Comment l'ENS et Polytechnique ne savent pas se vendre

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Les meilleures universités mondiales font toutes l'effort de se livrer à un minimum de marketing, sur leur site Internet. A ce jeu, nos écoles d'élite, Polytechnique et l’École normale supérieure font pâle figure. par François Garçon, maître de conférences à l'Université Paris 1

Le classement 2014-2015 du Times Higher Education vient de tomber, qui établit un palmarès mondial des établissements supérieurs. Les résultats de ce classement sont en ligne avec ceux des années précédentes : les établissements supérieurs français restent globalement médiocres. Dans les 100 premiers établissements, surnagent deux établissements français. Ils font pâle figure face à cinq allemands, cinq hollandais, trois suisses, trois suédois, pour s'en tenir aux établissements européens, non anglo-saxons.

 Même les meilleures universités sacrifient au marketing...

Parce qu'ils recoupent en France des insuffisances que peuvent vérifier tous les enseignants chercheurs dans leurs propres établissements, et surtout parce qu'ils se répètent, il faut s'interroger sur ces résultats. Et surtout sur la manière dont ils sont présentés au public. Tous ceux qui les ont simplement visités retiennent des universités d'Oxford, Stanford, ou Munich (Ludwig-Maximilians) leur puissance et l'autorité intellectuelle qu'elles assument pleinement. Avec le plein soutien de leurs organisations d'alumnis, leurs directions claironnent que les meilleurs scientifiques du monde ont étudié ici.

Sur trois lignes, chaque établissement du palmarès britannique résume à quoi tient sa notoriété et les arguments destinés à aimanter chercheurs et étudiants du monde entier. Le Caltech (1er) vante ses 31 prix Nobel, Cambridge (5ème) rend hommage à Turing, Newton et Rutherford. Heidelberg (70ème) est fière de ce que 11 chefs d'État se sont formés sur son campus. L'université de Bâle (75ème) rappelle qu'Erasmus, Nietzche et Jung ont étudié là. L'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (13ème) souligne encore qu'Einstein y a été élève puis y est devenu professeur.

Sur trois lignes, les établissements chantent donc leurs points forts. Aux ronchons qui considèrent qu'il s'agit là d'opérations de bas marketing, on leur objectera qu'aucun des établissements dans le top 100 ne se soustrait à l'exercice.

Polytechnique évoque les hautes sphères de "la société civile française"

A ce sujet comment se présentent les deux établissements français figurant dans la liste des cent premiers du "billboard" anglais ?
Classée 61ème , l'école Polytechnique indique qu'elle a été fondée par Napoléon, qu'on y trouve encore des « vestiges de son passé militaire » (ce qui ne veut pas dire grand chose) mais qu'elle ouvre la voie « to the higher plains of French civil society ». Non seulement, on s'interroge sur ce que peut signifier les « higher plains » mais, surtout, parions que rares sont les lecteurs anglophones ou tout simplement non Français qui comprendront ce que signifie la notion de « société civile française ».

Société civile par opposition à quoi ? La société militaire ? Il en existerait donc une en France, cohabitant avec la société civile ? Il se trouve des cercles militaires, des associations d'anciens militaires mais peut-on parler en 2014 de société militaire ? Bref, sur seulement trois lignes, la direction de la communication de l'École Polytechnique a surtout semé le trouble. A quoi servent donc les études qu'on pourrait bien mener sur le plateau de Palaiseau ?

 Normale Sup ne fait pas mieux

Le deuxième établissement français du classement, l'École normale supérieure (78ème), communique-t-il mieux ? D'entrée il est précisé que, fondée en 1794, l'école a été crée dans le but de former des professeurs du secondaire (« teachers ») dans l'esprit laïc de la République («the secular spirit of the Republic»). A ce niveau de lecture, beaucoup de candidats étrangers ont déjà probablement zappé. S'ils viennent de l'autre bout de la planète pour faire de la recherche, ce n'est probablement pas pour se retrouver dans un lycée au terme de leur parcours. La deuxième ligne se poursuit ainsi : « today, as a leading grande ecole »... Un jour comprendra-t-on sans doute en France que les étudiants du monde entier se moquent de cet oxymore français intraduisible, qui est une école lilliputienne s'auto-déclarant « grande ». Le pire suit : « it sees its role as training future leaders in public service and private endeavour ».

