entendre.
a écrit le 19/08/2014 à 19:09 :
Un titre mal choisi et qui nous fait penser encore à un titre de propagande. Pourquoi ce multipolaire entre la Russie et l'Europe quand on sait que le multipolaire désormais va débuter par la Russie, la Chine, Israël et le BOE (Bloc Occident-Europe), ensuite avec les BRICS, etc. Politiquement, nous venons d'avoir l'expérience amère dans la crise ukrainienne, l'Europe et les USA (par le biais de l'OTAN) ne font qu'un désormais. A une sacrée différence près: les investissements irons toujours pour les USA, les pertes pour l'UE.
a écrit le 19/08/2014 à 15:59 :
La consigne est claire pas d'intégration entre l'Europe et la Russie,c'est notre pré-carré à nous.Cela créerait un immense continent eurasiatique qui supplanterait à termes les Usa dans tous les domaines.On n'est pas complétement neuneu à Washington.
Réponse de le 20/08/2014 à 11:47 :
L'europe n'est pas prêt de supplanter les usa, et va se faire supplanter par la chine.
La Russie est un pays de pauvres, a part ses ressources, pas d'intérêt..
Réponse de le 21/08/2014 à 11:25 :
Merci Nicolas! c est ,peut être, le seul commentaire pertinent de la file.
a écrit le 19/08/2014 à 14:52 :
Très bien, belle prise de recul sur les choses. Quel dommage en effet de foutre la pagaille (c'est rien de le dire) avec des gens (les Russes et autres pays d'Europe continentale) avec qui nous avons une histoire commune si riche et ancienne, ce que ne comprennent pas les USA avec leur vision "Business" de court terme. Le peuple américain est bien sympa mais ses élites politiques sont vraiment "dangereuses" pour la planète.
a écrit le 19/08/2014 à 14:44 :
Bravo d'oser dire des vérités dérangeantes pour le confort moral des auto-proclamés guides d'une humanité démocratique.
a écrit le 19/08/2014 à 14:41 :
Tout est dit, l'Europe a tout à gagner à se rapprocher de la Russie et des Brics en général. Il faut laisser tomber ce dollar qui fait vivre les Us sur le dos du monde depuis trop longtemps. Problème : nous n'avons plus de profil comme De Gaulle.... Seulement des atlantistes dépassés comme Sarkozy et Hollande.
a écrit le 19/08/2014 à 13:50 :
Au premier abord, l'auteur me semblait bien jeune pour faire une analyse pertinente d'une situation géopolitique si complexe. Et bien en fin de compte bravo, toutes les vérités sont dites et clairement énoncées.
a écrit le 19/08/2014 à 13:42 :
l'europe n'est qu'un crapeau qui cherche à se prendre pour un bœuf???????????!!!!!!!!!!
a écrit le 19/08/2014 à 13:37 :
Mille fois merçi! Enfin un article qui sort des chemins de la soupe médiatique qu'on nous assènne depuis des semaines.
Nos représentants, européens, sont vraiment à côté de la plaque. Ils ne défendent pas l'Europe et ses intérêts mais ceux des USA.
Je vous rejoins à 200 pct, l'Europe a là une opportunité pour jouer un rôle de premier rang et s'affirmer dans un monde qui redevient multipolaire.
Cependant, quant à l'avion abattu, l'enquête n'a pour le moment rien démontré de signifiant ou bien vous avez des sources que je ne connais pas.
De même pour la colonne blindée dont il apparaît jour après jour qu'il s'agissait encore une fois d'une manipulation de l'opinion.

bonne continuation en tout cas.
Réponse de le 19/08/2014 à 15:48 :
Le pilote ukrainien qui a abattu l'avion MH17 s'est exprimé dans le journal Wahrheit fuer Deutschland le 29 juillet. L'info a été reprise sur plusieurs sites anglophones. Le résultat correspond à l'analyse faite par le premier expert sur place...le cockpit étant criblé et aucun impact de missile visible.
Il s'agit d'un attentat sous fausse bannière avec propagande de guerre
a écrit le 19/08/2014 à 13:28 :
Merci pour cet excellent article

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