Présidente LR de la Région Île-de-France et ancienne candidate à l'élection présidentielle, Valérie Pécresse interpelle la nouvelle ministre de l'Éducation nationale Nicole Belloubet.Trois ans ! Trois ans, c'est le temps qu'il vous reste pour obtenir des résultats à la tête de l'un des ministères les plus stratégiques du pays, celui de l'Éducation nationale.
Notre école va mal. Elle ne joue plus son rôle d'ascenseur social. Le niveau de nos élèves ne cesse de se dégrader, comme le montrent encore les derniers résultats alarmants en mathématiques. L'école va mal car l'autorité du professeur en a été chassée, le wokisme s'y est infiltré, les atteintes à la laïcité s'y sont multipliées. L'école va mal, enfin, car les professeurs traversent une crise des vocations, sur fond de dégradation de leurs conditions de travail et d'agressions.
Il y a donc urgence à agir pour bâtir la nation éducative que j'appelle de mes vœux depuis longtemps autour de trois grands axes.
1 - Recentrer l'école sur la transmission des savoirs fondamentaux.
Les programmes sont devenus un bric‑à‑brac où l'essentiel se confond avec l'accessoire. Apprendre à lire, écrire, compter doit être votre priorité. Consacrer deux heures de plus au français et une heure de plus aux mathématiques par semaine en primaire, comme je l'ai proposé en 2022, relève du bon sens. La pleine maîtrise des savoirs fondamentaux suppose la création d'un examen avant l'entrée en sixième pour repérer les élèves en difficulté et pour leur proposer une classe de sixième de consolidation. Réévaluer le brevet, c'est bien. Mais réévaluer les exigences du passage au collège, ce serait encore mieux ! Car c'est là qu'on peut vraiment agir pour les enfants qui n'ont pas les acquis pour réussir.
2 - Faire des républicains.
L'école doit être la fabrique de la République française. Faire des républicains, c'est d'abord restaurer l'autorité et le respect du professeur. Défendez nos maîtres ! Refusez le « pas de vagues » car la violence et l'indiscipline sont les ennemies du savoir. Soyez plus ferme que vous ne l'étiez Place Vendôme. Les perturbateurs, hors de la classe. Les voyous, hors de l'établissement et placés dans des centres dédiés.