Nonobstant une fin de phrase heureuse ouvrant sur « l'entreprise privée », mieux faudrait que la direction de l'École Polytechnique comprenne qu'un jeune chercheur créatif, à l'affût de très bons professeurs capables d'encadrer ses travaux de recherche n'ambitionne probablement nullement de devenir fonctionnaire en France, même haut fonctionnaire. C'est du reste ce qu'ont compris les diplômés français de l'X qui, si l'on en croit le rapport de François Cornut-Gentille, se déversent dans leur immense majorité dans le secteur privé.

Comment accumuler autant d'erreurs en l'espace de trois lignes?

Que sur un espace aussi court (trois lignes), les deux « grandes écoles » publiques françaises parviennent à enquiller autant d'erreurs de tirs, d'informations non pertinentes, puisant dans un confondant provincialisme mâtiné d'arrogance, est tragique. En l'occurrence, la plume est tenue par des Français, la responsabilité est donc nôtre. Plus inquiétante est ce que laisse deviner cet exercice de style raté : les deux établissements, dont les élites françaises sont si fiers, ont-ils bien compris les règles internationales de l'enseignement supérieur où ils prétendent jouer ? Rien n'est moins sûr. Le pire est donc peut-être devant nous. En attendant, un nombre grandissant parmi les meilleurs étudiants français va étudier à l'étranger. Cherchez l'erreur.

François Garçon

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Commentaires
a écrit le 22/10/2014 à 17:14 :
J'ai lu et relu la méthodologie du THE ranking sans trouver d'où ils tiraient ces fameux textes

Alors j'ai envoyé un mail à l'adresse fournie sur leur site :

"There is a debate in a French newspaper about the THE rankings. One of the topics discussed is about the 3-5 line text which is written about each university, eg for CalTech :
(...)
Can you tell me who has written these texts : is it the university itself when they answered the survey, or an independant reviewer ?"

Je viens de recevoir la réponse, par un certain Phil Baty, Rankings editor, THE. Je peux la faire suivre à ceux que cela intéresse, mais j'en extrais cette phrase :

"We take editorial responsibility for writing the very brief descriptions, so they are compiled independently of the universities themselves"

Vous avez bien lu : c'est l'équipe du Times Higher Education qui a écrit ces fameuses notices, et pas les écoles

Alors, qui s'est tiré une balle dans le pied ?
a écrit le 20/10/2014 à 19:58 :
[pour le modérateur] mon message d'hier n'apparaissait plus sur la page, c'est pour cela que je viens de l'envoyer à nouveau - mais il vient de réapparaitre, donc bien sûr ne tenez pas compte de la redite
a écrit le 20/10/2014 à 19:54 :
“les deux établissements, dont les élites françaises sont si fiers, ont-ils bien compris les règles internationales de l’enseignement supérieur où ils prétendent jouer ?”

Apparemment oui : d’après ce classement du Times Higher Education, sur le critère “International Outlook”, Polytechnique se classe 4ème sur 100 (seulement devancée par Zurich, Singapour et Lausanne) et l’ENS 20ème
a écrit le 20/10/2014 à 19:21 :
Le comportement de certaines personnes me sidére. Quelle crédibilité doit on donner à un tel journaliste ? Le pris Nobel d'économie décerné juste la semaine dernière l'a été pour un ancien de polytechnique. L'ENS a eu plus de médaillés fields qu'aucune autre école. Vos institutions de formations supérieures sont excellentes (en science en tout cas). Au lieu d'écrire des articles pour les expliquer aux étrangers, et donc, donner plus "d'aura" à vos écoles, vous écrivez un article qui descend ce système en disant "ouais, ce qu'on fait c'est nul !! On devrait imiter les autres !!". C'est le comportement d'un petit enfant complètement ignorant !

Signé un étranger en échange en France dans une de vos très bonnes institutions
a écrit le 20/10/2014 à 17:40 :
Oh mais quel esprit d'analyse ; quel intellectuel ; que dis-je quel génie que ce François Garçon !

