• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Quand les patients se mettent à financer les médicaments…

Laurence Attuel-Mendes et Céline Soulas

Publié le 24 juillet 2019 à 08:08

Photo d'illustration

Photo d'illustration

RUSSELL BOYCE

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Voulzy et Isaure Le Faou : « Personne ne m’avait mis autant de lumière sur le cœur et sur l’âme »

  • 2

    Airbus, Destinus, MBDA, Safran et Thales veulent développer ensemble un système de défense aérienne contre les missiles balistiques

  • 3

    23.600 milliards de dollars : la facture d'un divorce industriel entre l'Occident et la Chine

  • 4

    Cyberattaques russes : l’Europe frappe le FSB avec des sanctions inédites

  • 5

    Les motoristes restent plus que jamais les champions de la rentabilité, très loin devant Airbus et Boeing

  • 6

    Développement : l'Afrique prise en étau entre le recul de l'aide et la contraction des financements chinois

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
IDEE. Le crowdfunding apparaît bien adapté dans ce secteur où les perspectives d’amortissement restent longues. Les motivations des contributeurs dépassent en effet le simple retour sur investissement. Par Laurence Attuel-Mendes, Burgundy School of Business et Céline Soulas, Burgundy School of Business

Un quart des personnes qui se sont exprimées via les cahiers de doléances et les référendums d'initiative locale (RIL) estime ne pas bénéficier d'un accès suffisant aux services publics sanitaires : les déserts médicaux, les services d'urgence saturés, la fermeture de pharmacies ou encore la baisse des taux de remboursement des médicaments sont des préoccupations majeures. Selon le bilan du grand débat national en date du 8 avril dernier, la santé fait globalement partie des domaines pour lesquels les Français sont prêts à payer davantage d'impôts. Rien d'étonnant alors à ce que ces derniers soient également enclins à devenir les propres financeurs de la recherche médicale, et plus particulièrement de l'innovation pharmaceutique, tant il reste de maladies sans remède ou sans solution thérapeutique satisfaisante.

Ce qui est plus surprenant, c'est le mode de financement peu conventionnel adopté par les entreprises de biotechnologie santé. Ces dernières ont en effet décidé de recourir aux patients et aux futurs patients par le biais du financement participatif. À l'origine du développement de nouveaux médicaments, ces biotechs santé ont ainsi recours au crowdfunding depuis 2014, et très souvent avec succès. Elles font ainsi appel à l'épargne des destinataires finaux de leurs produits pour financer leur recherche. Ce mode de financement alternatif ne semblait pourtant pas, ab initio, adapté à ce secteur industriel innovant, très risqué et où les perspectives d'amortissement dépassent souvent les 10 ans.

Un financement traditionnel mal adapté

Le rapport 2017 de France Biotech, l'association des entrepreneurs en sciences de la vie, positionne la France comme un acteur majeur de la santé en Europe et dans le monde. Or, le développement de ce secteur des biotechs repose principalement sur la création de start-up et de PME et non de grandes firmes, comme le soulignait le LEEM, le syndicat des entreprises du médicament, en 2015. Intensives en recherche, ces jeunes entreprises, plus d'un tiers ont cinq ans ou moins d'existence, sont très consommatrices de trésorerie et ne présentent que de très faibles chances de retour sur investissement à un horizon lointain.

Les fortes contraintes règlementaires, associées aux risques de refus d'autorisation de mise sur le marché (AMM) par l'autorité nationale compétente, rendent ainsi la mise au point d'un médicament excessivement coûteuse et incertaine. En matière pharmaceutique, les risques inhérents au développement clinique ont même été évalués dans une étude de PwCen 2011 à un taux d'échec en phase clinique III de 74 %.

Elizabeth A. Czerepak et Stefan Ryser, « Drug approvals and failures : implications for alliances (2008) », cité dans l'étude PwC « La Biotech réinventée » (2011).

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

L'accès au financement externe s'impose donc comme l'une des clés de réussite de ces start-up à l'origine de l'innovation dans la santé. Néanmoins, le financement par la dette n'est pas adapté dans la mesure où ces entreprises ne génèrent pas de chiffre d'affaires susceptible de permettre de rembourser un emprunt. Le recours au financement participatif en capital d'investissement (equity) interroge donc. Peut-il pallier les insuffisances des canaux de financements traditionnels ?

Notre étude exploratoire auprès de start-up françaises de biotechs santé a montré l'importance et les spécificités du recours aux plates-formes de crowdfunding par celles-ci. Elle a permis d'identifier l'equity crowdfunding comme type privilégié dans les biotechs santé eu égard à l'importance des montants à lever dans le secteur. Le choix d'un mode de gouvernance sous forme de holding est adapté à la conservation du contrôle par le porteur de projet. En effet, même si les dirigeants sont prêts à céder une partie de leur propriété, ils ne souhaitent pas perdre le contrôle sur leur projet.

