Crédit agricole en Bretagne a investi 34,5 millions d'euros dans les renouvelables

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(Crédits : AFP)
Le groupe bancaire accompagne près des deux tiers des projets de méthanisation dans la région Bretagne, dont 90% sont d'origine agricole.

S'inscrivant dans la démarche RSE des caisses régionales du groupe, le Crédit Agricole en Bretagne affiche une stratégie offensive en matière d'activités éco-environnementales sur le territoire breton. En 2018, il a investi 34,5 millions d'euros pour financer les projets d'énergies renouvelables, dont 22 millions d'euros ont été dédiés aux unités de méthanisation agricole.

Sur les 87 unités fonctionnant actuellement (67 en 2017), 68 sont des unités agricoles, pour beaucoup en production laitière, 14 sont industrielles.

39 nouvelles unités en cours de construction

Ces projets, considérés comme des leviers de diversification de revenus et de compétitivité pour les éleveurs et les entreprises agroalimentaires, ont été soutenus à hauteur de 60%.

« Le Crédit Agricole accompagne près des deux tiers des projets. 39 nouvelles unités, dont 90% à la ferme, sont en cours de construction », estime le pôle Éco-environnement du Crédit Agricole en Bretagne. « Elles représentent 98,6 millions d'euros d'investissement pour les porteurs de projets. Le financement bancaire couvre 70% de l'enveloppe.»

Au regard des nouveaux projets et du développement de l'injection (biométhane), la banque estime que le dynamisme de la filière devrait se poursuivre dans les cinq années à venir. 118 nouveaux dossiers ont déjà été identifiés en Bretagne sur cette période, pour un total de 230 millions d'euros d'investissement. Soit un potentiel de financement de 180 millions d'euros.

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a écrit le 02/03/2019 à 23:02 :
Bravo, vous aurez bientôt un méthaniseur tous les 12 km en bretagne ! Où irez vous chercher les intrants de méthanisation ?
Réponse de le 04/03/2019 à 2:51 :
On est très loin de ce chiffre : il y a encore beaucoup de matières organiques non méthanisées en France. Il y a 553 unités de méthanisation en 2018 (788 en comptant les stations d'épurations, décharges etc). 11 TWh au total alors que 56 TWh sont prévus en 2030 soit environ 4000 unités tout compris et de différentes tailles (c'est bien moins qu'en Allemagne avec ses cultures dédiées). Les stations d'épurations sont loin d'être toutes équipées alors que c'est une perte notamment de phosphore indispensable et qui va manquer d'ici 70 ans environ. Cà évite les engrais pollués importés et permet une meilleure intégration du C02 dans le sol et globalement une meilleure qualité du terreau qu'en sortie de ferme directe. Par ailleurs on peut quasiment doubler la production avec l'électrométhanogénèse (environ 40% du C02 perdu peut être alors utilisé avec un rendement proche de 96% donc baisse des coûts quasiment d'autant (voir SoCalGas aux Etats-Unis ou Electrochaea en Allemagne et Danemark
Réponse de le 04/03/2019 à 11:54 :
Bonjour,
Merci pour votre réponse Polytech (vous êtes ?).
Je suis évidemment d'accord avec vous qu'il faut absolument méthaniser les effluents de STEP.
Il y a certe beaucoup de matière organique non méthanisée en France, mais doit-elle être toute méthanisée c'est probablement une question qui mérite d'être posée ? Quels sont les vrais déchets à méthaniser ?
D'où vient ce chiffre de 4000 méthaniseurs en France pour 2030 ? Si on divise la SAU française par 4000, chaque méthaniseur doit vivre sur 72 km2, soit un méthaniseur tous les 9 km en répartition homogène. Les intrants viendront d'où ?
La nouvelle PPE ne parle pas de 56 TWh en 2030 mais de moins, ce qui à mon sens est plus précautionneux. Quel appauvrissement en C des terres pour cette énergie ?
Où pourrions-nous avoir les calculs détaillés de ces scenarii svp ?
Sincèrement

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