1) Sait-il qu'il existe une vision différente du monde en France que dans les pays anglo-saxons ?
2) Sait-il que prôner ses différences ne relève pas forcément de la tare et peut même conduire, au diable, à créer des gens qui pensent différemment ?
3) Sait-il que travailler pour l’État n'a rien d'infamant et que précisément les mieux classés à la sortie de Polytechnique le font ?

A bon entendeur...
a écrit le 20/10/2014 à 17:37 :
juste pour savoir qui fait ces classement dont tout le monde parle? ne serait-ce pas ceux à qui ça profite?
a écrit le 20/10/2014 à 11:46 :
Je connais énormément d'universités étrangères très bien classées qui produisent des gens qui ne comprennent rien à ce qu'ils font.
Et je connais aussi une grande école francaise, absolument inconnue à l'étranger, mais qui me permet de fréquenter avec une très grande facilité ces universités étrangères très bien classées.
Le problème du marketing n'est pas seulement lié aux universités. On le retrouve aussi avec nos voitures,... C'est un mal francais, un mal de nos élites qui passent pas ces classes prépas où broyage est la règle.
Nos élites ont besoin de moins être intelligentes et de beaucoup mieux savoir se mettre en valeur.
a écrit le 20/10/2014 à 9:58 :
Cet article est incroyablement mal écrit ("il faudrait mieux", "dont les élites sont si fiers"), confond allègrement les deux institutions qu'il prétend suffisamment bien connaître pour les critiquer (tout le paragraphe commençant par "nonobstant" devrait traiter de l'ENS et non de l'X...) et se base, comme unique source et support, sur trois lignes de présentation trouvées on ne sait pas vraiment où. Si ces établissements peuvent sans doute communiquer davantage, l'auteur devrait quand même avoir l'honnêteté intellectuelle de se référer à ce qu'on peut lire actuellement sur leurs sites (pour l'ENS, par exemple, "the ENS prepares its students for their role as future leaders in every imaginable professional field: in research, media, public service and private industry", et non pas la phrase que brandit l'auteur).
Rappelons aussi à celui-ci que l'ENS se classe 24e du QS World University Ranking 2014-2015 et que le dernier prix Nobel d'économie, Jean Tirole, est polytechnicien.
Réponse de le 20/10/2014 à 11:59 :
ENS 24eme, vue la difficulté pour y entrer, elle devrait faire partie des 5 premières.
L'X 35eme... Devant, il y a Bristol, Manchester, Melbourne, ah la bonne blague!!!
Pareil, l'X devrait faire partie du top 10, au moins...
Ensuite, on a Pierre et Marie Curie, à la 115eme. Entre, il y a 2 fois plus d'universités néerlandaises ou canadiennes!!! Cherchez l'erreur!
Ensuite, beaucoup plus loin, on trouve enfin quelques universités francaises. Mais aucune des grandes écoles, pourtant plus prestigieuses et plus difficiles d'accès.
Réponse de le 20/10/2014 à 13:37 :
Je n'ai rien inventé concernant les deux écoles en question. Sur trois lignes et à la demande du THE, les deux écoles françaises ont mis en valeur ce qui, à leur yeux, faisait leur spécificité. Ces trois lignes, ce sont les directions de la communication de deux écoles qui les ont écrites. Si les propos tenus vous paraissent scandaleusement ineptes, je n'y suis pour rien. Adressez-vous aux auteurs de ces inepties, rue d'Ulm et à Palaiseau. Moi, je me suis contenté, stupéfait devant tant de sottises, de faire un commentaire.
Réponse de le 20/10/2014 à 14:43 :
Je suis entièrement d'accord avec vous sur le fait que ces trois lignes, écrites uniquement, sans doute à la va-vite, pour la circonstance et qui n'ont pas vocation à présenter de façon générale les établissements concernés, sont maladroites. Mais votre article en fait une généralité sur l'incapacité de ses institutions à "se vendre" (beau programme) et à s'ouvrir à l'international... ce qui entre en contradiction avec le classement même que vous citez puisque l'ENS atteint, dans ce classement, un score de 81.9 en "international outlook" et Polytechnique 83,0 (respectivement 20e et 4e, comme le note un internaute ci-dessous, marqueemoon).
Réponse de le 20/10/2014 à 14:45 :
ces* institutions, pardon
a écrit le 20/10/2014 à 9:03 :
les 2 écoles citées n'ont à ma connaissance aucun problème de recrutement. Elles ont donc bien raison de ne pas s'en faire pour la présentation sur internet.
a écrit le 20/10/2014 à 8:17 :
"Plus inquiétante est ce que laisse deviner cet exercice de style raté : les deux établissements, dont les élites françaises sont si fiers, ont-ils bien compris les règles internationales de l'enseignement supérieur où ils prétendent jouer ?"

