Budget, dette... Bataille de chiffres à Paris entre la majorité d'Hidalgo et l'opposition de Dati
César Armand
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L'Hôtel de Ville de Paris.
Philippe Wojazer
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L'Hôtel de Ville de Paris.
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« C'est topé avec les Verts pour le budget ». A peine assis à la grande table de réunion qui jouxte son bureau, Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) d'Anne Hidalgo, exprime son soulagement ce mardi matin.
En face, l'opposition de la droite et du centre, incarnée par le groupe Changer Paris présidé par la maire (LR) du VIIe arrondissement Rachida Dati, s'apprête à attaquer la majorité municipale sous l'angle de la « faillite budgétaire » et à dénoncer « une administration Hidalgo en proie au syndrome de Birmingham » en référence à l'asphyxie financière de la deuxième ville britannique.
Ce mardi, la Ville de Paris vient de rapporter, pour 2023, des recettes de fonctionnement s'établissant à 9,8 milliards d'euros et des dépenses de fonctionnement à 9,2 milliards d'euros, conformément à la règle d'or qui impose aux collectivités territoriales de voter des dépenses et des recettes à l'équilibre. Surtout, elle présente un plan d'investissement « inédit » pour 2024, de 1,8 milliard d'euros.
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Malgré tout, ce plan contient une enveloppe de 550 millions d'euros pour le compte foncier. Pour rappel, ce dernier rachète des immeubles privés avant de les transformer en logements sociaux. Le montant acté représente deux fois plus que l'an dernier (250 millions d'euros) et presque trois plus qu'en 2022 (200 millions d'euros). Ainsi que des moyens pour décliner le quatrième Plan Climat dévoilé mi-novembre.
César Armand
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