De 100 euros à 300 000 euros par contributeur

Les profils des investisseurs se sont révélés variés, même si des tendances se dégagent autour de grandes masses : un réseau d'amis exerçant des professions libérales en santé, des particuliers « boursicoteurs », et enfin des financiers qui entrent au tour de table via la plate-forme, ou concomitamment en marge de cette dernière, tous étant potentiellement des futurs patients bénéficiant de la recherche financée.

Aux dires de certains porteurs de projets interviewés, la foule semble guidée par trois motivations essentielles : des considérations financières, de l'intérêt pour la maladie ou la technologie, et enfin de l'affect voire de l'altruisme.

L'échelle de distribution des montants investis est très large, allant de 100 euros à 300 000 euros par contributeur. Les résultats mettent en évidence la manière dont se positionne le crowdfunding dans la chaîne de financement du secteur. La tendance est d'intégrer la finance participative très en amont, lors de la phase d'amorçage (cf. schéma ci-dessous). L'equity crowdfunding a ainsi de plus en plus vocation à se greffer au tour de table des capitaux risqueurs.

auteurs.

En outre, l'étude met en évidence que le crowdfunding constitue une aide précieuse aux dirigeants de start-up dans la mesure où l'appel à la foule oblige le porteur de projet à bien penser son business plan et à poser des jalons intermédiaires afin d'en faciliter la compréhension sur le moyen et le long terme.

L'équilibre délicat de la communication

La communication demeure très complexe et réglementée dans le secteur biomédical parallèlement aux obligations d'information renforcée propres à la finance participative. De surcroît, le dilemme de la divulgation/communication se révèle avec acuité. En effet, afin d'inciter les contributeurs à investir, il convient de les informer des progrès des recherches sans toutefois trahir des secrets pouvant bénéficier de la coûteuse protection du droit de la propriété intellectuelle. Il faut donc concilier deux cibles opposées : communiquer simplement pour convaincre la foule, sans tomber dans la vulgarisation extrême qui ferait fuir les investisseurs scientifiques.

En définitive, le crowdfunding semble prendre part à une tendance économique et sociale plus globale. L'économie devient plus collaborative, y compris dans le secteur de la santé, et le particulier, patient en puissance, peut désormais devenir le financeur de sa propre santé dans le futur. Il n'en demeure pas moins un autre enjeu, moral celui-ci, car financer des projets de futurs médicaments impose une vigilance toute particulière : celle de ne pas créer de faux espoirs...

Cette contribution s'appuie sur l'article de recherche « Le crowdfunding au secours de l'industrie des biotechnologies santé ? » publié dans la Revue française de gestion (RFG) du quatrième trimestre 2018.

The Conversation ______

À lire également

  • Contre les effets indésirables, une IA pour personnaliser les doses de médicaments
  • "Les médicaments ont des prix très bas" (Philippe Lamoureux)
  • Notre santé menacée par la pénurie de médicaments
  • Les médicaments déremboursés se vendent moins ? Les labos augmentent les prix

Par Laurence Attuel-Mendes, Enseignant-chercheur en droit et financement participatif, Burgundy School of Business et Céline Soulas, Enseignant-chercheur en sciences économiques, Burgundy School of Business

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Laurence Attuel-Mendes et Céline Soulas

Sur le même sujet

agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats
Diane Scemama

OPINION. « Nous ne sauverons pas l'industrie française avec des discours »

Depuis plusieurs décennies, le bulletin météo de l'industrie française ressemble à une succession d'alertes. Tempête sur l'emploi industriel. Avis de grand frais sur les savoir-faire. Dépression persistante sur nos territoires.

Idées & Débats
François Candelon, Augustin Manchon et Paul-Louis Andrès

OPINION. « Ce que les dirigeants ne voient pas encore dans l’IA »

La puissance de l’intelligence artificielle et la productivité nouvelle qu’elle permet entretiennent l’illusion que la valeur réside dans l’abondance. Or, c’est plus que jamais dans la rareté que se construit la prospérité de l’entreprise.

Idées & Débats
Kazem Tabrizi

OPINION. Football : « Ce que le terrain me rappelle sur le management »

J'aime le foot. C'est l'une des rares choses qui me fait vraiment vibrer, stresser, me rend fébrile, un peu fou. Une passion brute, presque déraisonnable. Et pourtant, quand je prends du recul sur ce sport, sur ce que nous vivons pendant cette Coupe du Monde 2026, je mesure à quel point le terrain est, très raisonnablement, l'une des meilleures écoles de management que je connaisse.

Idées & Débats
Lamia Kamal-Chaoui et Mark Pearson

OPINION. « Aider les régions à rebondir après des pertes d’emplois »

Lorsqu’un employeur important ferme un site ou engage une restructuration, c’est souvent la préparation en amont qui fait la différence entre la capacité de rebondir et des difficultés durables.

Idées & Débats