Apparemment oui : si on regarde dans le détail les résultats de l'étude Times Higher Education, sur le critère "International Outlook", Polytechnique arrive 4ème sur 100, seulement devancée par Zurich, Singapour et Lausanne, et l'ENS arrive 20ème
a écrit le 20/10/2014 à 7:07 :
Le Professeur Garçon devrait s'occuper de ce qu'il connait, c'est a dire le cinéma et arrêter d'essayer de reformer un système qu'il compare d'autres sans comprendre la finalité de chacun. (Excusez moi pour les accents je suis a l’étranger)
a écrit le 20/10/2014 à 4:57 :
Bonjour,

j'apprécie beaucoup les commentaires de toutes les personnes qui n'ont jamais mis les pieds à l'X ou à l'ENS, mais qui ont une analyse si péremptoire de leurs défauts...

A propos de l'article, je dirais qu'il part du pré-supposé que le but d'une école supérieure doit être d'attirer les meilleurs élèves internationaux. C'est exact pour les universités anglo-saxonnes, qui sont tout d'abord des entreprises commerciales, donc gérées comme telles avec gros budget comm et marketing, actionnaires, bénéfices, etc.
X et ENS, à tort ou à raison, ne fonctionnent pas sur ce modèle. Ces écoles, non seulement ne cherchent pas à maximiser des bénéfices, mais, au contraire, rémunèrent leurs élèves. Il s'agit d'un investissement du pays pour détecter et former ses élites. Encore une fois, le principe peut se discuter, mais les deux modèles ne sont pas comparables. Je reconnais que les formulations citées ici sont maladroites mais elles n'ont finalement pas grande importance. l'X, par exemple, n'a pas à investir en recrutement international, ses futurs élèves potentiels sont français pour la plupart, et n'ont pas besoin qu'on leur fasse l'article. Peut-être devrait-elle élargir son vivier mais je ne suis pas sûr d'en voir l'intéret.
Juste un mot concernant l'ouverture à l'international: parmi les X de dernière année que je connais, la plupart passe cette année dans les plus prestigieuses universités mondiales (MIT, Harvard, Stanford, Cambridge, Shangai, Tokyo, etc), et ils n'ont eu aucun mal à y trouver une place, ce qui me fait dire que le manque d'aura internationale de l'école est finalement tout relatif.
a écrit le 20/10/2014 à 2:20 :
vous soulignez l'incapacité à se vendre de nos "grandes ecoles". ce concept,pas plus que les classes preparatoires, n'existe pas dans les grands pays qui sont nos concurrents au niveau du business international. Mais le plus incomprehensible pour eux est l'ENA! comment imaginer que des gens qui font un stage en prefecture dans leur formation puissent avoir une place dans le business, a part dans le multinationales"françaises" et en france! tout ceux est la base de la suffisance/ de l'arrogance francaise! Donc pas besoin de se vendre quand on le droit a, le droit de , quand on sort de ces écoles.....pas besoin de marketing quand on a ces certitudes d'etre les meilleures franco francaise et de beneficier de monopoles de placement. Et ce qui est encore pluis incomprehensible pour les etrangers, c'est que les normaliens, les polytechniciens sont des eleves fonctionnaires salariés.....
a écrit le 20/10/2014 à 1:58 :
@am
Ah bon ! le prix Nobel et la Médaille Fields seraient des colifichets franco-français ? Normale Sup, malgré des effectifs d'anciens élèves dérisoires (par comparaison avec les grandes universités mondiales) c'est 13 prix Nobel et 10 médailles Fields (s'agissant des MF aucune autre institution au monde ne fait aussi bien). Ces informations se trouvent bel et bien sur le site de l'école mais bizarrement elles n'ont pas intéressé M. Garçon ou il ne les a pas vues . Et là ça devient cocasse, car enfin que reproche-t-il à l'X et à l'ENS : ne pas savoir se vendre contrairement aux grandes universités anglo-saxonnes qui, elles, savent faire valoir leurs points forts (par exemple...leurs nombreux prix Nobel). Or voilà qu'un quidam de passage sur le site de la Tribune découvrant cet article s'amuse à entrer dans le jeu de l'argument marketing le plus flatteur en faveur d'une institution universitaire française et propose le slogan " Normale sup la meilleure pépinière de mathématiciens au monde" . "am" qui l'ignorait superbement, découvrant cette chose inattendue devrait s'en réjouir et c'est exactement le contraire qui se produit : le commentaire de jicé lui est insupportable
Atterrant ou amusant ? les deux mon capitaine.
a écrit le 19/10/2014 à 19:58 :
Article mal écrit, plein de grossières fautes de langue, et trahissant un étonnant manque de culture : pluriel alumnis, mention d'"Erasmus", "il faudrait mieux", "un nombre grandissant parmi" etc. Affligeant !
Réponse de le 20/10/2014 à 8:08 :
@Philokompsos: à part la critique de surface, style instituteur 3ème République, sur le fond qu'est-ce-qui est "affligeant"? Ne serait-ce pas deux "grandes écoles" faisant paresseusement la traduction automatique de leurs plaquettes ineptes?
a écrit le 19/10/2014 à 18:38 :
Il a été créé des regroupements pour concurrencer les grands regroupements que sont les universités étrangères. Ainsi il existe par exemple le groupe des écoles centrales ou paristech. Ce dernier en particulier qui concentre des écoles parisiennes importantes, n'est jamais citée dans les classements.
Ne pensez vous pas qu'il serait au premier plan?
a écrit le 19/10/2014 à 11:53 :
Compte tenu du haut niveau des étudiants entrant dans ces écoles, que voulez vous vendre ? Les meilleurs en France sont au courant (et ne partent pas à l'étranger ...). Pourquoi attirer des étrangers qui pourraient faire baisser le niveau : formation initiale pas équivalente aux classes préparatoires françaises, motivation insuffisante (que peuvent comprendre des étrager à l'X ou à l'ENS, ou à des ecoles d'ingénieurs qui se "foutent" du doctorat !?)
Réponse de le 19/10/2014 à 16:18 :
La demographie et le sens commun (rare en France, je sais) indiquent qu'une universite doit s'ouvrir a l'international si elle veut recruter les meilleurs eleves possibles et leur offrir des perspectives de carriere.
a écrit le 18/10/2014 à 23:35 :
"la meilleure pépinière de mathématiciens au monde" c'est parmi bien d'autres le type de slogan qui pourrait s'inscrire en guise de devise sous le logo de Normale Sup.
Mais Normale Sup n'est pas une enseigne commerciale, l' ENS n'a pas à pratiquer la vantardise publicitaire, elle n'a pas vocation à devenir une "bizness school" elle a beaucoup mieux à faire.
Malgré tout, force est de constater que malgré sa suprématie (aussi bien en amont au niveau du recrutement qu'en aval en terme de palmarès scientifique) c'est une institution qui est bizarrement très méconnue non seulement à l'étranger mais aussi et d'abord en France (en particulier, les normaliens scientifiques sont, à mon avis, les grands méconnus de ce pays)
Le marketing n'est effectivement pas le point fort de l'ENS et c'est tout en son honneur, mais à la marge c'est aussi son vrai point faible. Pour autant , la trop grande discrétion et le manque de visibilité de Normale simplifient bien la vie de tous ceux qui sont mal à l'aise avec le type de réussite que représente cette institution qui contrarie tellement de clichés et d'idées reçues. Suivez mon regard...
Réponse de le 19/10/2014 à 6:42 :
Commentaire tres franco francais. Le probleme c'est qu avoir raison tout seul, ca n'amene nul part. La promotion des talents et leur valorisation est la cle de tous systemes dynamiques. Tout va tres bien Madame la Marquise...
Réponse de le 19/10/2014 à 20:26 :
@am : Comme l'écrit Jicé, cela vous simplifie la vie de sortir des lieux communs et que l'ENS ne daigne pas vous répondre...
a écrit le 18/10/2014 à 16:47 :
Les grandes écoles telles que l'X sont devenues "has been" de par leur enseignements et surtout la raison pour laquelle elles ont été créées. Le monde évolue très vite vers des modèles ou éco-systèmes qui ne nécessitent plus vraiment ce genre de dirigeants. Tous les managers qui réussissent dans le monde n'ont pas suivi de genre de cursus.
Réponse de le 18/10/2014 à 20:05 :
La preuve : ils ne trouvent pas de boulot.. :-)
Réponse de le 18/10/2014 à 22:22 :
Depuis 1794, certains se complaisent à décrier les Ecoles, et leurs élèves, qui n'ont rien fait d'autre que de travailler et exercer leurs intelligences..on voit ce qu'il reste de ces critiques futiles, et de leurs auteurs..le néant.
Réponse de le 20/10/2014 à 14:05 :
"Ils ne trouvent pas de boulot"

Est-ce de l'ironie Yvan, ou est-ce basé sur un fait constaté ?
a écrit le 18/10/2014 à 9:36 :
Il faut préciser que les meilleurs établissements français (hormis l'ENS mais qui reste très confidentielle en nombre d'étudiants thésards) fournissent surtout les meilleurs master 2...Là où les universités anglo-saxonnes comme d'autres communiquent surtout sur le 3ème cycle (l'enseignement supérieur français a une bien moindre puissance de frappe sur le niveau D parce que les entreprises françaises délaissent la R&D à la différence des entreprises américaines ou allemandes). La réalité c'est que les X et les normaliens aujourd'hui vont dans ces universités étrangères faire leur 3ème cycle et y sont en général bien accueillis. Quant aux commentaires visant à rapprocher l'X de l'ENA c'est complètement obsolète car l'état a considérablement amoindri ses corps techniques depuis longtemps (il y a beaucoup plus de jeunes X dans la finance aujourd'hui que dans les corps de l'état). Enfin pour ce qui concerne le management et la direction d'entreprises, rappelons que les qualités requises ne s'apprennent pas dans ces écoles (Saint Cyr serait sans doute une meilleure formation pour ce métier).
Réponse de le 18/10/2014 à 19:50 :
Le masteur est US. Donc, sans valeur en France.
Réponse de le 19/10/2014 à 20:36 :
On a l'impression que vous ne savez pas de quoi vous parlez ! Comparer l'ENS et un master 2 : vous n'avez pas cotoyé d'ENS ! Comparer ou rapprocher X et ENA : ce n'est pas obsolete ; ces écoles n'ont rien à voir dans la mentalité, la formation, les compétences, ce qui n'empèche pas un X de faire l'Ena s'il en a les compétences (l'inverse étant a priori plus problématique ...). Enfin Saint Cyr, pour le management : peut être , mais pas dans l'industrie ou la R&D ! Et le management sans base professionnelle !!! Vous êtes militaire ?
a écrit le 18/10/2014 à 8:03 :
Pourquoi les ingénieurs renoncent-ils à la carrière politique?
a écrit le 18/10/2014 à 4:36 :
Depuis 40 ans j'entends des commentaires toujours aussi creux de la part de frustrés n"appartenant pas au cercle de 4 Grandes (X,Centrale,Mines,A&M). Nous dirigeons,nous construisons la France,les commentaires faiblards importent peu.
Réponse de le 18/10/2014 à 7:56 :
Et on voit, depuis 40 ans, à quel point vous le faîtes mal.
Réponse de le 18/10/2014 à 9:43 :
@Aurélien
Il s'agit d'écoles d'ingénieurs et non nécessairement d'écoles de patrons, d'administrateurs ou de politiques...C'est comme si vous disiez que les diplômés de médecine feraient bien d'être remplacés par d'autres...
Réponse de le 19/10/2014 à 14:37 :
Euh les 4 "grandes" sont l'X, Centrale, Les Mines et les Ponts ne vous en déplaise...
a écrit le 18/10/2014 à 0:14 :
Rassurez vous les X , ENA et autres rentes de situation ont encore de beaux jours devant eux en France .
a écrit le 17/10/2014 à 22:13 :
Article tout aussi creux que sont les belles déclarations des sites web de ces prétendus modèles. Fort heureusement, les étudiant ne choisissent pas leur lieu d'étude comme votre journaliste achète son paquet de nouilles, en lisant un prospectus raccoleur!!!
Réponse de le 18/10/2014 à 4:11 :
Et alors ils choisissent comment ?
a écrit le 17/10/2014 à 20:36 :
Clair que pour les US, ce qui compte est l'emballage. Quelque soit le contenu. Donc, cet article me rassure sur la volonté de détruire les institutions françaises à leur profit.
a écrit le 17/10/2014 à 20:12 :
Le veritable probleme de ces deux ecoles est qu'elles ne veulent pas se frotter a l'international . Sorties de France , elles n'ont quasiment aucune aura . Une petite anecdote pour illustrer cela ...
Un polytechnicien qui arrive aux USA pour un entretien : "vous avez fait quoi ? " Polytechnique !" Oui vous avez fait vos etudes a Polytechnique ... mais ce qui m'interesse vraiment est ce que vous avez fait depuis !"
En France un polytechnicien fera une carriere de toute facon car il appartient a la "grande maison" . A l'etranger , en general , on juge les gens sur leurs competences ...
Réponse de le 18/10/2014 à 8:36 :
a l' étranger c' est un examen de 4 heures écrit et calcul plus l'oral ,en France a la gueule du client,en plus si tu est socialo
Réponse de le 18/10/2014 à 9:39 :
Les X et les ENS se débrouillent très bien à l'international parce qu'à l'international on vérifie les vraies compétences des gens
Réponse de le 19/10/2014 à 20:46 :
@Padrick et driver : Mais que d'aigreurs ! Vous avez beaucoup échoué dans vos études ?
a écrit le 17/10/2014 à 17:20 :
Excellent article !!!
a écrit le 17/10/2014 à 17:19 :
La devise de Polytechnique doit faire peur à l'étranger : Pour la Patrie, les Sciences et la Gloire et elle est signée Napoléon !!
L'ENS n'en a pas mais son orientation Enseignant Chercheur l'a un peu fermé. Tant que l'établissement ne fera pas un bon Marketing il restera en retrait au niveau mondial
Réponse de le 17/10/2014 à 18:54 :
La devise de l'X est magnifique, de Magnus en latin qui veut dire Grand. Faire des études dans le souci de servir sa Patrie, les Sciences et la Gloire est magnifique et doit être encouragé. Les polytechniciens ont su donner leur sang pour leur Patrie. Il est vil de brocarder cela. Enfin, que les détracteurs de nos Grandes Ecoles se rassurent: le prix Nobel d'économie vient d'être accordé à un X, promo 1973 ce me semble..et les meilleurs scientifiques mondiaux comprennent ces formations, et les qualités de leurs anciens.
Réponse de le 17/10/2014 à 22:49 :
Oui tout à fait, nous sommes les meilleurs, ne changeons rien. Il suffit de regarder notre puissance économique grandissante pour nous en convaincre... Les prix Nobel, ne font pas la puissance d'un pays.
a écrit le 17/10/2014 à 17:04 :
Pourquoi se vendre il n y a qu' a se servir !
a écrit le 17/10/2014 à 17:04 :
Pourquoi se vendre il n y a qu' a se servir !
a écrit le 17/10/2014 à 15:43 :
ancien élève de l'une des 2 écoles citées ici, je souscris pleinement à ce qu'écrit l'auteur: la présentation d'école est un gentil mélange d'amateurisme (rédigé par un mili et un prof en disponibilité ?) et de passéisme (ça sent la poussière, ces présentations pleines de Napoleon, de militaires et de profs de la IIIe république, alors que les écoles internationales réussissent à projeter une image de dynamisme et de modernité) !
Il ne s'agit pas nécessairement de modifier en profondeur le système, mais au moins d'assumer rapidement que, dans cette compétition, il faut savoir "faire rêver".
On veut y croire !
Réponse de le 17/10/2014 à 22:50 :
Tout à fait d'accord, ajouter du dynamisme, mais aussi du réalisme et enlever beaucoup d'arrogance.

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